Semaine d’Action de Santé et de Nutrition Infantile et Maternelle : La région de l’Ouest dans les starting-blocks pour un 100%

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La salle de réunion de la délégation régionale de la santé publique pour l’ouest à Bafoussam, a servi de cadre le 19 Novembre dernier à une séance de briefing y relative, des hommes de médias de l’ouest ; dans le but de briser les réticences de certaines communautés aux interventions offertes au cours de la SASNIM.

Dans le but de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité infantile et maternelle, le Gouvernement du Cameroun a retenu de mettre en œuvre à travers des campagnes dénommées Semaines d’Actions de Santé et de Nutrition Infantile et Maternelle (SASNIM), un paquet intégré d’interventions à haut impact pour la santé de la mère et de l’enfant. C’est d’ailleurs une stratégie recommandée par l’OMS/UNICEF.

Dans cette optique, le Cameroun organise du 22 au 24 novembre 2024, le deuxième tour de la Semaine d’Actions de Santé et de Nutrition Infantile et Maternelle (SASNIM2). De plus, le Traitement Préventif Intermittent du Paludisme sera administré aux femmes enceintes dès la 13ième semaine de grossesse.

En prélude à cette campagne, le délégué régional de la santé publique pour l’ouest, Dr Chinmoun Daouda, a convié les hommes de médias de la région de l’ouest ce 19 novembre pour un briefing dont le but est de leur apporter toutes les informations concernant cette campagne. Les hommes de médias ont été outillés sur les objectifs généraux et spécifiques, les cibles de la SASNIM-2, les stratégies à adopter, les attentes du délégué régional de la santé pour l’ouest et le rôle qui incombe aux médias dans la sensibilisation de l’opinion publique sur les avantages de cette campagne.

A l’entame de sa présentation, le chargé de communication de ce projet SASNIM, Emmanuel Talla, est revenu sur les raisons de la présence des hommes de médias à ce briefing « après la précédente édition, nous avons encore besoin des partenaires du secteur de la communication que vous êtes, pour relayer l’information au sein des communautés. Nous insistons sur les avantages des interventions parce que très souvent, les gens sont réticents parce qu’ils sont ignorants des avantages et des bienfaits que la capsule de vitamines A pourrait leur apporter. » Ils ont par ailleurs été renseignés sur les interventions qui seront menées pendant ces 2 jours et sur les diverses cibles : « Nos équipes procèderons pendant ces 2 jours de campagne à la supplémentation en vitamine A des 400.700 enfants de 6 à 59 mois, le déparasitage au Mebendazole des populations cibles que sont les 351.403 enfants de 12 à 59 mois et le traitement préventif intermittent contre le paludisme des femmes enceintes à partir de la 13e semaine de grossesse dont la population cible s’élève à 98.696. La stratégie préconisée pour l’ouest est le Porte à porte, le Fixe, le fixe-temporaire, l’école en plus des lieux de grande fréquentation tels que les lieux de culte, les gare-routières et les marchés ; afin de couvrir, selon les attentes de monsieur le Délégué, 100% des cibles  que l’on dénombre dans la région de l’ouest » va-t-il expliquer.

Ce partage a donné l’opportunité à Emmanuel Talla de rappeler aux hommes de médias « qu’en ce qui concerne la première SASNIM 2024, la région de l’Ouest a fait 101% pour ce qui concerne la tranche 6-11 mois, et puis 104% pour la tranche 12-59 mois.» a-t-il précisé. Et de poursuivre « le Cameroun organise la SASNIM deux fois par an parce que les gens n’adhèrent pas à la routine. Si tout le monde pouvait, au moins deux fois  par an deux fois par an amener son enfant, de la tranche concernée, à l’hôpital ou au centre de santé pour qu’il soit supplémenté en vitamines A, on n’organiserait pas des campagnes. »

L’importance des interventions à mener par l’équipe de la santé n’est plus à démonter. En effet,  la Vitamine A Renforce l’immunité des enfants, Contribue à la bonne croissance des enfants, Réduit la gravité, la survenue, la durée et les complications des maladies (rougeole, varicelle, diarrhée…), Réduit le risque de devenir aveugle et Améliore la croissance des enfants.  Le remède des vers pour sa part Réduit les risque d’anémie, Réduit les maux de ventre, Diminue le risque de retard de croissance des enfants et Améliore la capacité d’apprentissage des enfants. Enfin, l’innovation de cette SASNIM, le TPI qui protège la maman et son futur bébé de la survenue du paludisme, Réduit le risque d’avoir les bébés de petit poids ; Réduit les risques de fausses couches et d’accouchements prématurés et Prévient l’anémie sévère au cours de la grossesse.

Chers parents, donner la Vitamine A à son enfant en routine comme en campagne réduit la survenue, la gravité et les complications dues à certaines maladies (Rougeole, Varicelle, Diarrhée, Malnutrition …).

Adèle BITGA

REACTION

Dr KIESSU KUATE KAMGA Edith Valerie
Coordinatrice PEV-Ouest, représentant le DRSP-O

Pour cette année, c’est le deuxième passage qui aura lieu dans quelques jours, du 22 au 24 Novembre. Il est question pour ces cibles d’être effectivement supplémentées en vitamine A. Pour ces mêmes cibles, il sera question également de procéder au rattrapage de tous les vaccins qu’ils n’ont pas pu recevoir dans la routine, dans les différentes formations sanitaires. Nous allons également profiter pour rechercher au sein des communautés les autres maladies évitables par la vaccination, notamment la poliomyélite, la rougeole, le tétanos néonatal au cas échéant et également les notifier. Pour la mère, il est la question de référer cette femme enceinte dans les formations sanitaires et se rassurer qu’elles ont effectivement reçu le traitement préventif dupaludisme, pour celles qui n’ont pas commencé avec les consultations prénatales. Pour celles qui ont déjà commencé avec les consultations prénatales, il sera question de se rassurer qu’elles n’ont pas sauté une dose de ce traitement préventif.

Il est primordial de souligner qu’il ne s’agit pas d’une campagne de vaccination. La vitamine A, c’est un micronutriment très important qui aide pour améliorer la vue, Il aide l’organisme à renforcer son système de défense. C’est pour ça que nous les administrons lorsqu’un enfant a la rougeole de façon systématique dans la prise en charge. Et voilà pourquoi nous allons demander aux populations de l’Ouest d’accepter que des enfants de 6 mois à 5 ans puissent bénéficier de ces interventions majeures gratuites, de même que les femmes enceintes.

Propos recueillis par Adèle BITGA

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