Face à la circulation d’un poliovirus dérivé de type 3 dans le Nord et au Tchad voisin, le Cameroun a mené une riposte vaccinale d’urgence dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua, où plus d’un million d’enfants de moins de cinq ans ont été ciblés.
La deuxième phase des journées locales de vaccination contre la poliomyélite s’est achevée le dimanche 12 juillet 2026, couplée à la Semaine d’action de santé et de nutrition infantile et maternelle. Dans la région de l’Est, le ministère de la Santé publique visait environ 550 000 enfants âgés de 0 à 5 ans.
Cette campagne a également été l’occasion de sensibiliser les familles sur la nutrition et la santé maternelle. Christine Pouth, coordonnatrice régionale du Programme élargi de vaccination (PEV), s’est félicitée d’une mobilisation forte des ménages, rappelant qu’un enfant correctement nourri bénéficie d’une protection renforcée face aux maladies.
Un déploiement massif dans l’Adamaoua
Dans la région voisine de l’Adamaoua, 500 000 enfants de 0 à 59 mois ont été atteints grâce à la mobilisation de 1 605 agents vaccinateurs répartis sur 11 districts de santé. Le seul district de Ngaoundéré urbain concentrait à lui seul plus de 100 000 enfants à immuniser, nécessitant des moyens logistiques conséquents.
Au total, 702 850 doses de vaccins avaient été préparées pour couvrir la région. Sur
le terrain, les équipes ont multiplié les points de contact : porte-à-porte, marchés, lieux de culte et chefferies traditionnelles.
Bien que déclaré exempt de poliovirus sauvage depuis 2020, le Cameroun demeure exposé à la résurgence de souches variantes circulant dans le Bassin du Lac Tchad, d’où l’urgence de cette riposte visant à interrompre la transmission et à consolider la couverture vaccinale dans les zones les plus exposées.













