Lancée le 22 juillet 2026, la campagne gratuite de dépistage des hépatites B et C organisée à l’Hôpital général de Garoua connaît une forte mobilisation. En deux jours, plus d’une centaine de personnes ont déjà bénéficié du dépistage.
Depuis le mercredi 22 juillet 2026, une nouvelle étape est franchie dans la lutte contre les hépatites à l’Hôpital général de Garoua. Après les activités de sensibilisation, l’institution hospitalière que dirige le Pr Hamadou Bâ est passée à l’action avec le lancement d’une campagne gratuite de dépistage des hépatites B et C. Une opération qui se poursuit jusqu’au 29 juillet prochain et qui suscite déjà un réel engouement auprès des populations.
Depuis les premières heures de la matinée, les patients se succèdent dans l’enceinte de l’hôpital. Hommes, femmes et personnes venues accompagner leurs proches se présentent dans l’espace aménagé spécialement pour la campagne. L’objectif est le même, celui de connaître son statut sérologique et, en cas de résultat positif, bénéficier d’une orientation médicale appropriée.
Pour faciliter l’accueil des volontaires, un dispositif particulier a été mis en place. Le parcours commence par l’enregistrement. À leur arrivée, les personnes désireuses de se faire dépister sont accueillies par les équipes mobilisées pour la circonstance. Leur identité est recueillie et un ticket d’enregistrement leur est remis. Ce pass permet d’organiser le passage des volontaires et de fluidifier le déroulement de la campagne. Après cette première étape, les patients sont invités à patienter quelques instants. L’attente est généralement courte. Dès que leur tour arrive, ils sont appelés pour le prélèvement. Dans l’espace dédié, une équipe dynamique assure la réalisation dudépistage.
Le prélèvement effectué, l’identité du volontaire est à nouveau vérifiée et enregistrée. Cette procédure vise à assurer un suivi rigoureux du parcours de chaque patient. Les échantillons sont ensuite analysés afin de permettre la délivrance des résultats dans les meilleurs délais. En deux jours seulement, plus de 100 personnes ont déjà été dépistées. Un chiffre qui réflète l’intérêt suscité par cette campagne. Au fil des heures, la demande ne cesse de progresser. Face à l’affluence, les équipes s’organisent pour accueillir les volontaires dans de bonnes conditions.
Pour plusieurs patients, cette campagne constitue une véritable opportunité. Le coût du dépistage peut en effet représenter un obstacle pour certaines familles. La gratuité du dépistage permet ainsi à des personnes qui n’auraient pas forcément eu les moyens de payer le test de connaître leur statut. « Je suis venu avec un oncle pour le dépistage. Je remercie la direction de l’hôpital d’avoir pensé à organiser cette campagne car nous n’avons pas toujours les moyens de payer le test », confie, sous anonymat, un patient rencontré sur place. Pour d’autres, l’expérience vécue doit désormais être partagée. Certains volontaires envisagent déjà de relayer l’information auprès de leurs proches et de leurs connaissances afin de les encourager à se rendre à l’hôpital. Une manière de contribuer à élargir la mobilisation autour de la lutte contre les hépatites.
Après le prélèvement, les patients doivent patienter quelques minutes avant d’entrer en possession de leurs résultats. La remise des résultats permet au volontaire de connaître son statut et, le cas échéant, de bénéficier d’une prise en charge adaptée.
Les personnes déclarées positives ne sont pas laissées seules face au résultat. Elles bénéficient d’un conseil médical et d’un accompagnement par un professionnel de santé.
La campagne intervient dans un contexte où la question des hépatites suscite une préoccupation croissante au Cameroun. La région du Nord est particulièrement concernée par cette problématique. Le taux de prévalence évoqué pour la région atteint environ 18 % de la population. La campagne s’achève le 29 juillet 2026. Les personnes qui souhaitent bénéficier du dépistage gratuit des hépatites B et C sont donc invitées à saisir cette opportunité. Quelques minutes suffisent pour s’inscrire, effectuer le prélèvement et obtenir un premier éclairage sur son statut.
Réaction
« Nous pensons qu’ils ont bien compris que l’hépatite est un problème de santé majeur et qu’il serait mieux de prévenir que de guérir »

La campagne a débuté effectivement le 22 juillet ici à l’Hôpital Général de Garoua. Nous observons une mobilisation assez importante de la population qui va même au-delà de nos attentes. Nous pensons donc que les messages de sensibilisation faits en amont ont été bien dirigés. Les patients sont très curieux parce qu’ils posent beaucoup de questions. Nous pensons qu’ils ont bien compris que l’hépatite est un problème de santé majeur et qu’il serait mieux de prévenir que de guérir. Ils sont vraiment disposés à venir se faire dépister pour pouvoir se protéger eux-mêmes et protéger leur famille. De plus en plus, les patients sont quand même soucieux de leur santé. Nous avons quatre postes de travail. Lorsque le patient arrive premièrement, il se fait enregistrer à l’aide d’une carte d’identité. La suite de l’enregistrement, il lui est attribué un numéro de passage pour le poste de prélèvement. Après avoir été prélevé, normalement, le résultat est disponible dans les 10 à 15 minutes. Après son résultat lui est retourné et puis en fonction du résultat, soit il est dirigé vers le poste de vaccination ou alors en consultation externe.















