Les sports extrêmes, les sports de combat (MMA, judo, lutte), ainsi que les sports de contact (rugby, football américain) sont les principaux vecteurs de cette hausse.
La luxation du genou se définit par une perte de congruence articulaire des surfaces fémoro-tibiales. Dès lors, l’objectif premier de la prise en charge est de rétablir cette congruence articulaire le plus rapidement possible. Premièrement, la réduction de la déformation peut être tentée sur le terrain. Les experts recommandent d’isoler l’athlète afin de pouvoir agir dans le calme, loin des regards.
Ensuite, en cas d’échec de cette première tentative ou si un plan ligamentaire est incarcéré, un transfert vers un centre hospitalier équipé est impératif. Par conséquent, le transfert doit être médicalisé vers un établissement disposant d’un plateau technique orthopédique et vasculaire, car les complications vasculaires représentent l’urgence immédiate après la réduction.
Une fois la réduction effectuée, l’équipe médicale s’attachera à traiter les complications associées. En effet, les ruptures de l’appareil extenseur, les lésions cartilagineuses, ou encore les lésions neurologiques doivent être prises en charge.
La chirurgie, une étape clé
Dans un second temps, et après avoir traité l’urgence, la reconstruction ligamentaire devient l’objectif principal. Ainsi, la correction de la laxité postérieure est primordiale pour permettre une bonne cicatrisation. La reconstruction du plan ligamentaire latéral est également essentielle. L’objectif est de restaurer la stabilité du genou, et une contention adaptée permettra d’éviter les déplacements secondaires.
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L’urgence de la réduction sur le terrain
La réduction de la luxation est l’étape la plus urgente, car plus elle est précoce, plus elle diminue le risque de complications cutanées et ligamentaires. En l’absence de réduction immédiate sur place, l’opération sera réalisée sous anesthésie.
Néanmoins, des cas complexes peuvent survenir. Par exemple, une luxation ouverte (avec une plaie cutanée) nécessite la mise en place d’une antibioprophylaxie précoce et des soins locaux immédiats pour éviter une infection. De plus, si un ligament est incarcéré et empêche une réduction par manœuvre externe, une chirurgie sera nécessaire.
En conclusion, une luxation du genou est une blessure grave qui requiert une attention immédiate et une coordination sans faille entre le terrain et l’hôpital. La prise en charge initiale, menée avec précision, est la clé pour un bon pronostic fonctionnel.
Junior NTEPPE KASSI















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