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Hôpital Espérance de Djamboutou : Un pilier de santé face à des défis en pédiatrie

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L’Hôpital Espérance de Djamboutou, situé dans la ville de Garoua, est un acteur majeur du paysage sanitaire de la ville.  Largement fréquenté et bénéficiant d’une excellente réputation auprès de la population, il joue un rôle indéniable dans la prise en charge des maladies, notamment chez les enfants.  Cependant, le service de pédiatrie de cette formation sanitaire fait face à des défis importants, particulièrement marqués par les variations saisonnières des pathologies.

Durant la saison des pluies, le paludisme et les maladies respiratoires constituent les principales causes de consultation pédiatrique à l’Hôpital Espérance de Djamboutou.  Si le nombre de cas de paludisme a considérablement diminué ces dernières années, grâce aux campagnes de chimio-prévention menées à grande échelle, la maladie reste une menace.  La baisse de la fréquentation du service de pédiatrie pour le paludisme, observée notamment par rapport aux chiffres d’il y a trois ans, reflète cet impact positif des actions de prévention.  Cependant, il ne s’agit en aucun cas d’une éradication de la maladie.  L’hôpital continue de recevoir des enfants atteints de paludisme, nécessitant une prise en charge médicale urgente.

Malgré les efforts de sensibilisation et les causeries éducatives régulières organisées par l’Hôpital avec les parents, un problème persiste, celui de l’arrivée tardive des enfants malades.  Ce retard dans la prise en charge initiale aggrave souvent la situation, notamment en cas d’anémie.  La nécessité de transfusions sanguines devient alors fréquente, ce qui pose un défi compte tenu de l’absence de banque de sang au sein de la structure hospitalière.  Les équipes médicales se retrouvent ainsi contraintes de faire appel à des structures extérieures, entraînant des délais supplémentaires qui peuvent compromettre le pronostic vital de certains enfants.

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La saison des pluies voit également une augmentation significative des maladies respiratoires chez les enfants.  Toux, encombrement nasal, difficultés respiratoires et symptômes de détresse aiguë sont monnaie courante.  Les équipes médicales de l’hôpital font face à un afflux important de patients nécessitant une prise en charge rapide et efficace.  Malgré un plateau technique qui, bien que limité, permet de réaliser les examens essentiels et d’administrer les traitements nécessaires, les professionnels de santé font face à une situation complexe.

. Marcus DARE

Réaction

« En termes de défis majeurs, j’incrimine le plus, l’arrivée tardive des parents avec les enfants souffrants »

Dr Honoré Abdoulaye, Médecin Chef de l’hôpital espérance de Djamboutou.

Concernant les maladies respiratoires, c’est le cas de la pneumonie qui est plus répandue. Les malades viennent dans une situation de détresse. Ils se plaignent de la toux, de la grippe, des narines bouchées, des enfants qui n’arrivent pas à respirer, de la fièvre. Pour pouvoir mieux les prendre en charge, l’on les explique un certain nombre de choses surtout en cette période de pluies dans laquelle les enfants sont exposés à la fraicheur et aux allergènes, soit les pesticides qu’on utilise beaucoup et en cette période qui aussi propice à la croissance des plantes viennent aggraver les symptômes des maladies respiratoires. En termes de défis majeurs, j’incrimine le plus, l’arrivée tardive des parents avec les enfants souffrants. Le parent reste longtemps avec l’enfant malade à la maison, c’est quand le cas s’aggrave, que l’enfant est emmené à l’hôpital. Et dans ce cas, la prise en charge tardive n’est pas aisée. En cas du paludisme grave qui n’a pas été vite pris en charge, ça se complique en anémie. Et dans ce cas, il faut rapidement trouver un moyen pour transfuser l’enfant. Et lorsqu’on ne trouve pas un donneur compatible pour donner un sang frais, et là généralement, on peut perdre ces enfants. Il arrive aussi qu’on gère ces complications par la grâce de Dieu puis que nous n’avons pas une banque de sang sur place. On envoie les parents à l’hôpital régional chercher du sang pour pouvoir transfuser ces enfants. Pour les maladies respiratoires, généralement, ce sont les symptômes de détresse de respiratoires aigües donc le pronostic est également mauvais. Parce qu’il faudrait des mesures de réanimation, apporter de l’oxygène etc. La gestion des symptômes de détresse aigue nécessite également un plateau technique adéquat. Pour gérer toutes ces situations, nous avons une ressource humaine composée des personnes bien formées et bien aguerries et ensuite, nous mettons moins l’accent sur l’aspect financier. Nous stabilisons d’abord le malade avant de parler affaire d’argent. Ensuite, dans les cas de transfusion, nous avons souvent du sang qui reste, nous le gardons dans le frigo et pour les patients démunis, nous les proposons à ces enfants. Concernant les maladies respiratoires, nous avons un plateau technique acceptable.

Propos recueillis par Marcus DARE

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