Fausses couches : 15% de grossesses ne vont pas à leur terme

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Ces chiffres sont de l’Organisation mondiale de la santé, dans son rapport publié en 2021.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, une fausse couche est un avortement involontaire qui intervient avant l’âge de viabilité. Selon les statistiques de l’OMS, 15% des grossesses se terminent par une perte et 1% des femmes connaitront des fausses couches à répétition. Par ailleurs, selon la revue « The Lancet », dans le monde, une femme sur dix (10,8%) aurait fait une fausse couche, phénomène qui reste pourtant minimisé. Dans ledit rapport  compilant plusieurs études internationales, 23 millions de fausses couches se produisent  chaque année dans le monde, soit environ 15% du total des grossesses, ce qui représente environ  44 grossesses perdues chaque minute. D’après le DR Rebacca Bat, Médecin, interne des hôpitaux du Cameroun, la fausse couche, encore appelée avortement involontaire, est une interruption  involontaire  d’une grossesse qui intervient à la 28e semaine d’aménorrhée.  Selon elle, les causes d’un avortement involontairement peuvent être  regroupés en deux groupes : les causes maternelles qui incluent les infections sexuellement transmissibles dont :  des infections parasitaires, virales, bactériennes ; les malformations utérines (béances cervico-sismiques, utérus plurimiomateux, fibromateux, etc.) ;  les maladies systémiques dont hypertension, le diabète, les maladies auto immunes et le deuxième groupe rassemble les causes fœtales  dont les maladies chromosomiques outre ces causent notre expert relève que lorsque les infections ne sont pas traitées, elles peuvent être des causes premières des avortements involontaires sans oublié les cancers .

Pour éviter toute mauvaise surprise, il est recommandé  de façon préventive  que lorsqu’une femme est enceinte,  qu’elle fasse des consultations prénatales dans un centre hospitalier approprié, ceci dans le but de permettre au corps médical de détecter les facteurs de risques et de les traiter. il est recommandé de façon curatif une prise en charge pluridisciplinaire qui fait intervenir les psychologues, les psychiatres, les pédiatres et les gynécologues qui vont chacun à leur niveau essayer d’apporter un suivi médical à la femme pour lui redonner une santé qui lui permette de procréer à nouveau.  Les fausses couches ont des complications dont les hémorragies qui peuvent anémier et envoyer dans un coma si rien n’est fait à temps. Autres complications, les débris placentaires qui veulent dire qu’une partie du fœtus est encore dans l’utérus de la femme et crée des infections.

Procréation assistée

 Si les uns et les autres ont un regard négatif vis-à-vis des femmes qui font des fausses couches à répétition, le Dr BAT, recadre en disant qu’une femme qui fait des fausses couches n’est pas stérile, mais infertile. « Si celle-ci ne réussit pas à porter une grossesse jusqu’à son terme c’est parce qu’il y a des causes sous-jacentes à régler. Une femme ayant subi des fausses couches à répétition et n’ayant pas eu un suivi médical approprié a des risques d’avoir des trompes bouchées et si ceux-ci sont détectés  tard,  s’ils arrivent à un stade avancé, l’on fait recourt à l’ablation des trompes et la femme est stérile et fait désormais recourt à la procréation assistée », explique-telle. Et d’ajouter « la science va plus loin que la procréation assistée et parvient à  travers la revue  scientifique  « the Lancet », des travaux portant  sur un moyen d’analyser un échantillon de sang prélevé sur la mère peut, après la fausse couche, dès la cinquième semaine, établir si celle-ci est due ou non à une anomalie chromosomique.  Ceci dans le but de faciliter la prise en charge des femmes victimes des fausses couches ».

L.D.N (Stg)

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