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Lutte contre le VIH-SIDA : Un nouvel algorithme de dépistage à triple test présenté par le MINSANTE

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L’engagement inébranlable du ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie, pour l’élimination totale du VIH-SIDA s’est encore démontré le mercredi 29 octobre 2025 au cours d’un point de presse tenu au Centre de coordination des opérations d’urgence de santé publique (CCOUSP) ;

Pour la circonstance, le nouvel algorithme de dépistage dont la fiabilité du diagnostic se situe à un seuil supérieur à 99 % a été présenté à la presse ;

Le financement de cette extension, assuré par un budget global de 330 millions de FCFA, témoigne de la priorisation des ressources nationales pour la santé.

La République du Cameroun a réaffirmé, avec force et méthode, son objectif ultime : l’élimination du SIDA en tant que menace pour la santé publique d’ici 2030. C’est dans ce cadre stratégique que le ministre de la Santé publique, le Dr. MANAOUDA Malachie, a tenu une conférence de presse majeure aujourd’hui au Centre de coordination des opérations d’urgence de santé publique (CCOUSP). L’événement était entièrement dédié à la présentation du déploiement national et des succès initiaux de la nouvelle norme nationale de dépistage du VIH, un protocole renforcé qui repose désormais sur l’utilisation séquentielle de trois tests distincts. Ce pas décisif, loin d’être une simple mise à jour technique, est le reflet de la volonté politique sans faille du Gouvernement camerounais, sous l’impulsion du chef de l’État Paul BIYA, de ne laisser aucune place à l’approximation dans la gestion de la riposte nationale. Le Dr. MANAOUDA Malachie a martelé l’importance de ce nouvel algorithme, le qualifiant de “pièce maîtresse” dans la concrétisation de la vision ministérielle : garantir à chaque citoyen camerounais une prise en charge juste, fiable et rapide.

Une précision de diagnostic accrue : la clé de l’élimination

Adopté formellement en janvier 2024 et rendu obligatoire par la décision Nᵒ 3015 de juillet 2024, cet algorithme de dépistage à triple test n’est pas une initiative isolée. Il s’aligne rigoureusement sur les standards de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et répond directement aux défis posés par la circulation potentielle de souches virales diversifiées. L’objectif technique est clair et ambitieux : porter la fiabilité du diagnostic à un seuil supérieur à 99 %. Le ministre a rappelé que, malgré les progrès constants, la prévalence du VIH au Cameroun est demeurée contenue à 2,7 % depuis 2017. Le maintien de ce chiffre bas, malgré les vulnérabilités régionales et les flux de population, atteste de l’efficacité des programmes de prévention et de traitement précédents. Cependant, le Dr. Manaouda Malachie a insisté sur le fait que l’élimination totale du SIDA exige une approche de “tolérance zéro pour l’erreur de diagnostic”. Un dépistage ultra-fiable permet non seulement de rassurer les personnes séronégatives, mais surtout d’identifier rapidement et sans équivoque les personnes séropositives pour les placer immédiatement sous traitement antirétroviral (ARV), transformant ainsi chaque patient dépisté en un agent de prévention de la transmission.

Déploiement national et l’intégration révolutionnaire de la stratégie

L’engagement du Minsanté se mesure à l’échelle du déploiement. Après une phase d’essai concluante dans les régions pilotes du Centre, du Sud, du Littoral et de l’Ouest, le nouveau protocole est désormais une réalité opérationnelle dans l’intégralité du territoire national. Les 3 371 établissements de santé dans les dix régions du Cameroun appliquent le triple dépistage. Le financement de cette extension, assuré par un budget global de 330 millions de FCFA, témoigne de la priorisation des ressources nationales pour la santé. Reconnaissant que la lutte contre le VIH ne peut se gagner uniquement dans les hôpitaux, 77 organisations locales et à base communautaire sont activement mobilisées. Elles jouent un rôle essentiel dans l’élargissement de l’accès au dépistage, en particulier auprès des populations difficiles à atteindre : les adolescents, les jeunes et les populations clés. L’innovation majeure réside dans l’intégration de cet algorithme dans la stratégie nationale d’élimination de la transmission du VIH, de la syphilis et de l’hépatite B de la mère à l’enfant (PTME).

Le ministre Malachie a souligné la prouesse : plus de 85 % des femmes enceintes bénéficient de ce dépistage ultra-fiable dès leur première consultation prénatale. Cela assure un diagnostic précoce, une orientation immédiate vers les soins pour la mère, et la protection maximale du nouveau-né. Pour garantir la traçabilité et la qualité des données (facteur indispensable pour l’élimination), le Cameroun a adopté ScanForm. Cet outil, propulsé par l’intelligence artificielle, est une innovation capitale qui digitalise complètement le processus de collecte, transformant automatiquement les fiches papier en rapports numériques intégrés au système DHIS2. L’engagement s’étend au-delà du patient, puisque l’intégration de cet algorithme dans les banques de sang nationales est une mesure proactive pour renforcer de manière irréversible la sécurité transfusionnelle sur l’ensemble du territoire.

Reconnaissance internationale et l’appel à la souveraineté sanitaire

L’efficacité et la rigueur de l’approche camerounaise ont franchi les frontières. Le pays a vu ses travaux présentés dans plusieurs conférences scientifiques de haut niveau et publiés dans des revues spécialisées reconnues telles que le $Journal$ $of$ $Clinical$ $Virology$ et le $Journal$ $of$ $Molecular$ $Diagnostics$. Cette reconnaissance a culminé avec l’obtention du prix de l’innovation en diagnostic du VIH lors de la conférence CQUIN 2024 en Afrique du Sud. Néanmoins, le ministre Manaouda Malachie n’a pas éludé les défis. Il a abordé de front la diminution des financements externes, citant spécifiquement le PEPFAR et le Fonds mondial. Cet environnement financier tendu pourrait freiner la dynamique. Le ministre a alors lancé un appel solennel et stratégique : « La lutte pour l’élimination du SIDA est une question de souveraineté nationale. Si nous saluons l’aide de nos partenaires, notre détermination à garantir l’accès gratuit et équitable aux services de prévention, de dépistage et de traitement ne dépendra jamais des fluctuations de l’aide extérieure. Le Gouvernement, fidèle à la vision du chef de l’État, Son Excellence Paul BIYA, maintiendra le cap de la gratuité. Cependant, j’appelle à une mobilisation accrue des ressources nationales et, simultanément, à un renouvellement et un renforcement des engagements de nos partenaires internationaux pour consolider ces acquis vitaux. L’élimination de l’épidémie est un investissement, pas une dépense. »

En clôture de cette rencontre avec la presse nationale et internationale, le Dr. Manaouda Malachie a dressé le bilan d’étape d’une réforme qu’il considère comme un tournant majeur dans l’histoire de la riposte nationale. Le ministre a adressé ses remerciements aux professionnels de la santé, aux organisations communautaires et aux partenaires techniques et financiers : « Grâce à votre mobilisation et à votre dévouement de tous les instants, cette innovation n’est pas restée une théorie. Elle est aujourd’hui une réalité palpable dans nos formations sanitaires et au sein de nos communautés. » Le ministre de la Santé publique a réaffirmé, sans la moindre ambiguïté, la détermination sans faille du Gouvernement à poursuivre cette lutte avec la même intensité et la même rigueur scientifique jusqu’à l’atteinte de l’objectif fixé : l’élimination totale du SIDA comme problème de santé publique d’ici 2030. Ce nouvel algorithme à trois tests n’est pas une fin en soi, mais le socle scientifique sur lequel repose désormais l’espérance d’une génération camerounaise libérée de cette épidémie.

Junior NTEPPE KASSI

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