Le ministère de la Santé publique a réceptionné, ce 30 juillet 2026 à Yaoundé, un important lot d’intrants médicaux offert par Africa CDC pour la conduite de la première enquête nationale de séroprévalence des hépatites B et C chez les femmes enceintes.
Cérémonie de réception des intrants médicaux offerts par Africa CDC pour l’enquête sentinelle des hépatites virales chez les femmes enceintes, le 30 juillet 2026 à la salle de conférence du COUSP à Yaoundé, en marge de la Journée Mondiale contre les Hépatites.
Face à la menace insidieuse des hépatites virales qui continuent de compromettre le capital humain et le développement socio-économique du continent, le Cameroun vient de franchir une étape décisive dans sa marche vers l’éradication de ces pathologies. Sous les hauts auspices du ministère de la Santé publique, la salle de conférence du Centre d’Opérations d’Urgence de Santé Publique (COUSP) à Yaoundé a abrité la cérémonie solennelle de remise officielle d’un important lot d’intrants médicaux offerts par Africa CDC. Placée sous la présidence effective du Secrétaire Général du Minsanté, le Pr Louis Richard Njock, représentant personnel du Ministre Dr Manaouda Malachie, cette rencontre
stratégique a enregistré la présence remarquée du Dr Linda Esso, Directeur de la Lutte contre les Maladies les Epidémies et les Pandémies, ainsi que du Dr Landry Dongmo Tsague, Directeur du Centre for Primary Health Care (CPHC).
Ce don d’envergure, constitué essentiellement de matériel de laboratoire, de réactifs et de tests diagnostiques, se positionne dès lors comme le catalyseur indispensable pour la conduite de la toute première enquête nationale de séroprévalence des hépatites B et C ciblant 10 000 femmes enceintes réparties équitablement à travers les dix régions du pays. Dès lors, cet appui technique répond à une exigence épidémiologique absolue, les statistiques alarmantes de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) rappelant que ces infections causent des millions de décès par an à l’échelle mondiale, tandis qu’au plan national, la prévalence de l’hépatite B s’établit à 12,6 % dans la population générale contre 1,03 % pour l’hépatite C.
Précisant la finalité technique de cette dotation, le Dr Ada Rosa, chef du service de la lutte contre les hépatites au MINSANTE, souligne que « ces produits vont servir à réaliser l’enquête de séroprévalence pour les hépatites B et C » et « sont constitués essentiellement de matériel de laboratoire, de réactifs et d’intrants qui vont nous permettre d’analyser les échantillons prélevés chez les femmes enceintes en consultation prénatale ».
En outre, insistant sur l’impératif préventif face à une maladie dont la transmission verticale demeure l’un des maillons les plus critiques, elle met en garde contre les risques de complications graves telles que la cirrhose ou le cancer primitif du foie en cas de contact précoce du nouveau-né avec le virus. Abondant dans le même sens, le Dr Landry Dongmo Tsague, s’exprimant au nom du Directeur Général d’Africa CDC, a élargi la vision continentale de cette démarche en affirmant : « Nous ne sommes pas réunis simplement pour remettre des équipements, des tests diagnostiques ou des réactifs de laboratoire. Nous sommes réunis pour franchir une étape importante vers une ambition commune : faire des hépatites virales une maladie du passé et accélérer leur élimination comme menace de santé publique d’ici 2030. »
Par conséquent, pour garantir le succès de cette feuille de route arrimée au Plan Stratégique National 2025–2030, à la perspective d’intégration des soins au panier de la Couverture Santé Universelle (CSU) et au projet de sécurité sanitaire « Une seule Santé », les différents acteurs formulent des recommandations unanimes : les communautés doivent s’approprier massivement la culture du dépistage et de la prévention, les professionnels de santé sont exhortés à intégrer la prise en charge spécialisée dans leurs pratiques courantes de soins primaires, et les équipes de terrain doivent observer une rigueur scientifique absolue dans l’exploitation des analyses menées notamment avec l’appui du Laboratoire National de Santé Publique.
En somme, en conjuguant l’effort de l’État, l’engagement des partenaires à l’instar d’Africa CDC et la responsabilité citoyenne, le Cameroun pose les jalons incontestables d’une souveraineté sanitaire durable et résolument tournée vers l’objectif suprême de zéro nouveau-né infecté.















