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Lutte contre la mortalité maternelle en Afrique : L’académie numérique du PAFoR/SR officiellement lancée à Yaoundé

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Portée par l’engagement collectif du Dr Sennen Hounton (UNFPA), du représentant de l’OMS Afrique, du Dr Ebongo Zacheus Nanje (Ministère de la Santé) et d’Atchoumi Annie Hortense (FASFA), la plateforme numérique de formation du PAFoR/SR a été inaugurée le 7 septembre 2026 pour unifier la riposte continentale contre la mortalité maternelle.

C’est une véritable coalition continentale qui s’est mobilisée ce jour pour une cause qui touche au plus profond de l’humanité : sauver les mères et les nouveau-nés. Sous l’impulsion conjointe du Directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, le Dr Sennen Hounton, du représentant de l’OMS Afrique et du Directeur de la Santé familiale du Cameroun, le Dr Ebongo Zacheus Nanje, le Programme d’Appui à la Formation et à la Recherche en Santé de la Reproduction (PAFoR/SR) a officiellement lancé sa plateforme numérique de formation ce 7 septembre 2026 à Yaoundé.

Une cérémonie hybride qui a réuni en présentiel les acteurs camerounais et en visioconférence pas moins de 17 pays africains, témoignant de l’ampleur continentale de cette initiative. Atchoumi Annie Hortense, Directrice du PAFoR/SR et Présidente de la Fédération des Associations de Sages-Femmes d’Afrique (FASFA), ainsi que l’ensemble des partenaires techniques et financiers ont pris part à cet événement historique.

Ce programme novateur s’adresse à tous les acteurs de la santé maternelle et infantile : sages-femmes, médecins, chercheurs, étudiants et professionnels de terrain. Son objectif est aussi clair qu’urgent : créer un espace d’excellence et de mutualisation des savoirs à l’échelle du continent africain, afin d’harmoniser les pratiques professionnelles et d’accélérer la réduction des décès évitables. Car derrière les chiffres se cachent des vies : au Cameroun, le ratio de mortalité maternelle est officiellement estimé à environ 406 décès pour 100 000 naissances vivantes, un chiffre qui reste élevé malgré des décennies d’efforts. Les hémorragies obstétricales, les pathologies hypertensives, les infections et les avortements à risque continuent de faucher des mères, souvent faute de personnels suffisamment formés et de structures d’urgence accessibles.

C’est précisément pour répondre à ce défi que le PAFoR/SR a vu le jour. En misant sur le numérique, le programme entend démocratiser l’accès à une formation de qualité, continue et interactive, accessible où que l’on exerce, du centre hospitalier universitaire au dispensaire rural le plus reculé. Les 17 pays représentés lors de ce lancement – du Cameroun à la Mauritanie, en passant par l’Afrique du Sud, le Maroc et les Comores – illustrent la volonté commune de dépasser les frontières pour mutualiser les expériences et les bonnes pratiques. Les interventions des hauts responsables ont toutes convergé vers un même constat : la mortalité maternelle ne pourra être vaincue que par une approche collective, coordonnée et résolument innovante. « Ce partage d’expériences entre les différents pays permettra de bénéficier des meilleures pratiques et de simplifier la prise en charge des urgences obstétricales, en particulier les hémorragies du post-partum qui restent la première cause de décès maternel sur le continent », ont-ils souligné.

Les inégalités d’accès aux soins demeurent criantes, particulièrement dans les zones rurales et les régions septentrionales du Cameroun, où le manque d’infrastructures et de personnel qualifié aggrave la vulnérabilité des femmes enceintes. Le gouvernement camerounais, à travers sa Stratégie Nationale de Développement et son engagement en faveur des Objectifs de Développement Durable, vise à abaisser le taux de mortalité maternelle sous la barre des 140 décès pour 100 000 naissances vivantes d’ici 2030. Dans cette dynamique, le PAFOSR apparaît comme un levier stratégique, complémentaire aux initiatives existantes telles que le « chèque santé » ou l’action des structures spécialisées. La plateforme numérique, qui ambitionne de former des milliers de professionnels à travers le continent, entend également stimuler la recherche opérationnelle et contribuer à l’amélioration durable de la qualité des soins en santé reproductive, maternelle et néonatale.

je lancement solennel, qui associe étroitement l’UNFPA, l’OMS, le gouvernement camerounais et la FASFA, marque un tournant décisif dans la lutte contre les drames maternels en Afrique. Il incarne la conviction partagée que la formation et la recherche constituent les piliers d’une transformation durable des systèmes de santé. C’est désormais avec une détermination renouvelée que les acteurs de la santé maternelle s’engagent à faire de cette académie numérique un succès collectif, porteur d’espoir pour des millions de femmes, de nouveau-nés et de familles à travers le continent. La route est encore longue, mais l’Afrique, unie autour de ses sages-femmes et de ses professionnels de santé, semble plus que jamais déterminée à écrire une nouvelle page de son histoire sanitaire.

REACTIONS : « Ce programme bénéficie du soutien indéfectible du Ministère de la Santé publique »

Dr Ebongo Zacheus Nanje, Directeur de la santé familiale, directeur de la santé familiale au ministère de la santé publique du Cameroun.

Portée par le Programme d’Appui à la Formation et à la Recherche en Santé de la Reproduction (PAFOSR) et coordonnée via l’Association des Sages-Femmes du Cameroun et la Fédération Africaine des Sages-Femmes sous la houlette d’Atchoumi Annie Hortense, cette formation en ligne réunit plus de 500 inscrits, dont une première cohorte de 200 apprenants.

Dans la continuité des séminaires de Yaoundé, ces sessions renforcent la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale, érigée en priorité pour le capital humain. Aligné sur la SND30 et l’ODD 3.1, ce programme bénéficie du soutien indéfectible du Ministère de la Santé publique. Le Directeur de la santé familiale a réaffirmé l’engagement institutionnel auprès des sages-femmes, véritables piliers du dispositif de soins, pour pérenniser l’accompagnement technique et le plaidoyer.

« Les modules ciblent prioritairement les urgences obstétricales »

Atchoumi Annie Hortense, Directrice PAFOSR, présidente FASFA

Cette plateforme en ligne décloisonne les frontières pour mutualiser les meilleures pratiques entre le Cameroun, le Maroc, l’Afrique du Sud ou les Comores. Pensé pour être complémentaire aux stages pratiques, le dispositif combine exigence de terrain et rigueur pédagogique.

Avec plus de 500 inscrits et une première cohorte pilote de 200 apprenants aguerris, l’objectif est de garantir une interaction de haut niveau. Face au fléau des hémorragies du post-partum, première cause de décès maternel en Afrique, les modules ciblent prioritairement les urgences obstétricales. Porté par une vision multilingue (français, anglais, espagnol, portugais), ce réseau ambitionne d’armer chaque prestataire de santé des réflexes qui sauvent, tout en saluant le rôle stratégique des médias dans cette mobilisation continentale.

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Elvis Serge NSAA DJOUFFO TALLA est un journaliste camerounais spécialisé en santé et enquêtes de terrain, actuellement rédacteur en chef adjoint au groupe Echos-Santé. Lauréat de plusieurs prix nationaux pour ses reportages sur la tuberculose et le VIH, il allie rigueur factuelle et engagement pour les droits humains, notamment à travers des enquêtes sur l’accaparement des terres, la mortalité minière ou l’accès aux soins. Sa démarche s’appuie sur une expertise vérifiée, renforcée par une formation en vérification des faits et un engagement continu pour un journalisme porteur de changement social.

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