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Centre Pasteur du Cameroun : Le laboratoire d’analyses médicales conforté dans son accréditation ISO 15189

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À l’issue de trois jours d’audit de surveillance, le laboratoire d’analyses médicales du Centre Pasteur du Cameroun (CPC) reçoit un avis favorable au maintien de son accréditation ISO 15189. Une reconnaissance qui s’accompagne de quelques mesures correctives à mettre en œuvre pour consolider les acquis.

Un résultat d’analyse médicale fiable ne dépend pas uniquement de la performance des équipements. Il repose également sur la compétence du personnel, la maîtrise des procédures, la traçabilité des échantillons et des consommables, ainsi que le respect des conditions dans lesquelles les examens sont réalisés. C’est à l’aune de ces exigences que le Laboratoire d’analyses médicales (LAM) du Centre Pasteur du Cameroun (CPC) a été évalué lors d’un audit de surveillance de trois jours, dont les dates exactes n’ont pas été précisées dans le compte rendu publié le 28 octobre 2026 par l’établissement. À l’issue de cette mission, les auditrices du Conseil national d’accréditation de Tunisie (TUNAC) ont émis un avis favorable au maintien de son accréditation selon la norme ISO 15189.

Une reconnaissance fondée sur des exigences internationales

Cette décision s’inscrit dans une démarche engagée depuis plusieurs années par le CPC. Selon les informations publiées par l’établissement, son Laboratoire d’analyses médicales est accrédité depuis 2019 selon la norme ISO 15189. Cette reconnaissance porte sur la compétence et la qualité des laboratoires de biologie médicale. Elle vise notamment à garantir que les examens sont réalisés selon des procédures maîtrisées et que les résultats produits répondent aux exigences de qualité applicables. L’audit récemment mené par le TUNAC ne constitue donc pas une première évaluation, mais un contrôle destiné à vérifier que les exigences associées à cette reconnaissance continuent d’être respectées. Deux expertes ont conduit les travaux : Abidi Asma, responsable d’équipe, et Bahloum Meriam, experte technique. Leur mission a porté sur les pratiques professionnelles et l’organisation du laboratoire, dans une logique d’amélioration continue. L’enjeu dépasse la seule conformité administrative. Pour les patients et les professionnels de santé qui s’appuient sur les résultats biologiques, la qualité du processus analytique est essentielle à l’interprétation des examens et à l’orientation des décisions médicales. Le maintien de l’accréditation constitue ainsi un repère dans l’évaluation de la compétence du laboratoire, dans le périmètre précis couvert par celle-ci.

Des acquis salués, des corrections attendues

Le bilan de l’audit fait apparaître des points positifs, mais également des écarts nécessitant des mesures correctives. Les auditrices ont notamment relevé des améliorations dans la qualité de l’accueil des patients au service Accueil, dont les activités s’inscrivent dans la phase pré-analytique. Cette étape comprend les opérations qui précèdent l’analyse proprement dite, notamment l’accueil, l’enregistrement et la prise en charge des prélèvements. Une organisation rigoureuse à ce niveau contribue à limiter les erreurs susceptibles d’affecter la suite du processus. Les équipes du laboratoire de virologie ont également été félicitées pour la bonne tenue des paillasses et la maîtrise documentaire. Ces éléments participent à l’organisation du travail, à l’application des procédures et à la traçabilité des opérations réalisées. Toutefois, plusieurs points restent à corriger. Le CPC mentionne des écarts concernant la gestion documentaire, la traçabilité des consommables et la surveillance des conditions environnementales dans les salles de stockage. Ces observations appellent des réponses formalisées de la part des équipes. Celles-ci devront soumettre leurs plans d’actions correctives dans les délais prescrits, sous l’encadrement du service Qualité. Ces mesures doivent permettre de traiter les insuffisances relevées et de prévenir leur réapparition. L’avis favorable ne signifie donc pas que toutes les exigences ont été jugées exemptes d’écarts, mais que l’évaluation a conclu favorablement au maintien de l’accréditation, sous réserve du suivi nécessaire.

Le Centre Pasteur du Cameroun mise sur l’amélioration continue

À la clôture de l’audit, la Dre Suzanne Belinga, directrice générale par intérim du Centre Pasteur du Cameroun, a réaffirmé l’engagement du personnel à mettre en œuvre les mesures correctives requises dans les délais impartis. Le service Qualité est chargé d’encadrer cette démarche, qui suppose la mobilisation des différentes équipes concernées. Cette évaluation intervient dans un contexte où le CPC poursuit ses efforts de consolidation de ses dispositifs de qualité. En septembre 2026, la section microbiologie de son Laboratoire d’hygiène et environnement avait également fait l’objet d’un audit de surveillance conduit par le TUNAC, cette fois dans le cadre de la norme ISO/CEI 17025, applicable aux activités d’essais et d’étalonnage. Cette autre évaluation avait elle aussi mis en évidence des points forts et des écarts à corriger.

Les deux démarches concernent des activités distinctes et des référentiels différents, mais témoignent d’un même enjeu institutionnel : maintenir des pratiques maîtrisées, documentées et régulièrement évaluées. Pour le laboratoire d’analyses médicales, l’avis favorable obtenu à l’issue de l’audit constitue ainsi une étape supplémentaire dans la consolidation de son système de management de la qualité.

Au-delà de la reconnaissance internationale, la prochaine étape se joue dans l’application effective des mesures correctives. Car, pour un laboratoire médical, la qualité ne se limite pas à une accréditation : elle se vérifie au quotidien, depuis l’accueil du patient jusqu’à la production et à la transmission des résultats.

Marie Chantale FAIDA

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