Monde : Une femme enceinte ou un nouveau-né meurt toutes les 7 secondes

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C’est ce que révèle le nouveau rapport intitulé « Améliorer la santé et la survie de la mère et du nouveau-né et réduire la mortinaissance », publié par l’Organisation mondiale de la santé le 09 mai 2023.

Ce rapport de l’OMS fait savoir que les progrès mondiaux dans la réduction des décès prématurés de femmes enceintes, de mères et de bébés stagnent depuis huit ans en raison de la diminution des investissements dans la santé maternelle et néonatale avec 290.000 décès maternels chaque année, 1,9 million de mortinaissances ; des bébés qui meurent après 28 semaines de grossesse  et 2,3 millions de décès de nouveau-nés, au cours du premier mois de la vie.  En outre, plus de 4,5 millions de femmes et de bébés meurent chaque année pendant la grossesse, l’accouchement ou les premières semaines après la naissance, ce qui équivaut à un décès toutes les sept secondes, principalement de causes évitables ou traitables si des soins appropriés étaient disponibles.  Selon la dernière enquête de l’OMS sur les effets de la pandémie sur les services de santé essentiels, environ 25% des pays signalent encore des perturbations continues des soins et services vitaux pendant la grossesse et postnatals pour les enfants malades.

« Les femmes enceintes et les nouveau-nés continuent de mourir à des taux inacceptablement élevés dans le monde, et la pandémie de COVID-19 a créé de nouveaux revers pour leur fournir les soins de santé dont ils ont besoin », a déclaré le Dr Anshu Banerjee, Directeur de la santé maternelle, néonatale, infantile et adolescente et du vieillissement à l’OMS. « Si nous souhaitons voir des résultats différents, nous devons faire les choses différemment. Des investissements plus nombreux et plus intelligents dans les soins de santé primaires sont désormais nécessaires pour que chaque femme et chaque bébé, où qu’ils vivent, aient les meilleures chances de santé et de survie »

Selon l’OMS, les pertes de financement et le sous-investissement dans les soins de santé primaires peuvent dévaster les perspectives de survie. Par exemple, alors que la prématurité est désormais la principale cause de tous les décès d’enfants de moins de cinq ans dans le monde, moins d’un tiers des pays déclarent disposer d’un nombre suffisant d’unités de soins néonatals pour traiter les bébés petits et malades.  Dans les pays les plus touchés d’Afrique subsaharienne et d’Asie centrale et méridionale, les régions les plus touchées par les décès néonatals et maternels, moins de 60% des femmes bénéficient de quatre contrôles prénatals sur les huit recommandés par l’OMS.  « La mort de toute femme ou jeune fille pendant la grossesse ou l’accouchement est une grave violation de leurs droits humains. Cela reflète également le besoin urgent d’élargir l’accès à des services de santé sexuelle et reproductive de qualité dans le cadre de la couverture sanitaire universelle et des soins de santé primaires, en particulier dans les communautés où les taux de mortalité maternelle ont stagné ou même augmenté au cours des dernières années », a déclaré la Dre Julitta Onabanjo, Directrice de la Division technique du Fonds des Nations Unies pour la population.

Meilleure planification

Par ailleurs, pour augmenter les taux de survie, les femmes et les bébés doivent avoir accès à des soins de santé de qualité et abordables avant, pendant et après l’accouchement, ainsi qu’à des services de planification familiale. Le rapport souligne que les interventions devraient cibler en particulier les femmes les plus pauvres et celles en situation de vulnérabilité qui sont les plus susceptibles de ne pas bénéficier de soins vitaux, notamment grâce à une meilleure planification et des investissements. L’étude, qui a impliqué plus de 200.000 femmes dans quatre pays, a révélé que la mesure objective de la perte de sang à l’aide d’un dispositif de prélèvement simple et peu coûteux appelé « drapé » et le regroupement des traitements recommandés par l’OMS plutôt que de les proposer de manière séquentielle entraînaient une amélioration dramatique des résultats pour les femmes.    En outre, une étude publiée par des chercheurs de l’OMS et de l’Université de Birmingham révèle qu’une nouvelle solution, connue sous le nom d’E-MOTIVE, pourrait constituer une percée majeure dans la réduction des décès dus aux saignements liés à l’accouchement.  Sur la base des tendances actuelles, plus de 60 pays ne sont pas prêts à atteindre les objectifs de réduction de la mortalité maternelle, néonatale et mort-née des objectifs de développement durable des Nations Unies d’ici 2030.

Divine KANANYET/news.un.org

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