Au mardi 30 juin 2026, le département du Logone-et-Chari, dans la région de l’Extrême-Nord, fait face à une recrudescence des cas de choléra. Les districts de santé de Makary, Fotokol et Mada figurent parmi les plus touchés. Sur le terrain, les actions se multiplient pour endiguer cette épidémie, tandis que les autorités sanitaires appellent les populations au strict respect des mesures de prévention.
Une nouvelle flambée de choléra touche le département du Logone-et-Chari, dans la région de l’Extrême-Nord. Selon les autorités sanitaires, au moins 74 cas ont été enregistrés, dont 5 décès. Les districts de santé de Makary, Fotokol et Mada concentrent l’essentiel des cas, suscitant une forte mobilisation des équipes sanitaires sur le terrain.Face à cette situation préoccupante, les autorités sanitaires ont activé le dispositif de riposte afin de contenir la propagation de la maladie. Des équipes d’intervention sont déployées dans les zones affectées pour assurer la prise en charge des malades, renforcer la surveillance épidémiologique, identifier les cas contacts et intensifier la sensibilisation des populations.Le choléra est une maladie diarrhéique aiguë causée par la bactérie Vibrio cholerae. Elle se transmet principalement par l’eau ou les aliments contaminés et peut entraîner une déshydratation sévère, parfois mortelle, en l’absence de prise en charge rapide.Pour le Dr Céline Maïrousgou, médecin épidémiologiste et responsable régionale du Centre de prévention et de lutte contre les épidémies à l’Extrême-Nord, les équipes sont pleinement engagées pour maîtriser la situation.« Nous avons immédiatement renforcé la surveillance épidémiologique dans les districts concernés. Les équipes sont mobilisées pour détecter rapidement les nouveaux cas, assurer leur prise en charge et mener des activités de sensibilisation auprès des communautés. Nous procédons également à la désinfection des foyers, au suivi des personnes contacts et au renforcement des mesures d’hygiène. L’objectif est de rompre la chaîne de transmission et de protéger les populations. »Sur le terrain, les actions de riposte se multiplient. Les formations sanitaires sont approvisionnées en médicaments, en solutions de réhydratation et en intrants médicaux essentiels. Les agents de santé communautaires poursuivent les campagnes de sensibilisation dans les villages et quartiers à risque, tandis que les partenaires techniques et humanitaires appuient les interventions en matière d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène.Les autorités sanitaires rappellent que la prévention reste le moyen le plus efficace de lutte contre le choléra. Elles recommandent notamment le lavage régulier des mains avec de l’eau propre et du savon, la consommation d’eau potable ou traitée, la cuisson complète des aliments et l’utilisation systématique des latrines.Le Dr Céline Maïrousgou insiste également sur la nécessité de réagir rapidement dès l’apparition des symptômes.« Toute personne présentant une diarrhée abondante ou des vomissements doit se rendre immédiatement dans la formation sanitaire la plus proche. Il ne faut ni attendre ni recourir à l’automédication. Une prise en charge précoce permet de sauver des vies. Nous invitons également les populations à respecter les mesures d’hygiène, à traiter l’eau de consommation et à signaler rapidement tout cas suspect aux équipes de santé. La lutte contre le choléra est l’affaire de tous. »Alors que les interventions se poursuivent dans les districts de santé de Makary, Fotokol et Mada, les autorités sanitaires maintiennent une vigilance accrue afin de détecter rapidement tout nouveau foyer de contamination. Elles réaffirment leur engagement à poursuivre la riposte jusqu’au contrôle de l’épidémie et appellent les populations à une forte discipline sanitaire pour freiner la propagation du choléra.















