Yaoundé - 14/11/2018

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Hôpital Régional Annexe d’Edéa : Au cœur de la prise en charge

Outre des pathologies classiques traitées dans cette formation hospitalière, ce centre de soins mène une lutte acharnée au quotidien à l’effet de sauver la vie aux accidentés de la route.

Prise en charge des blessés de la route: une priorité.

L’hôpital régional annexe d’Edéa affiche un diagnostic encourageant. Le patient qui s’y rend est accueilli dès son entrée par une sérénité qui se manifeste au niveau de l’entrée avec des agents de sécurité qui veillent au grain. Ici, il faut montrer patte blanche pour y avoir accès. Une fois identifié, on est de suite orienté vers les différents services sollicités. C’est par cet accueil que l’équipe de journalistes d’Echos Santé est reçue le lundi 17 septembre 2018 à l’hôpital régional annexe d’Edéa. Avant de débuter notre périple, il convient  d’avoir l’approbation du patron des lieux. C’est donc  en toute logique que la première escale de notre visite nous conduit vers le bureau du directeur de cette formation hospitalière. Comme dans toutes les administrations sérieuses, il faut se signaler au niveau du secrétariat qui ne désemplit pas. Plusieurs rendez-vous sont calés ce lundi. Des patients, collaborateurs et autres visiteurs arrivent et repartent après être reçus.

C’est finalement après quelques minutes d’attente que nous parvenons à obtenir le feu-vert de la hiérarchie de l’hôpital à l’effet de réaliser notre reportage. Nous parcourons tous les différents services qu’offre cette formation sanitaire. Il s’agit notamment du service de médecine, de chirurgie, de pédiatrie, de gynécologie et de la maternité entre autres. Dans ce dernier service évoqué, plusieurs mères ont donné naissance. « Je suis sur le point de sortir de l’hôpital. J’ai bien accouchée et la sage-femme qui m’a fait accoucher m’a vraiment aidé à mettre mon bébé au monde. Elle m’a encouragé pendant tout le processus. J’ai accouchée sans problème et je dis merci à cet hôpital pour la qualité d’accueil et pour ma prise en charge », lance une patiente émue, non loin de son Bébé.

Centre des urgences de l’hôpital annexe d’Edéa.

A chaque unité parcourue, il se dégage un constat impressionnant. La propreté est de mise. Pas un seul déchet en vue. Le marbre du sol et les murs luisent littéralement et donne à cette maison de soins créée en 2011, un air de neuf qui se remarque même au niveau des toilettes. La boucle de notre visite, nous conduit au service des urgences. De l’extérieur, on constate une agitation du personnel soignant. L’alerte est fondée. De fait, une victime d’accident de la route vient d’être admise en soins intensifs. Il perd trop de sang et son pronostic vital est entamé. Au centre des urgences, c’est la course contre la montre. Les médecins et autres personnels soignant s’activent autour de lui. Après plusieurs minutes, l’état de l’accidenté est stabilisé. Presqu’une victoire pour le personnel soignant. Ce cliché est courant ici à l’hôpital régional annexe d’Edéa. « Parmi les plus de 2000 patients admis en soins dans cet hôpital, plus de la moitié sont des victimes des accidents de la route dont-il faut urgemment prendre en charge», révèle le Dr, Jean Gustave Tsiagadigui, Directeur de l’hôpital qui poursuit : « Nous sommes entrain d’aborder la phase critique de l’amortissement du matériel d’une manière globale. Le ministère de la Santé publique est au courant et nous apporte son soutien. Sur fonds propre, nous essayons de financer un certain nombre de chose mais on ne peut pas tout faire. Nous avons une ambulance qui ne fonctionne plus et vous pouvez imaginer les cas que nous pouvons avoir. Cette situation cause un problème », indique t-il. Dans cette hôpital, le personnel déplore l’absence de certains services à l’instar ; du service d’urologie, de neurologie ou encore le manque d’un scanner.

Malgré ces quelques problèmes, la gestion de l’hôpital semble sereine : « Nous travaillons avec quiétude. Tous nos spécialistes sont présents tous les jours où ils consultent, malgré le fait qu’ils ne résident pas ici. Mais, il faut dire que beaucoup de choses se sont améliorer avec l’arrivée du nouveau directeur », déclare Ngo Dibe Epse, Manba, surveillant général, major de l’hôpital. Au-delà de tout ce qui semble se présenter comme un air de bonne santé, certains personnels nous révèlent qu’il existe au sein de cet hôpital une ode de personnes qui veulent casser le travail déjà accompli : « le Directeur de l’hôpital a mis fin à un certain désordre qui existait. On parle d’arnaque, de nombreuses dénonciations de rançonnement et de détournement de malades entre autres auxquels  le Directeur a mis fin. C’est la raison pour laquelle ces personnes concernées veulent tout faire pour saboter le travail fait jusqu’ici. Il faut que les gens sachent ce qui se passe », chuchotent ces personnels en blouse blanche, à l’équipe de reporters en visite à l’hôpital régional annexe d’Edéa. Affaire à suivre…

Eddy Armand Matchouako

 

 

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