Formation des personnels médico-sanitaires dans les IPES: Les membres de l’ANIPES crient à l’injustice

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Les membres de l’Association Nationale des Institutions Privées d’Enseignement supérieur (ANIPES) se sont penchés le 4 juin 2024 à Yaoundé sur la problématique de la formation du personnel médico-sanitaire au Cameroun.

Les promoteurs des IPES dénoncent le refus d’inscription à l’ordre des professions médico-sanitaires des diplômes en sciences de la Sante de l’enseignement supérieur, le refus d’admission en stage des étudiants des IPES dans les structures sanitaires publiques…

Les IPES du Cameroun relèvent que c’est par des autorisations du Ministre d’Etat, Ministre de l’Enseignement supérieur qu’ils opèrent en toute légalité et que les diplômes sanctionnant la formation des personnels médico sanitaires sont délivrés par le Chancelier des Ordres Académiques.

Dans le cadre de l’implémentation de la Couverture santé universelle au Cameroun, phase 1, au Cameroun, les infirmières, Sages-Femmes/Maïeuticiens et Médico-Sanitaires sont incontournables en cas de maladie dans les formations sanitaires du pays. La Déclaration universelle des droits de l’Homme, adoptée en 1948, est le premier instrument juridique qui reconnaît l’éducation comme droit. L’article 26 indique: «Toute personne a droit à l’éducation». C’est un instrument non contraignant d’un point de vue juridique mais qui a une grande force politique et morale.

Depuis son adoption, le droit à l’éducation a été réaffirmé dans de nombreux traités et déclarations relatifs aux droits de l’Homme adoptés par les Nations Unies. En ce qui concerne le Cameroun, la Loi n°96/06 du 18 janvier 1996, portant révision de la Constitution du 2 juin 1972, modifiée et complétée par la Loi n°2008/001 du 14 avril 2008. L’Assemblée Nationale a délibéré et adopté, le Président de la République quant à lui a promulgué la loi dont la teneur suit: L’Etat assure à l’enfant le droit à l’instruction.

Cafouillage dans la formation des professionnels médico-sanitaires  

L’organisation et le contrôle de l’enseignement à tous les degrés sont des devoirs impérieux de l’Etat. Face au conflit ouvert qui existe entre le ministère de la Santé publique et le ministère de l’Enseignement supérieur, dans le domaine de la formation du personnel médico-sanitaire au Cameroun, les membres de l’Association Nationale des Institutions Privées d’Enseignement Supérieur (ANIPES) se sont concertés le 4 juin 2024 à Yaoundé sur la problématique de la formation du personnel médico-sanitaire au Cameroun.

L’ANIPES dénonce le refus d’inscription à l’ordre des professions médico-sanitaires.

Les Promoteurs des IPES du Cameroun, réunis au sein de l’ANIPES, dénoncent le refus d’inscription à l’ordre des professions médico-sanitaires des diplômes en sciences de la Sante de l’Enseignement Supérieur, le refus d’admission en stage des étudiants des IPES dans les structures sanitaires publiques, les déclarations calomnieuses soutenues dans les médias. Les IPES du Cameroun relèvent que c’est par des autorisations du ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur qu’ils opèrent en toute légalité et que les diplômes sanctionnant la formation des personnels médico sanitaires sont délivrés par le Chancelier des ordres académiques. Les IPES du Cameroun expriment leur fierté de pouvoir participer à la mission de service public de l’Enseignement supérieur, notamment dans le domaine de formation des personnels médico-sanitaires et d’offrir aux jeunes camerounais une formation de qualité qui les rend aptes à exercer sur le marché de l’emploi ou de créer leur propre entreprise sanitaire.

La nécessité urgente d’inscrire les diplômés de l’Enseignement supérieur

Les IPES du Cameroun appellent le gouvernement de la République à prendre des mesures urgentes pour mettre fin à cette situation. A cet effet, les IPES du Cameroun font les propositions suivantes : La nécessité urgente d’inscrire les diplômés de l’Enseignement supérieur en sciences de la santé à l’OPMS, le besoin d’une plateforme d’échanges entre les différents acteurs, à savoir, le MINESUP, le MINSANTE, l’OPMS, et L’ANIPES ou tout autre regroupement ayant intérêt. Et pourtant, l’une des propositions du Minsanté lors de l’ouverture des travaux de la 24ème session du Conseil de Direction des Établissements de Formation des personnels médico-sanitaires, le 14 juin 2023, à Yaoundé, était de mettre en œuvre un cadre pédagogique optimal afin d’améliorer la formation des apprenants. En effet, après 3 ans de formation, les étudiants des IPES ne sont pas admis en stage pratique au sein des hôpitaux publics. D’après les membres de l’ANIPES, c’est un vieux problème qui date de plus de 23 ans.

Ce diplôme ne respecte pas les lois en vigueur.

Selon une lettre adressée au ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, ce diplôme ne respecte pas les lois en vigueur, telles que la loi n°84-009 du 5 décembre 1984 relative à la réglementation de l’exercice des professions d’infirmier, de sage-femme et de technicien médico-sanitaire, ainsi que la loi n°84-010. « Il y a un moment l’ordre inscrivait nos étudiants automatiquement. Aujourd’hui, avec des instructions nouvelles qu’ils ont reçues depuis 2015-2016, ils n’inscrivent plus automatiquement les étudiants des ANIPES à l’ordre et c’est ça qui fait désordre », s’indigne Djankou Nkuissi, secrétaire exécutif national ANIPES.

Il ajoute également que cette décision est illégale. En effet, le décret 80-198 du 9 juin 1980 en son article 45 (Les établissements sont ouverts aux détenteurs du probatoire de l’enseignement secondaire, ou d’un diplôme équivalent …). C’est en violation de la loi que le ministère de la Santé publique, forme les gens avec un diplôme de niveau baccalauréat. « Nous estimons qu’on doit tout simplement respecter la législation et ne pas interdire en tout cas aux étudiants qui ont bénéficié d’une formation au sein des IPES, de s’inscrire logiquement à l’ordre des professionnels médico-sanitaires du Cameroun. Je peux vous assurer que les IPES ont les meilleurs plateaux techniques pour certaines écoles du ministère de la Santé. Je vous mets au défi de visiter plusieurs de nos IPES et vous comparer avec ce qui se fait dans certaines écoles du ministère de la Santé et vous aurez la réponse ». Ces écoles de formation forment un peu plus de 4 800 personnels de santé par an, toutes filières confondues. L’on note à cet effet que diverses actions ont été menées l’année dernière, notamment avec la mise en place d’une cartographie des enseignants de la filière sages-femmes, le plan de renforcement des capacités des personnels de santé en cours.

Rédigé par Elvis Serge NSAA

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