L’hôpital régional de Garoua s’illustre par son service d’imagerie médicale, un service moderne et performant qui, malgré les défis, s’efforce de fournir des analyses médicales de pointe à une population dont les besoins sont croissants. Inauguré en 2015, le bâtiment neuf abrite un équipement impressionnant, exprimant une volonté de modernisation et d’amélioration constante de la qualité des soins. Cependant, derrière cette avancée technologique se cache une pression croissante sur un personnel dévoué mais sous-effectif.
Le Dr TEFFE’E II Raoul, chef de service, dirige une équipe soudée et engagée. Sous sa direction, le personnel se mobilise au quotidien pour répondre aux exigences d’un service d’imagerie médicale de plus en plus sollicité. L’équipe, composée d’un major, de six personnels techniques tous ingénieurs, de personnel d’appui composé d’aides-soignants attentifs et d’une secrétaire efficace, travaille en harmonie pour assurer la fluidité des examens et le confort des patients. Leur professionnalisme et leur dévouement sont des atouts majeurs dans la réussite du service. Leur capacité à gérer l’affluence constante de patients, à manipuler des équipements modernes et à assurer un service de qualité dans est remarquable. Le matériel disponible au sein du service impressionne par sa modernité et sa diversité. Un scanner multi-barrettes permet des examens rapides et précis, offrant des images ayant une bonne résolution. Il est complété par une installation de radiologie conventionnelle, essentielle pour un large éventail d’examens. Une salle de mammographie permet le dépistage précoce du cancer du sein, un enjeu majeur de santé publique. Une unité de panoramique dentaire assure un service complet d’imagerie bucco-dentaire. Enfin, une salle d’échographie complète l’offre de prestations, permettant des examens non invasifs et rapides. L’ajout récent du scanner, une acquisition significative, a considérablement renforcé les capacités diagnostiques de l’hôpital, marquant une avancée considérable par rapport à la situation passée où cet équipement essentiel faisait défaut. La numérisation complète du service est un autre atout à saluer. L’archivage numérique des images médicales permet un accès facile et rapide aux données, facilitant le travail des médecins et la coordination des soins. Ce système de gestion informatisé améliore également la sécurité des données et permet un suivi optimal des patients. Le service réalise un large éventail d’examens, dont notamment les radiographies standard, les scanners cérébraux, abdominaux, thoraciques et osseux, les mammographies, les échographies abdominales, pelviennes, obstétricales, ainsi que les panoramiques dentaires.

Cette métamorphose technologique contribue indéniablement à la fierté de l’hôpital régional de Garoua, permettant aux médecins de poser des diagnostics plus précis et plus rapides. Cette amélioration de la qualité des soins se traduit par une meilleure prise en charge des patients, une diminution des risques d’erreurs médicales, et une plus grande efficience du processus diagnostique. Cependant, le service d’imagerie médicale de l’hôpital régional de Garoua n’est pas sans défis. La principale difficulté réside dans la charge de travail considérable qui pèse sur les épaules d’un personnel dont l’effectif est insuffisant.
Marcus DARE
Réaction
« La plus grande avancée se situe au niveau de l’appareillage. »

Le service de l’imagerie médicale de l’hôpital régional de Garoua a en son sein un Chef de service, un major de service, 6 personnels techniques (Ingénieurs), un personnel d’appui (aaides-soignants) et une secrétaire. En termes d’equipements nous avons une salle de scanner ; nous avons une salle de radiographie conventionnelle où nous pouvons réaliser des radios standards et des radios spéciales ; nous avons une salle de mammographie et de panoramique dentaire ; nous avons aussi une salle d’échographie. Sans oublier la salle de numérisation. Et pour tous ces examens, nous avons un secrétariat où nous procédons à la saisie des comptes rendus que nous remettons à nos patients.
Nous réalisons au sein du service concernant le scanner : des scanners cérébraux, thoraciques, abdominaux, thoraco-abdominaux pelviens, pelviscanners, des angioscanners, des scanners du bassin, scanners du rachis, des scanners des membres supérieurs et inférieurs. Parlant de la radiographie, nous faisons des radiographies du thorax, de l’épaule, du bras, de l’avant-bras, du coude, du poignet, du crâne, du bassin, du fémur, du genou, de la jambe, de la cheville, du pied, du grill costal pour des patients qui ont des traumatismes au niveau de la poitrine; du rachis (cervical, dorsal, lombo-sacree), et même des examens spéciaux tels l’hysterosalpingographie, TOGD, UIV, UCRM, Lavement baryté. Sur le panoramique dentaire, il s’agit essentiellement de s’intéresser à l’arcade buccale. A travers la Mammographie nous réalisons les images des tissus mammaires pour les femmes (dépistage cancer du sein) et pour les hommes qui ont des hypertrophies mammaires. En échographie, nous faisons tout type d’échographie, endovaginale, abdominale, pelvienne, obstétricale, des parties molles, échos doppler et même des endocavitaires.
En termes des avancées du service, elle est reconnaissable d’abord sur le bâtiment qui a été inauguré en 2015 avec l’implantation du scanner, mammographie, panoramique dentaire et surtout la numérisation de la radiologie qui auparavant était analogique ; sans oublier l’échographie avec des échographes dernières générations. De ce fait la plus grande avancée se situe au niveau de l’appareillage.
Pour ce qui est des défis vu l’apparition de nombreux services d’imagerie, ceux-ci nous aident tant à nous améliorer sur la pratique de l’imagerie médicale afin d’être toujours au top et aussi à nous alléger le travail. Il faut noter qu’avant, nous étions le seul centre d’imagerie de tout le Nord à devoir satisfaire la population. Mais aujourd’hui, avec tous ces autres hôpitaux, il y a ce qu’on appelle une concurrence scientifique, qui n’est pas désavantageuse, car nous permettant d’avoir un peu de temps libre aussi pour nous personnel paramédical. Pour ce qui est des difficultés, la seule est celle du manque de personnel ; car la moisson grande mais peu d’ouvriers.
Propos recueillis par Marcus Dare
















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