Dans certains quartiers de la ville de Yaoundé, la nuit n’est plus synonyme de repos, et dormir est devenu un luxe pour les habitants résidant à proximité du trafic routier.
Ici à Efoulan, dans l’arrondissement de Yaoundé 3ème, nombreux sont ceux qui se plaignent de ces nuisances sonores qui perturbent profondément leur quotidien. D’après un riverain de la place, résidant tout juste à quelques mètres du trafic routier, cette situation l’incommode grandement, mais impossible d’empêcher les voitures de rouler : « On n’arrive pas à dormir à cause du bruit, ça te fatigue forcément. Il y a le passage constant des voitures, des motos, parfois même les rails qui grincent. le sommeil est clairement perturbé. Quand on ne peut pas dormir la nuit à cause du bruit, c’est difficile de récupérer ».
Les nuisances sonores sont un facteur de risque pour la santé. Elles perturbent le cycle naturel du sommeil, entraînant une fatigue chronique, voire le stress. C’est d’ailleurs dans ce sens que Théophile tenancier d’un cabinet de ressources humaines dans le secteur a su s’exprimer : « c’est difficile de travailler dans ces conditions. A cause des bruits des voitures et de l’atelier de soudure à côté je suis obligé de parler à haute voie toute la journée. Et quand je rentre le soir je suis vraiment fatigué ».
Malgré les plaintes, peu de mesures sont prises et la situation n’a pas l’air de s’arranger. C’est du moins le constat fait d’après les dires de Vivien , un commerçant ambulant qui avait l’air de beaucoup s’intéresser à la problématique : « je suis vraiment contre les nuisances sonores. A cause de tout ces bruits, c’est difficile de se concentrer, surtout pour les enfants, ça les empêchent de travailler et c’est fatiguant ».
Absence de murs anti-bruit, contrôle insuffisant du trafic de nuit, motos sans silencieux, les populations se sentent abandonnées face à cette agression sonore quotidienne. Et tandis que la route continue de ronfler sans répit, ce sont des milliers de personnes qui tentent, chaque nuit, de fermer l’œil sans jamais vraiment y parvenir.
Charone DONGMO














Comments are closed