Dans un effort concerté pour préserver les services essentiels de lutte contre le VIH, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds mondial encouragent les pays à adopter des tests de dépistage rapide à faible coût. Cette initiative, révélée dans une note d’information datée du 16 juillet 2025, vise à optimiser les ressources financières et à étendre la portée des programmes nationaux. En effet, le dépistage du VIH “représente une part considérable des budgets consacrés aux produits de santé liés au VIH.”
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a récemment mis à jour ses directives, recommandant toujours l’utilisation d’un algorithme à trois tests pour garantir la fiabilité des diagnostics. Cependant, elle préconise désormais d’inclure des tests de dépistage rapide de qualité garantie à faible coût en tant que premier test (A1) dans la stratégie de dépistage des pays. Cette approche s’applique également aux tests doubles VIH/syphilis, une innovation particulièrement pertinente pour les soins prénataux. De plus, l’OMS encourage l’utilisation d’autotests du VIH à faible coût, surtout dans les zones où l’accès aux services de santé est limité.
Les économies potentielles sont considérables. Le Fonds mondial encourage les programmes nationaux à “adopter et mettre en œuvre ces directives pour faire des économies et préserver des services de dépistage du VIH essentiels”. L’OMS a ainsi estimé qu’un pays testant cinq millions de personnes par an pourrait “économiser deux millions de dollars US environ en remplaçant le test A1 qu’il utilise actuellement par un autre moins onéreux”. Ces fonds libérés peuvent alors être réinvestis dans d’autres activités essentielles de la lutte contre le VIH.
Une transition stratégique et un soutien technique
L’adoption de ces nouveaux tests nécessite une planification rigoureuse pour éviter tout risque de rupture de stock ou de gaspillage. Pour ce faire, le Fonds mondial fournit des listes de prix de référence et des produits éligibles pour aider les pays dans leurs décisions d’achat. La transition exige également une mise à jour des politiques nationales et des protocoles de formation.
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Par ailleurs, les aspects réglementaires sont une étape cruciale. L’OMS et les bureaux de pays de l’OMS peuvent fournir une assistance technique pour accélérer les approbations des produits. Les autorités nationales de réglementation sont invitées à envisager des processus d’examen simplifiés pour les tests pré-qualifiés par l’OMS.
Enfin, les algorithmes à trois tests et les études de vérification restent indispensables pour éviter les diagnostics erronés. Ces études peuvent être menées après ou pendant la transition, et les coûts seront couverts par les économies générées. Le Fonds mondial garantit que les subventions existantes peuvent être utilisées pour financer ces activités de transition, renforçant ainsi la capacité des pays à offrir des services de dépistage fiables et accessibles.
E.S.N















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