Dans un communiqué radio-presse rendu public le 3 aout, le maire de la capitale économique prévient sur les dangers auxquels les populations s’exposent, suite à diverses violations de la réglementation sur l’urbanisme.
Douala fait face à de nombreux défis d’urbanisme. L’un des plus alarmants actuellement est la prolifération de constructions anarchiques. Face à l’urgence de la situation, le Maire de la ville de Douala, le Dr Roger Mbassa Ndine, vient de publier un communiqué radio-presse officiel particulièrement alarmant. Suite à de récentes opérations de contrôle menées par les services de la Communauté Urbaine de Douala (CUD), 31 bâtiments présentant de graves désordres structurels ont été identifiés à travers la capitale économique.
Parmi ces édifices incriminés, 19 sont classés comme présentant un « risque imminent » d’effondrement. Tandis que 12 autres affichent un « risque ordinaire ». Dans une ville à forte densité humaine comme Douala, où la promiscuité accentue le danger, ces structures représentent de véritables bombes à retardement pour les occupants ainsi que pour les riverains.
Cette situation résulte de plusieurs facteurs, notamment, « le non-respect des règles d’urbanisme et des normes de construction, l’exécution des travaux sans autorisation préalable, l’utilisation des matériaux inadaptés, la modification non-contrôlée des structures existantes, ainsi que l’abandon prolongé de certains ouvrages », fait savoir le premier magistrat de Douala.
Le communiqué rendu public il y a quelques jours résulte de plusieurs effondrements d’immeubles enregistrés dans la ville de Douala. Le plus récent est l’effondrement d’un immeuble dans la nuit du 10 au 11 juillet 2026, au quartier Bonamoussadi.
Face à cette anarchie bâtie, le Dr Roger Mbassa Ndine rappelle avec fermeté que la
loi doit s’appliquer. Toute opération immobilière qu’il s’agisse d’une construction neuve, d’une extension, d’une surélévation, d’une modification substantielle ou d’une réhabilitation reste strictement soumise à l’obtention préalable des autorisations d’urbanisme requises (permis de bâtir, permis d’implanter).
Des mesures seront prises à court terme, conformément à la réglementation municipale relative à la gestion des bâtiments menaçant ruine. « Les immeubles identifiés feront l’objet de mesures graduelles en fonction de leur niveau de dangerosité : Réalisation de constats techniques approfondis, notification formelle des propriétaires et exploitants avec des délais d’exécution stricts et mise en œuvre immédiate de prescriptions de sécurisation et de confortement », indique Dr Roger Mbassa Ndine dans le document.
Cette sortie officielle de l’édile de Douala sonne comme un ultime avertissement. Passant de la parole aux actes, la Communauté urbaine de Douala a annoncé, par un arrêté municipal en date du 27 juillet 2026, la démolition immédiate et sans autre forme de procédure d’un bâtiment menaçant gravement ruine à Bépanda Omnisports, appartenant à la succession du défunt Lieutenant Avoutia Gilbert.













