À l’initiative de cette formation sanitaire, une causerie éducative se tiendra sur la drépanocytose et la rentrée scolaire.
L’Hôpital de district de Deido donne rendez-vous à la population de Douala ce samedi 8 août. Une causerie éducative sur la drépanocytose est prévue au sein de cet établissement. Cette rencontre sera animée par le Dr Patrick Ngou. Le pédiatre décryptera cette maladie génétique de l’hémoglobine. Les discussions permettront de faire le point sur les causes de la maladie, d’apprendre à en reconnaître les signes précurseurs et les crises, mais surtout d’apporter des clés concrètes pour mieux accompagner et améliorer le quotidien des malades.
Selon les spécialistes, la drépanocytose est une maladie génétique héréditaire du sang. Elle modifie l’hémoglobine et déforme les globules rouges, qui prennent une forme de faucille. Cela provoque une fatigue chronique, des douleurs intenses et un risque accru d’infections. C’est un trouble hématologique héréditaire grave provoqué par une mutation du gène HBB, entraînant la production de globules rouges anormaux, en forme de faucille, qui bloquent la circulation sanguine et causent de graves complications. En 2021, on estimait à 7,74 millions le nombre de personnes atteintes de drépanocytose dans le monde, dont 515 000 nouveau-nés, principalement en Afrique subsaharienne, région qui représente près de 80 % des cas à l’échelle mondiale.
La drépanocytose est une cause de mortalité importante chez les enfants de moins de 5 ans. Elle est responsable de 81 100 décès en 2021, ce qui en fait la douzième cause de décès dans cette tranche d’âge si l’on considère la charge de mortalité totale.
Cependant, les systèmes traditionnels d’enregistrement de la mortalité sous-estiment l’impact de la drépanocytose. En effet, le nombre réel de décès est 11 fois plus élevé que ce qu’indiquent les statistiques par cause (376 000 décès contre 34 400 pour l’année 2021). Parmi les complications courantes figurent les crises de douleur aiguë, l’anémie, les accidents vasculaires cérébraux, les
infections, l’insuffisance rénale et les risques liés à la grossesse.
Il existe des interventions efficaces, notamment des agents permettant d’agir sur le cours de la maladie, tels que l’hydroxyurée, ainsi que des vaccinations visant à prévenir les infections. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), il est urgent d’agir pour intégrer les soins de la drépanocytose dans les systèmes de santé primaires et garantir l’accès aux médicaments essentiels. À quelques semaines de la reprise des classes, l’hôpital de district intègre également une session pratique intitulée « Prêts pour la rentrée scolaire ? ». Le Dr Patrick Ngou partagera ses conseils pédiatriques essentiels pour s’assurer que les enfants reprennent le chemin de l’école dans les meilleures conditions physiques et psychologiques. Bilans de santé recommandés, rythmes de sommeil et alimentation seront au menu des conseils dispensés.












