À l’issue de la Soixante-Dix-Huitième Assemblée mondiale de la Santé, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé, ce 29 mai, l’extension d’un partenariat stratégique entre l’OMS, les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) et l’Institut Robert Koch (RKI). Cette collaboration vise à renforcer durablement la surveillance épidémiologique et la préparation sanitaire sur le continent africain.
Cette déclaration s’inscrit dans la continuité de la clôture, le 28 mai 2025, de l’Assemblée mondiale de la Santé, qui a été marquée par une série de résultats qualifiés d’historiques par les participants. Réunis à Genève, les délégués des 194 États membres de l’OMS ont approuvé plusieurs résolutions phares et stratégies mondiales pour améliorer la résilience des systèmes de santé, renforcer l’équité dans l’accès aux soins et accélérer les progrès vers la couverture sanitaire universelle.
Le nouveau protocole signé entre l’OMS, les CDC Afrique et l’Institut Robert Koch prévoit une intensification des efforts conjoints pour développer la surveillance collaborative des maladies infectieuses, un domaine devenu prioritaire à la suite des pandémies récentes. Le partenariat s’appuiera notamment sur le Réseau africain de surveillance génomique, la formation de professionnels de santé, ainsi que le renforcement des capacités de laboratoire à travers le continent.
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Le Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, a salué « une étape décisive vers une Afrique mieux préparée aux menaces sanitaires », soulignant que ce partenariat innovant combine l’expertise mondiale du RKI, le leadership continental des CDC Afrique et l’appui stratégique de l’OMS.
La Soixante-Dix-Huitième Assemblée mondiale de la Santé, qui s’est déroulée du 20 au 28 mai à Genève, a permis d’adopter plusieurs mesures attendues. Parmi les temps forts, on retient :
L’approbation d’un accord-cadre sur la préparation et la réponse aux pandémies, renforçant la solidarité internationale en matière d’échange d’informations, d’accès aux vaccins et de coordination des réponses sanitaires ;
L’adoption d’une stratégie mondiale sur les soins de santé primaires, visant à accélérer les progrès vers la couverture sanitaire universelle d’ici 2030 ;
Le renforcement du financement durable de l’OMS, avec l’engagement de plusieurs États membres à augmenter leurs contributions de base pour garantir une action plus efficace de l’organisation.
Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, a salué « une assemblée déterminante pour l’avenir de la santé mondiale », ajoutant que « les décisions prises aujourd’hui traceront la voie d’un système de santé international plus équitable, plus inclusif et mieux préparé aux crises futures. »
La convergence entre les décisions prises à l’Assemblée mondiale et l’annonce du renforcement du partenariat tripartite témoigne d’un changement de paradigme dans la gestion de la santé publique : la coopération régionale et interinstitutionnelle devient centrale pour répondre aux défis mondiaux. L’Afrique, longtemps marginalisée dans les débats sanitaires mondiaux, se positionne désormais comme un acteur stratégique, notamment grâce aux efforts des CDC Afrique et de ses partenaires.
Alors que le continent continue de faire face à des défis majeurs – épidémies récurrentes, maladies émergentes, accès limité aux soins – cette nouvelle dynamique partenariale ouvre la voie à une santé publique plus robuste, fondée sur l’innovation, la solidarité et la souveraineté sanitaire.
Source : OMS+A














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