Couverture santé universelle Environ :106 000 femmes enceintes enrôlées dans le Nord

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Ce sont les données disponibles au fonds régional pour la promotion de la santé du Nord. Les centres de santé intégrés et certaines formations sanitaires privées de la région disposant le service de chèque santé pré enrôlent les femmes enceintes. Elles  bénéficient des prises en charge gratuites avant, pendant et après l’accouchement.

La Couverture Santé Universelle dans le Nord s’implémente progressivement. Les femmes enceintes font partie des catégories de personnes qui  bénéficient de la couverture santé universelle et qui se font enrôler chaque jour. Le nouveau programme  ne vient pas forcément effacer le chèque santé mais assurer la continuité de la prise en charge. La différence qui résulte est celle d’une couverture et d’une garantie définitive. Un avantage qui ne figurait pas dans le chèque santé. Dans le passé, les femmes enceintes devraient acheter leur chèque santé à 6 000 FCFA autant de fois qu’elles sont enceintes. Foufou, une jeune femme rencontrée dans un centre de santé affirme savoir ce qu’est la couverture santé universelle « c’est aujourd’hui que j’ai acheté ma couverture et on m’a dit que ça ne couvre pas la fièvre, ça ne couvre pas le mal gastrique. Pour l’instant, je n’ai pas tous les détails mais je sais que les femmes enceintes sont prises en charge ».  La nouvelle donne est plus souple et réduit considérablement les dépenses. La couverture santé universelle est définitive pour une femme enceinte qui se fait enrôler. La connaissance ou non de la couverture santé universelle est partagée dans la région.

Une poignée de femmes enceintes en consultation ont une idée de la couverture santé universelle

Les femmes enceintes vivant dans les zones urbaines, sont celles qui soit, en ont entendu parler ou encore en savent amplement. Certaines d’entre elles rencontrées dans les formations sanitaires partagent leur joie. Elles se rendent compte que les offres de soins contenues dans le nouveau programme sont un grand soulagement. « Je suis enrôlée à la CSU depuis 5 mois. C’était difficile pour nous de faire suivre nos grossesses avant la CSU parce qu’il fallait débourser avant assez d’argent pour faire certains examens. » Révèle Matih Femy Vanessa, une ménagère rencontrée dans une formation sanitaire lors de ses visites prénatales. Même soulagement que partage Charifa Amadou. Cette perception minime des femmes enceintes de la réalité de la couverture santé universelle est la même un peu partout dans la ville de Garoua. Près d’elles, plusieurs n’ont pas la moindre idée du nouveau programme.

La couverture santé universelle, un programme méconnu par la majorité des femmes enceintes

Le programme est inconnu. Les femmes enceintes rencontrées n’en savent rien. Le concept n’est pas connu encore moins les soins couverts. Elles vont dans les formations sanitaires, s’acquittent de la somme de 6 000 FCFA, pensant qu’elles s’achètent leur traditionnel chèque santé. Or, il n’en est rien du tout. Elles sont donc enrôlées sans s’en rendre compte. Et plusieurs se trouvent ainsi dans la même situation : « J’ai acheté mon chèque santé mais je ne sais rien de la couverture santé universelle ».Que ce soit Aissatou Youssoufa ou encore Catherine, toutes ignorent l’existence de la CSU. Dans les campagnes, la réalité n’est pas toute autre. Cette situation dévoile un aléa qu’il faut résoudre. Il faut que les formations sanitaires mettent en place un personnel médical chargé d’expliquer aux femmes ce qu’est la couverture santé universelle et le paquet de soins disponible. La femme enceinte aujourd’hui enrôlée, certes bénéficie de l’accompagnement gratuit avant, pendant et après la grossesse, mais elle ignore que l’hémodialyse, la prise en charge du VIH, de la tuberculose entre autres figurent dans le panier de la CSU.

La couverture santé universelle dans le Nord prend corps progressivement même si les difficultés ne manquent pas. Les formations sanitaires ne reçoivent pas à temps le remboursement des dépenses effectuées pour la prise en charge des personnes enrôlées dans le programme de la CSU, en l’occurrence les femmes enceintes. Le remboursement tardif expose également les formations sanitaires à des ruptures des intrants. Des doléances sans cesse présentées à l’État.

                                               Article rédigé par Marcus Dare

 

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