Face à la déclaration d’une épidémie de Mpox touchant Kribi, Niété et Ebolowa (11 cas confirmés, 321 contacts), le gouverneur de la région du Sud, Félix Nguélé Nguélé, lance une alerte maximale. Au moment où les Jeux universitaires démarre, il exige des mesures barrières strictes et rappelle la gratuité des soins.
La nouvelle est tombée via un communiqué officiel signé le mardi 4 août 2026, émanant des services du gouverneur de la région du Sud. Elle résonne comme un effet boomerang. Depuis le 1ᵉʳ juillet 2026, la région du Sud-Cameroun fait officiellement face à une résurgence de l’épidémie de Mpox (autrefois appelée variole du singe). La situation épidémiologique sur le terrain s’avère particulièrement préoccupante. Trois districts de santé de la région sont désormais formellement déclarés en situation d’épidémie : Kribi, Niété et Ebolowa. Le bilan sanitaire actualisé fait état de 11 cas confirmés par analyse de laboratoire, 79 contacts directs scrupuleusement identifiés et suivis, ainsi que 242 contacts indirects répertoriés par les services de santé. Cette circulation active du virus impose une réactivité prompte et rigoureuse, particulièrement au moment où le chef-lieu de la région s’apprête à devenir le théâtre de rassemblements massifs.
Le défi sécuritaire des Jeux universitaires
La mise en garde du Gouverneur prend une résonance d’autant plus stratégique que la région accueille, du 5 au 9 août 2026, la phase finale des Jeux universitaires. La convergence vers Ebolowa de nombreuses délégations, de milliers d’athlètes, d’encadreurs et de supporters venus des quatre coins du pays constitue un facteur d’amplification potentielle du risque de transmission. Afin d’éviter une explosion des contaminations au sein de ces foules, Félix Nguélé Nguélé s’adresse formellement aux chefs de délégation, aux responsables sportifs, aux athlètes et aux populations locales. L’objectif est clair : concilier la célébration du sport universitaire et la protection absolue de la santé publique.
Symptômes et modes de transmission : savoir identifier la menace
Le communiqué rappelle les aspects cliniques fondamentaux de la maladie pour permettre une détection précoce. Le Mpox est une zoonose virale qui se transmet par contact direct, aussi bien de l’animal (notamment les singes et les rongeurs) à
l’Homme, que d’Homme à homme. La vigilance de chacun doit se porter sur les symptômes majeurs suivants : des éruptions cutanées ou des lésions sur la peau, une fièvre brutale accompagnée de frissons, des maux de tête intenses, des douleurs musculaires et dorsales, une fatigue générale importante ainsi qu’un gonflement caractéristique des ganglions lymphatiques.
Les consignes barrières impératives
Pour contrer la propagation du virus durant les compétitions et au quotidien, l’autorité administrative intime l’ordre d’appliquer strictement quatre mesures préventives fondamentales : le lavage systématique des mains avec installation de points d’eau et de désinfection sur tous les sites de rassemblement, l’évitement rigoureux de tout contact direct avec une personne présentant des signes évocateurs, la prudence absolue face à la faune sauvage en évitant de manipuler les carcasses d’animaux, et enfin une sécurité alimentaire renforcée avec une cuisson particulièrement poussée des aliments, en particulier la viande de brousse.
Prise en charge gratuite et mobilisation des équipes
Face à la psychose potentielle, le gouverneur de la région du Sud se veut rassurant quant à la capacité de réponse du système de santé. Les équipes médicales sont pleinement déployées sur le terrain pour assurer la surveillance épidémiologique et le suivi des cas contacts. De plus, l’administration rappelle une disposition essentielle : la prise en charge clinique du Mpox est entièrement gratuite dans tous les centres de traitement agréés de la région. Alors que le coup d’envoi des Jeux universitaires est imminent, le message des autorités est limpide : la fête du sport ne pourra être une réussite que si la discipline sanitaire reste la priorité absolue de chaque participant et citoyen.















