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Anorexie mentale : Une menace silencieuse aux causes complexes et aux conséquences dramatiques

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Selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), cette affection touche majoritairement les jeunes femmes, avec un pic à l’âge de 16 ans, mais peut également concerner les hommes et les adultes.

Les symptômes de l’anorexie vont bien au-delà de la perte de poids. La maladie se caractérise par une modification drastique de l’alimentation, incluant une restriction sévère et, parfois, des phases de boulimie. Cette conduite s’accompagne souvent de pratiques compensatoires comme des vomissements ou la prise de laxatifs. Cependant, l’aspect le plus insidieux de la maladie réside dans la perception altérée de soi. Le malade refuse de reconnaître sa maigreur et souffre d’une dysmorphophobie, c’est-à-dire une vision déformée de son corps. De plus, on observe souvent une hyperactivité, un surinvestissement intellectuel et une baisse de l’estime de soi.

Une maladie multifactorielle aux dangers multiples

L’anorexie est le résultat d’une combinaison de facteurs génétiques, psychologiques, environnementaux et socioculturels. L’INSERM a mis en lumière des anomalies dans le cerveau, notamment dans les circuits de la dopamine et de la sérotonine. L’agence de recherche souligne aussi que “chez 80 % des anorexiques… c’est le jeûne et la restriction alimentaire qui procurent le plaisir avec la libération d’endorphines.”

Par conséquent, les conséquences physiques de cette carence nutritionnelle sont dramatiques : le cœur se fragilise, la tension artérielle chute, et des troubles hormonaux se manifestent, comme l’absence de règles (aménorrhée). Le système immunitaire s’affaiblit, et le risque de cirrhose du foie ou d’ostéoporose augmente. À un stade avancé, lorsque l’Indice de Masse Corporelle (IMC) chute en dessous de 11, le pronostic vital est engagé.

Des traitements longs et multidisciplinaires pour la guérison

Malgré la gravité de la maladie, la guérison est possible, bien que le traitement soit long et difficile. La prise en charge est multidisciplinaire et nécessite l’implication de psychiatres, psychologues et nutritionnistes. Souvent, une hospitalisation est nécessaire pour restaurer le poids et l’alimentation.

Le rôle des professionnels est de “soutenir les patients et les inciter à suivre à nouveau une prise en charge” en cas de rechute, un phénomène courant. L’approche thérapeutique inclut également les thérapies cognitives et comportementales (TCC), les groupes de parole et des ateliers corporels. Comme l’explique une musicothérapeute citée dans l’article, ces ateliers visent à “faire prendre conscience [aux patientes] qu’elles peuvent être actrice de leur guérison”.

C’est pourquoi un suivi psychiatrique rigoureux est fondamental pour identifier les causes profondes du trouble et donner aux patients les clés pour se réapproprier leur corps et leurs émotions.

Junior NTEPPE KASSI

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