Shopping cart

Subtotal CFA

View cartCheckout

Echosanté est un magazine de santé en ligne dédié à l’information fiable, à la prévention, au bien-être et aux innovations médicales, pour aider chacun à mieux vivre et décider.

TnewsTnews
ACTUALITE

Nord : La riposte contre le choléra

Email : 16

Face à des cas de choléra à l’Extrême Nord et dans certains pays frontaliers, la délégation de la santé a déclenché une vigilance maximale qui mobilise les acteurs afin de prévenir toute apparition du choléra sur le territoire.

La menace est prise très au sérieux dans la région du Nord. Alors que plusieurs cas de choléra ont déjà été enregistrés dans la région voisine de l’Extrême-Nord et que des foyers épidémiques sont également signalés dans certains pays limitrophes, les autorités sanitaires régionales ont activé tous les mécanismes de prévention afin d’empêcher l’introduction et la propagation de la maladie. « Nous avons mené des actions, entre autres, l’activation de la cellule régionale de la veille sanitaire. La diffusion d’une alerte à tous les districts de santé de la région » informe le Dr Elhadj Zachari Yaou, Délégué régional de la santé publique du Nord

« À ce jour, aucun cas de choléra n’a été officiellement identifié dans la région » poursuit le patron de la santé dans la région. Une situation encourageante qui ne diminue en rien le niveau de vigilance des responsables sanitaires. Bien au contraire, l’ensemble du système de santé régional est désormais placé en état d’alerte maximale.

Au niveau de la délégation régionale de la santé publique, la cellule de veille sanitaire fonctionne en mode renforcé. Sa mission consiste notamment à assurer une surveillance permanente de la situation épidémiologique, à centraliser les informations provenant des districts de santé et à coordonner les actions de prévention sur l’ensemble du territoire régional.

Les 15 districts de santé que compte la région ont eux aussi été placés en alerte.

Responsables de districts, personnels des formations sanitaires, agents de santé communautaires et prestataires sont mobilisés autour d’un objectif commun, celui d’identifier rapidement tout cas suspect afin d’éviter toute chaîne de transmission.

Cette vigilance se justifie aussi dans un contexte particulier marqué par le début de la saison des pluies. Une période traditionnellement favorable à la recrudescence des maladies hydriques, notamment le choléra. Les fortes précipitations peuvent en effet favoriser la stagnation des eaux et le transport de matières fécales ou d’autres substances contaminées vers les zones habitées. Lorsque ces eaux entrent en contact avec les populations ou contaminent les sources d’approvisionnement en eau, elles peuvent devenir un vecteur important de propagation du vibrion cholérique. Les marchés, les points d’eau non protégés, les zones de forte promiscuité ainsi que certaines localités insuffisamment couvertes en infrastructures d’assainissement constituent généralement les espaces les plus exposés.

Afin d’optimiser les interventions, les autorités sanitaires ont procédé à une cartographie des risques dans les différents districts de santé de la région. Ces derniers ont été classés selon plusieurs catégories allant du risque minimal au risque élevé, en passant par les niveaux mineur et modéré. Cette classification prend en compte plusieurs facteurs parmi lesquels la proximité avec les zones déjà affectées, les mouvements de populations, les échanges commerciaux transfrontaliers, les conditions d’accès à l’eau potable ainsi que les infrastructures d’hygiène et d’assainissement disponibles.

Selon la délégation régionale de la santé, le district de santé de Toubouro figure actuellement parmi les zones considérées comme présentant un risque élevé. Cette situation s’explique principalement par sa proximité géographique avec la République centrafricaine, pays avec lequel les échanges humains et commerciaux sont fréquents.

img

Marcus DARE

Journaliste Reporter d'Images

Marcus DARE, Journaliste Reporter d'Images, exerçant dans la ville de Garoua dans le Nord Cameroun. Passionné des questions de santé, il mène des recherches et réalise des interview avec les professionnels du secteur afin d'éclairer les populations sur l'éducation à la santé. En plus d'être journaliste, Marcus DARE est juriste.

Leave a Reply

Articles similaires

📰 Dernière parution : Echos Sante n°1461 du mercredi 12 aout 2026

×