Lutte contre les mutilations génitales: l’ong Loucha engagée à stopper l’excision

A lire l’entretien accordé à Odile Parel fondatrice de cette Organisation non gouvernementale

« Nous faisons des sensibilisations, beaucoup de sensibilisations»

 Odile Parel, Fondatrice de l’Ong-Loucha

Vous êtes fondatrice de l’Ong Loucha, parlez-nous de vous ?

Je suis Odile Parel, Fondatrice de l’Ong-Loucha. Ivoirienne vivant en côte d’ivoir, il ya maintenant 5 ans, venant de la Suisse mon pays d’adoption ou j’ai vécue 21 ans avec mes deux enfants. Je suis du peuple Dan de la Côte d’ivoire, yacouba de la région Ouest du pays. Styliste modéliste, mon nom d’artiste est miss Zarkouèné.

Pouvez-vous nous présenter l’Ong Loucha (Lève-toi) stop l’excision ?

Loucha qui veut dire (lève-toi) en langue Dan est créé en 2009 en Suisse, dans le canton de Neuchâtel précisément à la chaux-de fonds. Loucha lutte contre l’excision à travers le tissu Zarkouèné du peuple Dan. J’ai été malheureusement victime de cette pratique à l’âge de 9 ans dans le centre du pays à Béoumi lorsque mon père était en fonction dans cette localité.

Selon les statistiques de 2020 en Côte-Ivoire, 36,7% des femmes âgées de 15-49 ans ont subi au moins une forme de mutilation génitale féminine. En outre 10,09 enfants de 0à 14 ans ont été excisées. Quelles sont les actions et les activités que vous menez pour lutter contre ce phénomène en Afrique et en Côte d’Ivoire en particulier ?

Nous faisons des sensibilisations, beaucoup de sensibilisation. Il y a maintenant deux ans que loucha a ouvert une maternelle garderie toujours dans le but de lutter contre l’excision car nous avons aussi constaté avec l’éducation de la petite enfance nous pouvons faire passer notre message et aussi préservé la petite fille.

Est-ce que vous rencontrez des difficultés dans la mise en œuvre de votre politique de lutte contre cette pratique ?

Par la grâce de Dieu nous n’avons pas encore eu de problème. La difficulté que nous avons sur le terrain, c’est de ne pas être soutenu par les autorités publiques. Mais en passant par l’éducation les portes s’ouvrent à nous ce qui est vraiment encourageant.

Collaborez-vous avec d’autres Ong et/ou les organisations qui militent également pour stopper l’excision ?

Oui nous sommes en collaboration avec d’autres structures du pays et de la région.

Quel message pouvez-vous adresser à l’endroit des communautés qui pratiquent encore l’excision et les mutilations génitales ?

C’est un message d’encouragement. C’est à nous de trouver les stratégies afin de sauvé la vie de ces petites filles. Avec Jésus-Christ nous ferons des exploits,

Merci.

Par Désiré EFFALA

 

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