Shopping cart

Subtotal CFA

View cartCheckout

Echosanté est un magazine de santé en ligne dédié à l’information fiable, à la prévention, au bien-être et aux innovations médicales, pour aider chacun à mieux vivre et décider.

TnewsTnews
  • Home
  • A LA UNE
  • Hémorragie du postpartum: Le plaidoyer d’Annie Hortense Atchoumi
A LA UNE

Hémorragie du postpartum: Le plaidoyer d’Annie Hortense Atchoumi

Email : 269

Face à une mortalité maternelle alarmante en Afrique francophone, principalement due aux hémorragies du post-partum, la Présidente de la Fédération des sages-femmes de l’Afrique Francophone, Annie Hortense Atchoumi, lance un appel urgent pour simplifier l’accès aux médicaments essentiels et pour une mobilisation budgétaire comparable à celle de la lutte contre le VIH/SIDA.

La situation de la mortalité maternelle en Afrique de l’Ouest et du Centre est alarmante. En effet, selon la présidente de la Fédération des sages-femmes de l’Afrique francophone, Atchoumi Hortense, les taux de décès sont dramatiques, dépassant souvent les 300 pour 100 000 naissances, alors que les Objectifs de développement durable (ODD) fixent un seuil de 70. L’hémorragie du postpartum (HPP), complication majeure de l’accouchement, reste une préoccupation constante dans le domaine de la santé maternelle. En effet, une conférence d’actualisation organisée par la SFAR (Société Française d’Anesthésie et de Réanimation) a mis en lumière les dernières avancées dans la prise en charge de cette pathologie, souvent sous-estimée dans sa gravité. Au cœur des discussions, la nécessité d’une approche multidisciplinaire et d’un protocole rigoureux pour sauver des vies.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’hémorragie du post-partum (HPP) – définie comme une perte sanguine d’au moins 500 ml dans les 24 heures suivant l’accouchement – est la principale cause de mortalité maternelle dans les pays à faible revenu. De plus, elle est responsable de près d’un décès maternel sur quatre à l’échelle mondiale. La plupart de ces décès pourraient être évités grâce à l’administration d’utérotoniques et à une prise en charge rapide et appropriée.

Bien que l’atonie utérine en soit la cause la plus fréquente, d’autres facteurs comme les traumatismes génitaux, la rétention placentaire ou les troubles de la coagulation peuvent également être à l’origine de l’HPP. Les causes de l’HPP sont multiples, incluant l’atonie utérine, la rétention placentaire, les plaies du tractus génital, les anomalies d’insertion placentaire et les troubles de l’hémostase. Cependant, il est crucial de noter que dans la moitié des cas, aucun facteur de risque n’est identifié, rendant la prédiction difficile. En conséquence, une vigilance constante et une préparation adéquate sont indispensables.

Une approche globale pour des soins optimaux

Pour réduire ce fardeau, l’OMS recommande une prise en charge active de la délivrance, reposant notamment sur l’administration d’ocytocine à toutes les femmes. Dans les milieux où l’ocytocine n’est pas disponible, le misoprostol ou d’autres utérotoniques injectables sont recommandés. De plus, le clampage tardif du cordon, pratiqué une à trois minutes après la naissance, est désormais préconisé, y compris chez les femmes vivant avec le VIH, étant donné que ses bienfaits l’emportent largement sur un risque de transmission du virus jugé improbable. En outre, l’utilisation de l’acide tranexamique est conseillée en cas d’hémorragie persistante, tout comme le massage utérin et la réanimation liquidienne. Pour les cas réfractaires, des mesures telles que le tamponnement intra-utérin par ballonnet ou la compression aortique externe sont recommandées.

A lire aussi: Clitoris : Sa méconnaissance prive de nombreux couples d’une sexualité épanouie

L’appel de la Fédération des sages-femmes

Face à cette situation, Atchoumi lance un appel vibrant à tous les acteurs de la santé. Elle déplore la complexité des procédures administratives, qui entravent l’accès à des produits essentiels comme la carbétocine. Elle insiste sur l’urgence d’une priorisation budgétaire, car elle estime que l’attention accordée à la lutte contre le VIH/SIDA devrait être étendue aux hémorragies obstétricales, la première cause de mortalité maternelle. Pour faire face à l’alarmante situation de la mortalité maternelle en Afrique de l’Ouest et du Centre, le Bureau régional de l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la population) a élaboré une Feuille de route régionale pour la réduction accélérée de la mortalité maternelle (2025–2029).

E.S.N

Comments are closed

Articles similaires

📰 Dernière parution : Echos santé n°1388 du vendredi 17 avril 2026

×