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Violences numériques : l’alliance française de Garoua signale l’alerte

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La thématique a fait l’objet d’échanges autour d’une conférence-débat ce mercredi 19 novembre 2025. L’alliance française de Garoua a saisi l’occasion de la commémoration de la quinzaine des droits humains pour sensibiliser le public sur l’essor inquiétant des violenc&es numériques. Un danger qui affecte considérablement la santé mentale des victimes.

La thématique est forte évocatrice et interpellatrice. Le numérique devient de plus en plus un tremplin où sévit des violences de toute sorte. Le moment d’en parler, était opportun pour l’alliance française de Garoua. Pendant que la communauté internationale consacre la période comprise entre le 15 novembre au 10 décembre à la commémoration de la quinzaine des droits humains, l’institution française lance un cri d’alarme et rassemble le public de Garoua autour d’un riche panel. Les panélistes ont abordé la thématique sous des angles différents ayant le dénominateur commun celui de répondre à la question comment lutter contre les violences numériques ? Du professionnel des contenus des réseaux sociaux, en parcourant la dimension juridique des violences numériques, ainsi que le regard de l’agence nationale des technologies de l’information et de la communication(ANTIC) avec une emphase rebondissante sur l’approche de la santé mentale ; l’essentiel des contours de la thématique a été exploré.

Le point culminant de la thématique et à la lumière des interventions, une réalité sombre se dégage sur les victimes des violences numériques. Leur état psychologique est perturbé. Les victimes sont déboussolées, ce qui impacte leur santé mentale. Les agressions sont abondantes sur les réseaux sociaux. Que ce soit à travers le cyber harcèlement, les remarques sexistes, le slut-shaming, les discours de haine, le détournement des images ; le malaise du numérique gagne du terrain et ne cesse de faire des victimes dont les plus touchées concernent l’agente féminine et pire encore des adolescentes. Des chantages, des menaces des proches ou des inconnus qui détiennent des photos ou des images qui ont vocation à ternir la réputation des concernés sont les principaux moyens de violence. Les victimes qui subissent ces violences et contraintes dans la solitude sont exposées à une pression psychologique énorme affectant leur santé mentale et les conduisant parfois au suicide. Des exemples de ce genre ainsi pullulent dans notre société et plusieurs endurent les situations dans le secret avec la honte d’en parler. Selon les psychologues, autant il faut prendre en charge les victimes des violences, autant il faut faire pareil avec les agressions, qui quelque peu souffrent aussi d’un déséquilibre mental.

Les échanges autour de cette thématique ont connu également l’adhésion du public. L’assistance a suivi avec un regain d’intérêt les différentes présentations. Des conduites à tenir face à toute violence ont été recommandées. Au-delà de la prudence et de la responsabilité de tout un chacun, la victime doit éviter la solitude. Elle doit en parler avec une personne de confiance, ensuite dénoncer ses agresseurs et se faire suivre psychologiquement.

Marcus DARE

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Réaction

« Si on est vraiment très affecté, il faut qu’on ait un professionnel rapidement et en parler autour de soi, pour ne pas se sentir seul. »

Dr Cédric Sidi, Psychiatre et panéliste de la conférence-débat.

L’impact de la santé mentale est réel. La victime des violences, peut avoir honte parce qu’en général c’est souvent l’intimité qui est dévoilée, donc il y a de la honte. Et cette honte-là peut entraîner parfois de la colère, la colère d’avoir été trahi, souvent par un proche, ou alors un sentiment d’impuissance, parce que parfois on ne connaît même pas la personne, et cette personne-là semble avoir un pouvoir illimité sur nous, on n’a pas de moyens d’action. Donc ça entraîne un sentiment d’impuissance, et donc cette honte, cette colère, ce sentiment d’impuissance peut in fine donner une dépression, ou même quelque chose comme un syndrome de stress post-traumatique, parce que c’est un traumatisme, ou alors plus simplement de l’anxiété et autre chose.

Pour se protéger contre les dérives du numérique, il faut être vigilant, il faut être prudent, il faut être très clair avec soi, qu’est-ce qui est intime et qu’est-ce qui est public parce que si nous-mêmes, on n’arrive pas à mettre la limite dans notre esprit entre ce qui est intime et ce qui est public, on peut avoir tendance à publier l’intime et s’exposer donc à la violence. Donc on doit vraiment faire ce travail qui est très important, parce que malheureusement, beaucoup de gens par exemple publient des photos de leur famille, qui est bien, mais parfois des enfants en bas âge, parfois ils ont des publications qui sont supposées rester dans l’intimité, qu’ils mettent sur l’espace public, et ce faisant s’exposent à de la violence. Donc il faut déjà déterminer ça, c’est la première étape. La deuxième étape ça vient après. Une fois qu’on a exposé et qu’on est victime de ces commentaires ou bien de ces violences-là, au lieu de réagir par le retrait et parfois le fait de se mettre en retrait, de se cacher, il faut réagir. Si on est vraiment très affecté, il faut qu’on ait un professionnel rapidement et en parler autour de soi, pour ne pas se sentir seul.

Propos recueillis par Marcus DARE

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