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Médecine bucco-dentaire au Cameroun : Il n’existe pas de BTS, Licence ou Master alerte l’Ordre

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À l’approche de la rentrée académique, l’Ordre National des Chirurgiens-Dentistes du Cameroun alerte sur des diplômes fictifs en odontostomatologie. L’heure est à la vigilance pour étudiants et parents.

À quelques semaines de la rentrée académique, l’Ordre National des Chirurgiens-Dentistes du Cameroun (ONCDC) dénonce des formations et diplômes inexistants en odontostomatologie. Certains instituts privés seraient en cause. Dans un communiqué numéroté N°92/ONCDC/PC/2026 et daté du 31 juillet 2026 à Yaoundé, l’Ordre porte ces précisions à la connaissance du grand public. L’heure est à la vigilance pour les étudiants et leurs familles.

Un cadre légal strict

Conformément à la législation et à la réglementation en vigueur en République du Cameroun, l’accréditation à la formation pour la délivrance des diplômes de Doctorat en Médecine, en Pharmacie et en Odontostomatologie relève de la Commission Nationale de Formation Médicale, Pharmaceutique et Odontostomatologique, placée sous la tutelle du Ministère de l’Enseignement Supérieur. Seuls les titulaires de ces diplômes sont habilités à solliciter leur inscription auprès de l’Ordre National compétent et à exercer légalement la Médecine, la Pharmacie ou l’Odontostomatologie.

Aucune filière de BTS, Licence ou Master

L’Ordre précise qu’il n’existe pas, dans le système national d’enseignement supérieur, de filières de BTS, de Licence ou de Master en Odontostomatologie ou en Médecine Bucco-dentaire, pas plus qu’il n’en existe en Médecine Générale. Par ailleurs, l’organisation actuelle

des professions de santé au Cameroun ne reconnaît aucun statut professionnel autonome d’« expert en Odontostomatologie » ou d’« expert en Médecine bucco-dentaire » conférant à son titulaire le droit d’exercer des actes de soins. Toute publicité faisant état de l’existence de telles qualifications constitue, selon l’ONCDC, une désinformation de nature à entretenir une confusion préjudiciable auprès des étudiants, des parents et du grand public.

Des communications jugées ambiguë

Le Conseil de l’Ordre attire l’attention sur les risques induits par la multiplication de formations dont les intitulés, les objectifs ou les supports de communication peuvent créer une ambiguïté sur les qualifications réellement délivrées et les droits qu’elles confèrent. Il a été constaté la diffusion, par certains Instituts Privés d’Enseignement Supérieur, de communications susceptibles de laisser croire à l’existence de telles qualifications ouvrant droit à l’exercice clinique. L’ONCDC invite par conséquent les parents, les étudiants et les candidats à faire preuve de la plus grande vigilance dans le choix de leur parcours de formation, à l’heure où de nombreux étudiants s’apprêtent à s’inscrire pour la nouvelle année académique.

Des obligations rappelées aux établissements

Les promoteurs d’établissements d’enseignement supérieur sont tenus de présenter leurs offres de formation avec rigueur et transparence, en conformité avec leur contenu réel, leur portée académique et le cadre juridique des qualifications délivrées.

Un renforcement du contrôle demandé

Le Conseil de l’Ordre sollicite des administrations compétentes, notamment celles en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Santé Publique, le renforcement des mécanismes de contrôle, d’habilitation et de suivi des formations du domaine de la santé, ainsi que de leurs intitulés.

Un engagement réaffirmé

Le Conseil de l’Ordre National des Chirurgiens-Dentistes du Cameroun réaffirme son engagement à œuvrer, en étroite collaboration avec les pouvoirs publics, à la promotion d’une formation de qualité et à la garantie, pour chaque citoyen, de soins bucco-dentaires sécurisés, dispensés par des praticiens légalement qualifiés.

Le communiqué est signé par la Présidente de l’Ordre, Dr Tankoua-Sunou Chantal.

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MIREILLE SIAPJE

Rédacteur en Chef

Journaliste multimédia, rédactrice en chef du groupe de presse Échos Santé. Spécialisée en santé publique, droits humains et environnement. S’exprime en français et en anglais. Lauréate du Prix Médiation Press Trophies 2014 et du Prix Michel Sidibé 2024.

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