Gabon/Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues et stupéfiants, « LES GENS AVANT TOUT: Mettons fin à la Stigmatisation et à la Discrimination ! Renforçons la Prévention ! »

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Le programme national de santé mentale, de lutte contre le tabagisme, l’alcoolisme et les drogues en partenariat avec l’OMS ont célébré le 26 juin 2023 à la bibliothèque de l’université Omar Bongo de Libreville, la journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues et stupéfiants sur le thème: « LES GENS AVANT TOUT: Mettons fin à la Stigmatisation et à la Discrimination ! Renforçons la Prévention ! » C’était en présence du recteur de l’Université Omar Bongo, du représentant du bureau OMS Gabon Dr INOUA Aboubacar, des acteurs de la société civile, et du secrétaire général du ministère de la santé et des affaires sociales Patrice Ontina représentant le ministre empêché.

Le 26 Juin de chaque année, la Communauté Internationale célèbre la Journée Internationale Contre l’Abus et le Trafic Illicite des Drogues/Stupéfiants. Le thème de cette année met l’accent sur les Personnes et est intitulé comme suit : « Les gens avant tout : Mettons fin à la Stigmatisation et à la Discrimination ! Renforçons la prévention ».

La législation en cours, au Gabon classifie les drogues sous deux grands axes principaux: Les drogues dont la consommation est autorisées par la Loi, aux usagers de plus de 18 ans. Ce sont les drogues licites, par exemple le Tabac sous toutes ses formes à savoir, la cigarette classique et l’électronique, les cigares et cigarillos, tabac chauffé, chiqué, mâché, et autres; Les drogues, dont la consommation, la culture, le transport et la vente sont strictement interdits par la Loi. Ce sont les drogues illicites tels que le chanvre ou cannabis, la cocaïne, l’héroïne.

Et entre les deux, l’on dispose des médicaments psychotropes, qui nécessitent exclusivement une autorisation médicale et, le médecin qui prescrit ces substances doit suivre le Protocole tel qu’indiqué. Cependant, le constat fait est que ces produits sont actuellement largement utilisés à d’autres fins notamment par les toxicomanes. Par conséquent, le non-respect de cette mesure relative à une autorisation médicale expose le consommateur à des poursuites judiciaires.

D’après le Dr Renée Enombo directeur du programme national de santé mentale, de lutte contre le tabagisme, l’alcoolisme et les drogues, l’usage des drogues et des stupéfiants constitue un réel problème de Santé Publique avec des conséquences graves sur le Développement et la sécurité. Malheureusement dans ce domaine, les jeunes/adolescents sont encore les plus touchés. Et les causes de cette addiction aux produits prohibés et sévèrement punis sont multiples, avec des  conséquences désastreuses sur l’individu, les Familles, la Communauté, la Société et même sur l’économie.

A l’échelle mondiale, on estime que 205 millions de personnes consomment des drogues illicites, dont quelques 25 millions sont dépendantes. L’usage des drogues est parmi les 20 principaux facteurs de risque sanitaire à l’échelle mondiale et l’un des 10 principaux dans les pays développés. Les troubles liés à l’usage de drogues sont associés à un risque accru de survenue d’autres problèmes de santé comme le VIH/SIDA, l’Hépatite, la Tuberculose, le suicide et autres troubles mentaux, le décès par overdose et les maladies cardiovasculaires.

Pour Patrice Ontina secrétaire général du ministère de la santé et des affaires sociales représentant le ministre de la santé empêché, l’usage des Drogues et des Stupéfiants constitue un réel problème de Santé Publique avec des conséquences graves sur le Développement et la Sécurité ; et malheureusement dans ce domaine aussi, les Jeunes et Adolescents sont encore les plus exposés. Les causes de cette addiction aux produits prohibés et sévèrement punis sont multiples, avec des conséquences désastreuses aussi bien sur l’individu, les Familles, les Communautés, la Société, que sur l’économie.

Selon l’organisation mondiale de la santé représenté par le Dr INOUA Aboubacar, le thème de la journée de cette année, «Les personnes d’abord : stoppons la stigmatisation et la discrimination, renforçons la prévention », souligne la nécessité d’accentuer les efforts de prévention de la consommation de drogues et d’accès aux soins pour tous et toutes. Pour cela, notre approche doit se baser sur les droits humains et le principe de « ne laisser personne pour compte». Il s’agit donc de faire en sorte que les populations notamment les plus jeunes aient accès à des services de prévention et de prise en charge.

La prévention dans le domaine des drogues et des crimes reste l’arme la plus efficace pour combattre ce fléau. Mais les efforts de prévention requièrent une fine compréhension des dynamiques qui sous-tendent l’usage de drogues et les obstacles pour l’accès aux soins des usagers.  Le Rapport mondial sur les drogues, que l’ONUDC produit chaque année en collaboration avec les Etats, est un pas dans cette direction. Il nous faut donc renforcer la prévention en direction des jeunes dans les lycées, collèges et universités. Mais aussi et surtout aux enfants de la rue et autres enfants vulnérables. La majorité des patients traités pour des troubles liés à la consommation de drogues en Afrique ont moins de 35 ans.

 

 

Saint clair kengue 

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