Près de 150 membres de l’Assemblée Générale de l’Association professionnelle des entreprises privées prestataires de services et des soins de santé (APES) se sont réunis le mercredi 17 septembre 2025 à Yaoundé ;
Il était question pour eux de se mobiliser pour renforcer les liens de collaboration entre les structures privées de Santé et d’échanger sur les projets à mettre en œuvre pour le développement de l’Association ;
Conscients des enjeux et des défis à relever, les membres de l’APES présents pour la circonstance se sont montrés déterminés à faire bouger les lignes en s’impliquant davantage dans son fonctionnement.
Ils étaient une centaine de professionnels de la santé exerçant dans le secteur privé à se rassembler le mercredi 17 septembre 2025 à Yaoundé à l’occasion de l’Assemblée Générale de l’Association professionnelle des entreprises privées prestataires de services et des soins de santé (APES) et d’une conférence débat. Placée sous le thème « Sécurité des soins et droit des patients dans nos institutions », la rencontre a été un appel retentissant à la mutualisation des efforts pour faire face aux défis du secteur.
L’objectif principal de cette réunion, qui a combiné l’Assemblée Générale et une conférence-débat, était de fédérer les énergies du secteur privé de la santé au Cameroun. Depuis sa création en 2021, l’APES, présidée par l’Honorable Roger Melingui, s’est fixée pour mission de faire entendre une voix unique et forte, capable de peser sur le développement du système de santé national et d’améliorer durablement la qualité de l’offre de soins.
La mutualisation : un levier de croissance
Le concept de mutualisation a été au cœur de toutes les discussions. Le Dr Emmanuel Essaka, Conseiller Spécial du président de l’APES, a clairement exprimé cette vision : « C’est en fédérant nos efforts qu’il nous sera possible de grandir davantage. » Cette approche vise à encourager les entreprises de santé à mettre en commun leurs ressources, leurs expertises et leurs moyens techniques. L’objectif est de créer des structures plus résilientes, capables d’investir dans des équipements de pointe et d’offrir des services de meilleure qualité aux patients.

Le Dr Mbarga Henry, PDG de la clinique Le Jourdain, a souligné l’importance de cette collaboration en proposant la création d’une structure de contrôle interne. Selon lui, cette entité, composée de membres de l’APES, pourrait visiter les cliniques et centres de santé pour s’assurer du respect des normes de qualité. « Cela nous préparera à l’avalanche des critiques ou des sanctions auxquelles nous sommes souvent exposés », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que l’entraide serait cruciale pour surmonter les difficultés.
La qualité des soins au premier plan
La conférence-débat a mis l’accent sur la sécurité des soins et les droits des patients, un choix thématique qui reflète la volonté de l’APES d’harmoniser les pratiques vers l’excellence. Pour le Dr Essaka, la sécurité des soins commence par la « responsabilité » de chaque acteur, du plus grand hôpital à la plus petite pharmacie. Cette démarche collective a pour but de renforcer la confiance du public et de positionner le secteur privé comme un acteur incontournable de la santé au Cameroun.
En s’associant, les membres de l’APES espèrent non seulement améliorer leurs propres structures, mais aussi transformer le paysage sanitaire privé au Cameroun, et à terme, dans toute l’Afrique francophone. L’ambition, comme l’a résumé le Dr Essaka, est de « travailler ensemble dans l’intention de créer des structures encore plus fortes capables d’offrir un type de service révolutionnaire ».
Un appel à l’ordre et à la collaboration
Joseph Mbeng Boum, PDG du Groupe Échos Santé, a invité les membres de l’APES à plus de communication et à se mettre en règle. Il a proposé l’aide de ses médias pour le recensement général des structures de santé privées, une étape essentielle pour une meilleure organisation du secteur.
L’événement a également été l’occasion de remercier les partenaires qui soutiennent les activités de l’APES, notamment Smart Applications International Cameroon, l’assurance Activa, le Groupe Médical ST Hilaire ou encore le Groupe Échos Santé.
Cette rencontre a clairement démontré que les entrepreneurs du secteur de la santé privée au Cameroun sont déterminés à dépasser les initiatives isolées pour adopter une approche collective. Le rendez-vous est déjà pris pour la prochaine édition, signe que cette dynamique de collaboration est bien lancée.
Junior NTEPPE KASSI
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Réactions
« Cette Assemblée Générale a été très fructueuse »

« Cette Assemblée Générale a été très fructueuse. Une des choses les plus importantes pour nous, c’est que nous travaillons mieux et tous ensemble. Nous en avons longuement échangé lors des travaux de l’APES. Dans le passé, nous avons été un peu silencieux, tout le monde restait dans son coin. Et à cause de ça, nous n’avons pas beaucoup accompli. Mais nous comptons changer la donne, pour réaliser nos projets. Il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire ensemble, que nous devons faire ensemble. Mais nous ne pouvons le faire que si nous sommes capables de mettre le temps qu’il nous faut. Nous sommes tous occupés, mais rien ne peut être fait si nous ne nous décidons pas de notre temps pour l’accomplir. Nous avons tous des problèmes similaires, des difficultés similaires, des questions similaires, et c’est pourquoi l’APES est importante, parce qu’elle est là pour toutes les structures médicales privées. Nous devons venir ensemble, travailler ensemble, parce qu’il n’y a rien d’aussi important que notre santé. Nous n’avons qu’une seule vie. Vous pouvez avoir plusieurs voitures, plusieurs téléphones, mais vous n’avez qu’une seule vie. Et si nous venons ensemble en tant que structures privées et que nous pouvons résoudre nos problèmes communs, alors c’est le meilleur pour toute la communauté, pour tout le pays, parce que nous sommes là pour offrir une qualité de soins médicaux. Et la seule façon dont nous pouvons le faire, c’est si nous le faisons ensemble. »
« Nous espérons que les engagements pris seront respectés

Nous sommes membres de l’APES et très contents d’être présents ici cet après-midi pour l’Assemblée Générale. Smart Applications, c’est une entreprise qui est basée au Cameroun, ça fait déjà 5 ans, et qui fait dans la technologie de la santé. Nous accompagnons les formations sanitaires pour l’implémentation, le suivi des systèmes de gestion de l’information hospitalière. Nous sommes membres de l’APES pour accompagner tous les partenaires de santé de l’APES à pouvoir gérer la santé sur le plan informatique. Donc ça, c’est vraiment l’objectif de Smart à l’APES. Et je vais dire que nos objectifs sont vraiment atteints parce que lors de cette Assemblée Générale, nous avons parlé de la mutualisation des efforts. Ça veut dire que chaque membre de l’APES pourra apporter quelque chose pour le bien-être de la santé au Cameroun. Et nous comptons bien, avec la technologie, apporter ce qu’il faut pour faire avancer la santé dans notre pays. Donc ce que nous espérons pour la suite, c’est que les engagements ou alors les décisions qui ont été prises aujourd’hui au sorti de cette Assemblée puissent être respectées. Que chaque membre joue sa partition, comme ça a été si bien dit par le Président, pour qu’ensemble nous ayons un système de santé plus fort ».
« APES va nous aider à surmonter nos difficultés »

L’APES est un partenaire de CRIMO. Je pense qu’après les travaux effectués, tous les prestataires des soins de santé trouveront leur compte. Parce que, nous traversons des situations où nous ne savons pas où aller nous plaindre. Je crois que l’APES est une réponse à nos questions. APES va nous aider à surmonter nos difficultés. L’APES va nous assister pour que nous puissions atteindre le niveau que nous voulons atteindre dans nos prestations de soins de santé. Pour l’avenir, nous croyons fortement que cette association nous aidera à grandir davantage comme toutes les autres structures privées de Santé. C’est important que nous soyons ensemble parce que nous faisons les mêmes choses et nous avons le devoir d’apporter nos savoirs à nos différents patients à travers leur prise en charge que ce soit en imagerie, au laboratoire et autres. C’est important que nous soyons ensemble pour que nous puissions donner des soins de qualité aux patients. »
Propos recueillis par Junior NTEPPE KASSI
Interview
« Assurer la sécurité sanitaire des patients »

Que retenir au sortir de ces travaux ?
Nous avons une association qui a tenu son Assemblée Générale. Et à cette occasion, outre de discuter de nos problèmes, nous avons voulu marquer d’une pierre blanche cette journée mondiale qui est consacrée à la sécurité des patients, sécurité en termes de soins et également en termes de fréquentation de nos institutions.
Il est évident que c’est une préoccupation qui doit être permanente, au jour le jour. Et comme vous le savez, les lieux où on soigne sont également peut-être les lieux où l’on peut attraper certaines maladies, où il peut y avoir des accidents. Et je crois qu’une association responsable comme la nôtre, elle prend le temps avec ses adhérents, de s’interroger sur les moyens mis en œuvre pour assurer la sécurité des patients et également voir comment on peut améliorer.
Comme vous le savez, il faut toujours améliorer. Et nos adhérents sont conscients qu’effectivement, il y a des tas de choses à faire. C’est pour ça que nous sommes là, en cette journée mondiale consacrée à la sécurité des patients et aux soins de santé.
Quels sont les problèmes de votre association ?
Les problèmes de notre association sont les problèmes d’une association qui est jeune et qui, pour le moment, n’a pas encore atteint, j’allais dire, la plénitude de ses activités. Nous avons une charte, nous avons un certain nombre de recommandations qui ont été formulées à l’adresse de nos adhérents, mais également à l’adresse des pouvoirs publics.
Et nous sommes là pour faire l’état des lieux et savoir dans quel domaine nous devons progresser. Et nous avons encore effectivement, nous ne le cachons pas, des progrès à faire. Mais quand je vois l’enthousiasme avec lequel les participants venus des quatre coins du pays mettent à discuter de ces problèmes, nous sommes rassurés et pouvons rassurer les camerounais que les structures privées de soins sont engagées dans des contrats de performance avec elles-mêmes et vis-à-vis du public de notre pays.
Est-ce qu’il y a déjà un plan d’action cette année ?
Ah oui, tout à fait, nous avons un programme qui est arrêté depuis pratiquement deux ans et nous examinons chaque année la mise en œuvre.
Honorable, quelles sont les recommandations sorties de cette assemblée ?
Les recommandations sont d’abord que nous soyons performants. Et pour être performants, il faut s’organiser à travars la formation de notre personnel, les équipements que nous devons mettre en œuvre, la mutualisation éventuellement de ces équipements parce qu’il est évident qu’aujourd’hui dans le secteur de la santé, les investissements sont lourds, il faut les renouveler régulièrement.
Comment comptez-vous désormais vous organiser ?
Nous avons envisagé la possibilité de se mettre ensemble, effectivement, et faire en sorte que les équipements qui sont trop lourds puissent être gérés dans des GIE ou dans un GIE, c’est-à-dire un groupement d’intérêt économique, afin de porter ces lourds investissements. Évidemment, nous avons fait appel aux organismes financiers pour nous accompagner. Nous avons fait appel à l’État, au gouvernement de la République, pour que nous puissions trouver auprès de ce gouvernement des facilités fiscales, des facilités en termes de partenariats, que nous soyons considérés effectivement comme des partenaires de l’État.
Quelles sont vos attentes au sortir de ces travaux ?
Dans la plupart des pays, développer le secteur privé de la santé a une contribution majeure pour l’offre de santé. Et nous attendons bien d’assurer cette fonction, car au-delà de tout ce qu’on peut imaginer, je crois que la motivation essentielle de nos institutions, c’est d’offrir le meilleur soin possible au Camerounais.
Propos recueillis par junior NTEPPE KASSI















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