Shopping cart

Subtotal CFA

View cartCheckout

Echosanté est un magazine de santé en ligne dédié à l’information fiable, à la prévention, au bien-être et aux innovations médicales, pour aider chacun à mieux vivre et décider.

TnewsTnews
  • Home
  • A LA UNE
  • Vente des aliments dans la rue : Un risque sanitaire grandissant dans la région du Nord
A LA UNE

Vente des aliments dans la rue : Un risque sanitaire grandissant dans la région du Nord

Email : 464

Dans la région du Nord, comme dans de nombreuses villes camerounaises, la vente de nourriture de rue est une activité florissante. Cependant, derrière cette offre abondante de mets prêts à consommer se cache un problème d’hygiène alarmant, qui met en péril la santé des consommateurs, selon le Dr Yada, médecin généraliste.

L’image est souvent la même : beignets, pains, gâteaux et autres spécialités locales sont vendus sur les carrefours, les marchés ou les rues principales, exposés à la poussière, aux mouches et aux germes. Le constat est d’autant plus préoccupant que les vendeurs manipulent les denrées à mains nues, sans protection adéquate. Par conséquent, les risques de contamination sont élevés.

Le Dr Yada alerte sur les graves conséquences de ces pratiques, citant le danger d’intoxications alimentaires et d’infections gastro-intestinales. Si ces pathologies peuvent se manifester par de simples troubles digestifs, elles peuvent aussi être fatales, notamment pour les enfants et les personnes âgées dont le système immunitaire est plus fragile. De plus, la plupart des vendeurs n’ont pas accès à des infrastructures de base comme l’eau potable ou des équipements de réfrigération, ce qui aggrave les risques de contamination.

La situation est la résultante de plusieurs facteurs, dont la pauvreté est le principal. Beaucoup de vendeurs, luttant pour leur survie, n’ont pas les moyens d’investir dans des équipements hygiéniques. De la même manière, les consommateurs les plus vulnérables sont souvent contraints de se tourner vers ces aliments, car ils sont moins chers, rendant ainsi la santé un luxe inaccessible.

Par ailleurs, la problématique prend une tournure encore plus préoccupante durant les vacances scolaires. De nombreux élèves, parfois très jeunes, se lancent dans cette activité pour aider leurs familles, accentuant la précarité et l’insalubrité des pratiques. Ces enfants, exposés eux-mêmes aux conditions insalubres, mettent en danger leur santé et celle des consommateurs.

En somme, l’enjeu de l’hygiène alimentaire dans la région du Nord est un problème complexe qui nécessite des solutions urgentes pour protéger la santé de la population, des vendeurs aux consommateurs.

Marcus DARE

 

Réaction

« Il est bon de savoir que L’OMS recommande de suivre 5 clés pour des aliments plus sûrs. »

Roukayatou Marafa, nutritionniste.

Ces pratiques soulèvent de graves préoccupations en matière d’hygiène alimentaire. On a, entre autres : Un risque élevé de contamination. Les aliments exposés à l’air libre peuvent facilement être contaminés par des poussières, des insectes, des gouttelettes de salive ou d’autres agents pathogènes transportés par l’air ; la contamination par les mains quand plusieurs personnes mettent la main dans un même récipient (seau, plateau…) favorise la transmission de bactéries ou de virus (comme E. coli, Salmonella, hépatite A).

Une absence de contrôle des conditions sanitaires, les surfaces non désinfectées, les ustensiles sales, ou les eaux usées stagnantes à proximité peuvent contribuer à la propagation de maladies, l’absence de réfrigération ou de maintien à la bonne température peut favoriser la prolifération des germes. Le non-respect des normes alimentaires est également à mentionner. Ces pratiques ne respectent aucune norme de sécurité alimentaire, comme celles recommandées par l’OMS ou les agences sanitaires nationales (ANOR, OMS, FAO…). Ces aliments prêts à être consommés que nous retrouvons dans les rues peuvent représenter un danger sanitaire majeur, surtout pour les enfants, les personnes âgées, ou les personnes immunodéprimées.

Leur consommation fréquente peut entraîner des maladies d’origine alimentaire comme les intoxications, diarrhées, typhoïde, etc. Concernant les principales exigences à respecter pour garantir une bonne hygiène alimentaire, il faut une bonne hygiène personnelle. Le lavage régulier des mains avec de l’eau propre et du savon, surtout avant de manipuler les aliments, le port de vêtements propres (tabliers, gants ou couvre-chefs) pour les manipulateurs de denrées.

Une bonne hygiène des aliments, un lavage minutieux des fruits, légumes, viandes, poissons à l’eau potable, la conservation à la bonne température (réfrigération ou maintien au chaud selon le type d’aliment), l’utilisation de matières premières saines et non périmées. Il faut aussi tenir compte de l’hygiène du matériel et des surfaces, par exemple, le nettoyage et la désinfection régulière des plans de travail, des couteaux, des assiettes, des ustensiles, l’utilisation d’eau potable pour le lavage et la cuisson.

La protection contre les contaminants, l’utilisation des couvercles ou vitrines pour éviter les mouches, poussières et autres contaminants, éviter de manipuler les aliments à mains nues ou à proximité d’eaux stagnantes, de poubelles ou de toilettes. Les aliments doivent être transportés dans des contenants propres et fermés ; la vente doit se faire dans un environnement propre, avec un minimum de protection contre les intempéries. Enfin, il est bon de savoir que L’OMS recommande de suivre 5 clés pour des aliments plus sûrs. Il s’agit : de maintenir la propreté, de séparer les aliments crus et cuits, de bien cuire les aliments, de maintenir les aliments à bonne température et enfin d’utiliser de l’eau et des matières premières sûres.

Propos recueillis par Marcus DARE

Comments are closed

Articles similaires

📰 Dernière parution : Echos santé n°1396 du jeudi 7 mai 2026

×