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Mogodé : Une mission humanitaire redonne espoir aux communautés d’Oumbegarhou-Rhoumzou

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Les localités d’Oumbegarhou-Rhoumzou, dans l’arrondissement de Mogodé (département du Mayo-Tsanaga), ont accueilli une mission humanitaire conjointe de l’Action pour le Respect des Droits de l’Homme et Dignité Humaine (ARDHU) et de l’Antenne Extrême-Nord de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC). Pendant deux jours, plusieurs centaines de personnes ont bénéficié d’activités de sensibilisation, d’un accompagnement psychosocial et de distributions de kits humanitaires visant à renforcer leur protection, leur dignité et leur résilience.

Au cœur des montagnes du Mayo-Tsanaga, les populations d’Oumbegarhou-Rhoumzou ont vécu, les 1er et 2 août 2026 dernier, deux journées placées sous le signe de la solidarité et de la promotion des droits humains. Conduite conjointement par l’Action pour le Respect des Droits de l’Homme et Dignité Humaine (ARDHU) et l’Antenne Extrême-Nord de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC), cette mission humanitaire avait pour ambition de renforcer la protection des communautés vulnérables tout en contribuant à la restauration de leur dignité.

Coordonnée sur le terrain par le chef d’Antenne de la CDHC pour l’Extrême-Nord et le coordonnateur général d’ARDHU, l’initiative a mis l’accent sur la prévention des violences, le soutien psychosocial et la cohésion sociale dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et humanitaires auxquels restent confrontées plusieurs localités de l’arrondissement de Mogodé.

La première journée a été consacrée à un accompagnement spécifique des personnes du troisième âge. Au total, 55 personnes, dont 50 femmes et cinq hommes, ont pris part à une séance dédiée à la santé mentale et au soutien psychosocial. Les échanges ont permis d’aborder les conséquences psychologiques des crises, l’importance de l’écoute, de la solidarité communautaire et des mécanismes de résilience. À l’issue de cette rencontre, des kits composés de nattes et de savons ont été distribués afin d’améliorer les conditions de vie des bénéficiaires.

Parallèlement, 100 membres de la communauté hôte, parmi lesquels 70 femmes et 30 hommes, ont participé à des sessions de sensibilisation portant sur les violences basées sur le genre (VBG), la prévention de l’exploitation et des abus sexuels (PEAS), la documentation civile ainsi que la promotion de la paix, du vivre-ensemble et de la cohésion sociale. Les animateurs ont insisté sur les droits des victimes, les mécanismes de signalement des abus et l’importance de l’enregistrement des naissances et de la possession des documents d’état civil pour faciliter l’accès aux services sociaux.

Les activités se sont poursuivies le lendemain avec une nouvelle vague de sensibilisation regroupant 85 participants, dont 60 femmes et 25 hommes. Les mêmes thématiques ont été développées afin de consolider les acquis et d’encourager les populations à devenir des relais de sensibilisation au sein de leurs communautés. Une nouvelle distribution de kits humanitaires est venue accompagner cette seconde journée, traduisant la volonté des organisateurs d’apporter une réponse à la fois sociale, matérielle et psychologique aux besoins exprimés.

Les enfants n’ont pas été oubliés. Cinquante-deux d’entre eux ont pris part à des activités récréatives comprenant des chants, des danses et un match de football. Au-delà du simple divertissement, ces moments de convivialité ont constitué un véritable espace de rétablissement psychosocial, permettant aux plus jeunes d’exprimer leurs émotions, de renforcer leurs liens avec leurs camarades et de retrouver, le temps d’une journée, une part de l’insouciance propre à leur âge.

Pour les responsables d’ARDHU et de la CDHC, la protection des populations ne se limite pas à l’assistance matérielle. Elle passe également par la promotion des droits fondamentaux, le renforcement de la santé mentale, la prévention des violences et la consolidation de la paix au sein des communautés. Les nombreux témoignages recueillis au cours de cette mission illustrent l’impact de ces actions sur des populations souvent confrontées à la précarité et aux conséquences des crises.

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Samuel Adjewa

Journaliste communicateur

Samuel Adjewa est journaliste-communicateur basé à l’Extrême-Nord du Cameroun. Il est correspondant régional du groupe Échos Santé dans cette partie du pays. Il est actuellement en Master 2 en communication des organisations à l’Université de Maroua. Il a collaboré avec plusieurs médias et ONG nationales et internationales, notamment dans la production de contenus radio et documentaires. Son travail s’intéresse particulièrement aux questions de santé, de développement local et de communication institutionnelle.

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