Face à ces risques amplifiés par les nouvelles technologies, l’organisation mondiale de la santé animale (OMSA), plaide pour une approche “Une seule santé” et une collaboration renforcée entre tous les acteurs de la sécurité sanitaire mondiale.
Alors que s’ouvre à Genève une conférence internationale sur les menaces biologiques, l’Organisation mondiale de la santé animale révèle des chiffres alarmants : 75% des maladies émergentes et 80% des agents bioterroristes potentiels sont d’origine animale.
L’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) a ouvert ce mardi une conférence internationale cruciale sur la réduction des menaces biologiques, dans un contexte où les risques sanitaires globaux n’ont jamais été aussi préoccupants. Durant trois jours, experts et décideurs se réunissent pour élaborer des stratégies face à des menaces biologiques en constante évolution.
Les données présentées en ouverture de la conférence sont éloquentes : plus de 75% des maladies émergentes et 80% des agents à potentiel bioterroriste sont d’origine zoonotique. La Dre Emmanuelle Soubeyran, Directrice générale de l’OMSA, a souligné l’urgence de la situation : « Dans un monde interconnecté, la santé animale est un pilier essentiel de la sécurité sanitaire mondiale. Les vétérinaires constituent notre première ligne de défense. »
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Une menace multidimensionnelle
La conférence met en lumière la complexité des défis actuels. Les animaux de production, qui représentent 40% de la valeur agricole mondiale et font vivre une personne sur cinq sur la planète, pourraient devenir des cibles privilégiées pour déstabiliser les systèmes alimentaires et les économies. L’arrivée de technologies émergentes comme l’intelligence artificielle et la biologie de synthèse accroît encore ces risques.
Vers une réponse coordonnée
Face à ces défis, l’OMSA plaide pour une approche « Une seule santé » intégrée. L’organisation travaille déjà sur plusieurs initiatives phares, notamment en partenariat avec la FAO et INTERPOL pour renforcer la résilience face à l’agrocriminalité, et avec l’OMS sur la gestion des risques biologiques en laboratoire. Alors que 2025 marque le 50e anniversaire de la Convention sur les armes biologiques, cette conférence vise à inspirer de nouvelles collaborations internationales. « Il ne s’agit pas seulement de santé animale, mais de notre sécurité collective », a conclu la Dre Soubeyran, appelant à une mobilisation globale pour protéger les communautés et notre planète commune.
E.S.N















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