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Protection des professionnels sanitaires face aux épidémies : Atelier de simulation sur le port et le retrait des équipements de protection individuelle

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Le 5 juin dernier à Yaoundé, l’Institut d’Hygiène Publique et d’Assainissement (IHPA) et le CCOUSP ont organisé un exercice de simulation grandeur nature. Objectif : armer les professionnels de santé contre les contaminations croisées grâce à la maîtrise des Equipements de Protection Individuelle (EPI).

Atelier de simulation sur le port et le retrait des équipements de protection individuelle

Dans l’arène de la gestion des crises sanitaires, la différence entre un soignant protégé et un soignant contaminé tient parfois à un simple geste de la main. C’est fort de ce constat que l’IHPA, en étroite collaboration avec le Centre de Coordination des Opérations d’Urgence de Santé Publique (CCOUSP), a réuni les experts de l’AVoHC-SURGE et volontaires du Règlement Sanitaire International (RSI), dans la salle polyvalente de l’IHPA, transformée pour l’occasion en centre d’entraînement biomédicale.

Anticiper pour ne pas subir

L’enjeu de cet atelier de simulation dépasse la simple révision technique. En effet, il était question de bâtir des équipes prêtes à être déployées instantanément lors d’épidémies, capables d’agir de manière coordonnée, standardisée et ultra-efficaces. Par ailleurs, au-delà du maniement des armures de plastique et de tissu, les participants ont été immergés dans des modules critiques notamment l’hygiène des mains, le dosage chirurgical des solutions chlorées, et la gestion psychologique et technique des enterrements dignes et sécurisés. « Ce type d’exercice pratique est le seul rempart efficace pour briser la chaîne de transmission des infections et éviter les contaminations croisées en milieu hospitalier », rappelle un spécialiste du CCOUSP.

L’habillage, une chorégraphie millimétrée

L’exercice a également mis en lumière la rigueur quasi militaire du protocole. Pour l’habillage, qui doit impérativement s’opérer avant l’entrée en zone rouge, l’ordre est immuable. Tout commence par une désinfection hydroalcoolique approfondie.

Viennent ensuite le masque, ajusté au millimètre sur le nez et la bouche, puis la blouse, solidement nouée au cou et à la taille. Les lunettes étanches ou la visière se positionnent dans un second temps, avant que les gants ne viennent clore la marche, étirés par-dessus les poignets de la blouse pour ne laisser aucun millimètre de peau à découvert.

Le déshabillage, la zone de tous les dangers

Mais c’est lors du retrait des EPI que le niveau de stress monte d’un cran car le moindre faux pas peut être fatal. C’est ici que le risque de contamination est le plus élevé. Les gestes doivent être lents, précis, calculés. Les gants sont retirés en premier, retournés sur eux-mêmes pour emprisonner les agents pathogènes, puis jetés. Après une nouvelle friction des mains, la blouse est détachée et enroulée vers l’avant, face souillée vers l’intérieur. La protection oculaire est quant à elle extraite par l’élastique arrière, suivie enfin du masque. Un faux mouvement, et c’est l’infection. Grâce à cette simulation, les urgentistes de demain ont pu transformer la théorie en réflexes salvateurs.

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Audray Ndengue

Journaliste

Ndengue Audray, journaliste dans le groupe Échos santé, Brevet de Technicien Supérieur en sciences et techniques de l'information et de la communication à l'Institut Universitaire Siantou. Écris et parle parfaitement le français

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