Les sports à fort impact comme l’athlétisme, le football et le rugby sont les plus touchés, mettant en évidence le lien entre l’intensité de l’activité physique et les blessures à la colonne vertébrale.
« J’ai failli mettre un terme à ma carrière d’athlète de saut en hauteur il y a quelques années car, j’avais mal atterri après un saut. La douleur à la colonne vertébrale était terrible. J’ai dû suivre plusieurs traitements sur une longue période pour me rétablir. Grâce à de nombreuses thérapies, je suis de nouveau sur pieds. Mais le traumatisme reste tout de même ». Ce témoignage est celui fait par l’athlète ivoirien Yaya Koné, spécialiste du saut à la perche. Il a été victime d’une grosse chute au cours des championnats d’Afrique de 2022 organisés en Iles Maurice. Ce qui lui a vu être paralysé de la colonne vertébrale pendant une longue période. Les avancées de la science lui ont toutefois permis de se remettre sur pieds à travers un traitement minutieux.
Comme lui, la jeune judokate camerounaise, Manuella Fenou a perdu la motricité de ses jambes à cause d’un choc subi au niveau de la colonne vertébrale lors d’une compétition africaine organisée il y a trois ans au Cameroun. Jusqu’à ce jour, elle continue les thérapies et est prise en charge par des médecins pour résoudre le problème causé au niveau de sa colonne vertébrale. Dans le monde du sport de haut niveau, où la force, la vitesse et l’agilité sont primordiales, la santé de la colonne vertébrale et du nerf sciatique est un sujet qui ne peut être ignoré. Les athlètes africains, en particulier, font face à des défis uniques en matière de blessures à la colonne vertébrale et au nerf sciatique, comme le révèlent les recherches menées par des instituts de renom sur le continent.
Une étude approfondie menée par l’Institut africain de recherche sur le sport (AIRS) a mis en lumière la réalité des blessures à la colonne vertébrale et au nerf sciatique chez les athlètes africains de haut niveau. Sur un échantillon de 500 athlètes, l’étude a montré que 35% d’entre eux ont souffert de douleurs lombaires chroniques, un problème qui peut avoir des conséquences dévastatrices sur leur carrière. Plus inquiétant encore, 40% de ces athlètes ont identifié la sciatique comme un symptôme majeur, une condition douloureuse où la douleur irradie le long du nerf sciatique, depuis le bas du dos jusqu’aux jambes.
Face à ce défi, les instituts de recherche africains se sont engagés à trouver des solutions. Leurs études ont mis en évidence le rôle crucial de l’exercice physique dans la prévention et la gestion des problèmes de colonne vertébrale. On peut citer dans un premier temps : le Renforcement musculaire. En effet, l’Institut de recherche sur la performance sportive (IRPS) d’Afrique du Sud a démontré l’efficacité des exercices de renforcement musculaire ciblés. Leur étude a révélé que les athlètes suivant un programme d’entraînement spécifique pour le tronc et les hanches ont réduit de 25% les risques de blessures à la colonne vertébrale. Ces exercices renforcent les muscles stabilisateurs, offrant un soutien essentiel à la colonne vertébrale. Dans un second temps, on peut évoquer : Le Yoga et les étirements ainsi que l’amélioration de la posture. Car, l’Institut de médecine du sport du Maroc s’est concentré sur l’alignement postural. Leur recherche a démontré que les athlètes présentant une mauvaise posture sont plus susceptibles de souffrir de problèmes de colonne vertébrale. Les exercices de correction de la posture sont donc essentiels pour prévenir les blessures.
En somme, l’exercice physique peut avoir des effets bénéfiques sur la colonne vertébrale et le nerf sciatique, contribuant à améliorer la santé et le bien-être général.
Junior NTEPPE KASSI
















Comments are closed