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Paludisme : Première cause de consultations à l’Hôpital Régional de Ngaoundéré

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Ces chiffres ont été dévoilés le 6 décembre dernier, lors de la réunion du comité de gestion de cette formation sanitaire. Ce qui appelle à plus d’actions en faveur de la lutte contre cette maladie endémique dans l’Adamaoua.

À l’Hôpital régional de Ngaoundéré, structure sanitaire de 3ᵉ catégorie qui assure la référence pour le département de la Vina, le paludisme reste en tête des pathologies prises en charge en consultation et en hospitalisation au cours du premier semestre 2025. Sur l’ensemble des patients reçus, plus d’un sur dix consulté pour un épisode fébrile confirmé ou suspect de paludisme, ce qui pèse lourdement sur les services de pédiatrie, de médecine interne et les urgences.

Cette forte charge morbide se traduit par une consommation importante de tests de diagnostic rapide, d’examens de laboratoire (goutte épaisse, frottis) et de traitements à base de combinaisons thérapeutiques à l’artémisinine, conformément aux recommandations nationales. Plusieurs facteurs expliquent cette fréquence. Il s’agit notamment de la forte pluviométrie, l’utilisation approximative des moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action et de la lutte larvaire.

Facteurs favorisants dans l’Adamaoua

La persistance du paludisme dans la région de l’Adamaoua s’explique par la conjugaison de plusieurs facteurs environnementaux et sociaux. La saison des pluies et la faible observance des mesures prescrites par les autorités sanitaires régionales.

À cela s’ajoutent les comportements à risque, la consultation tardive et l’automédication à partir de médicaments achetés dans la rue contribuent également à la survenue de formes graves et à la saturation des services hospitaliers.

Réponse de l’hôpital et défis

Face à cette situation, l’Hôpital régional de Ngaoundéré applique le protocole national de prise en charge du paludisme simple et grave, avec un recours systématique au diagnostic biologique avant traitement chaque fois que possible. Les agents de santé communautaire multiplient les séances d’éducation sanitaire au sein des communautés, en insistant sur le sommeil sous moustiquaire imprégnée, le traitement précoce de la fièvre et le suivi des femmes enceintes.

Cependant, les défis demeurent importants, la forte affluence des cas en saison des pluies met à rude épreuve les capacités d’accueil, le stock de tests et de médicaments, tandis que la pauvreté limite la capacité de certaines familles à suivre correctement les prescriptions. L’hôpital dépend également du bon fonctionnement du système de référence et contre-référence avec les centres de santé périphériques, afin que les formes simples soient prises en charge en première ligne et que seules les formes compliquées soient orientées vers le niveau régional, grâce à la couverture santé universelle (CSU).

A lire aussi: Hôpital Central de Yaoundé : « Gérer les conflits pour mieux soigner »

 Un enjeu majeur de santé publique

Avec 13% des consultations liées au paludisme, l’Hôpital régional de Ngaoundéré constitue un observatoire privilégié de la lutte contre cette maladie dans l’Adamaoua. Les données recueillies auprès du directeur, docteur Gaya Hamza, contribuent à alimenter les statistiques régionales et nationales, et orientent les décisions en matière de prévention, de financement des intrants et de renforcement des campagnes de sensibilisation.

Au-delà de la prise en charge curative, la bataille contre le paludisme dans cette structure passe par un partenariat renforcé avec les communautés, les autorités locales et les médias, afin de promouvoir des comportements protecteurs durables. La réduction significative de la part du paludisme dans les consultations à l’Hôpital régional de Ngaoundéré reste ainsi un objectif central pour améliorer la santé des populations et alléger la pression sur le système de soins.

Par Jean Besane Mangam

 

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