Dans le but de réduire la mortalité maternelle et néonatale, le Ministère de la Santé publique du Cameroun, avec l’appui du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), a élaboré un nouveau cadre normatif pour la formation des sages-femmes.
Ce document, qui s’aligne sur les standards internationaux de la Confédération Internationale des Sages-Femmes (ICM), vise à améliorer la qualité de la formation initiale des sages-femmes et à renforcer les capacités des écoles de formation.
Les experts et les acteurs clés du secteur de la santé se sont réunis pour valider ce nouveau cadre, qui promet de renforcer significativement la qualité des soins de santé maternelle et néonatale au Cameroun.
L’amélioration de la qualité des soins constitue la pierre angulaire de la lutte contre la mortalité et la morbidité maternelle et néonatale évitable. Ainsi, le ministère de la Santé publique, sous l’impulsion de sa Direction des Ressources Humaines (DRH), a franchi une étape cruciale en organisant un atelier de validation technique pour ce nouveau cadre normatif. Ce document actualisé ambitionne de propulser la formation des futures sages-femmes camerounaises au plus haut niveau, en s’arrimant aux exigences rigoureuses de la Confédération Internationale des Sages-Femmes (ICM) et aux directives du système Licence-Master-Doctorat (LMD).
Conscient de l’urgence de moderniser le cadre normatif datant de 2014, afin de répondre efficacement aux défis sanitaires actuels et de garantir des compétences optimales chez les futures professionnelles de santé, le Ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, a initié un processus d’actualisation rigoureux avec l’appui technique du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Deux consultants experts ont été mobilisés pour accompagner l’accréditation et la révision du cadre, aboutissant à un projet qui a été validé techniquement par une équipe d’experts du domaine.
L’atelier de validation technique a représenté une étape clé de ce processus transformationnel. Il a permis de présenter le document consolidé à un large éventail de parties prenantes essentielles, allant des structures et directions techniques du Ministère aux sociétés savantes telles que l’Association des sages-femmes et assimilés du Cameroun (ASFAC), la SAFEMAC, la Société Gynécologues-Obstétriciens du Cameroun (SOGOC) et la Société Camerounaise de Pédiatrie (SOCAPED). Des directeurs d’écoles de sages-femmes, des représentants de l’Université de Buea, des personnes ressources et les consultants ayant piloté le processus ont également participé activement aux échanges constructifs.
Les objectifs de cet atelier étaient clairs et ambitieux : valider officiellement le cadre normatif et obtenir la signature de sa préface par Monsieur le Ministre de la Santé Publique. La méthodologie adoptée a privilégié une approche participative, avec des présentations en plénière détaillant le processus de réactualisation et le contenu du nouveau cadre, suivies d’échanges enrichissants et de la formulation de recommandations globales. L’aboutissement de ces efforts conjoints est la validation tant attendue du cadre normatif de formation des sages-femmes. Parallèlement, la signature de la préface par Monsieur le Ministre a scellé l’engagement politique de haut niveau en faveur de cette réforme essentielle pour l’avenir de la santé maternelle et néonatale au Cameroun.
Ce nouveau cadre normatif, fruit d’une collaboration fructueuse entre le MINSANTE, l’UNFPA et les acteurs clés du secteur de la santé, promet de renforcer significativement la qualité de la formation initiale des sages-femmes au Cameroun. En s’alignant rigoureusement sur les standards internationaux définis par l’ICM, il permettra de former des professionnelles hautement compétentes, capables de fournir des soins de qualité et de contribuer activement à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. Dans cette optique, l’équipement des écoles de formation, déjà en cours avec le soutien de l’UNFPA, viendra compléter cette réforme cruciale pour un impact durable sur la santé des femmes et des nouveau-nés camerounais.

Bigai Marc K’da, Directeur de l’Institut de Formation en Santé de Maroua (IFSMaroua), a souligné l’importance de cette harmonisation : « le système de la formation des sages-femmes respecte également les normes internationales. » Il a également mis en lumière l’articulation avec le système LMD, précisant que le nouveau cadre définit le curriculum de formation de la première à la troisième année.
Actuellement, le Cameroun est engagé dans un processus d’accréditation des écoles de formation à ces normes élevées. Pour atteindre cet objectif, il est impératif de renforcer les capacités des écoles à plusieurs niveaux, comme l’a expliqué Monsieur K’da : « il faudrait renforcer les capacités des écoles, non seulement en matériel et en équipement, mais également en ressources humaines. Cela implique des bases précises pour recruter les enseignants, les stages dans les hôpitaux, les formations théoriques et pratiques sur mannequins dans les écoles. »
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Cependant, toutes les écoles ne disposent pas encore des ressources nécessaires, notamment en termes de mannequins pour la formation pratique. C’est pourquoi le ministère de la Santé, en partenariat avec des organisations telles que l’UNFPA, a mis en place un programme de renforcement de ces équipements dans les écoles. Monsieur K’da a insisté sur l’importance de la formation pratique avant le stage hospitalier : « il y a des bases précises pour leur stage dans les hôpitaux. Il y a des bases précises pour les formations théoriques. Et avant d’aller en stage dans les hôpitaux, en réalité, il faut des formations sur mannequins dans les écoles. »
La formation des sages-femmes au Cameroun est en pleine transformation pour répondre aux exigences internationales. Les efforts concertés se concentrent sur l’amélioration des curriculums de formation et le renforcement des capacités des écoles, avec l’ambition d’offrir une formation de qualité aux futures sages-femmes, actrices essentielles de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale dans le pays. L’engagement du gouvernement, soutenu par des partenaires internationaux, ouvre une nouvelle ère pour la santé des femmes et des nouveau-nés au Cameroun.
Elvis Serge NSAA















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