À l’occasion d’une audience stratégique à Yaoundé, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), Marie Thérèse Abena Ondoa, et le Représentant Résident des Nations Unies au Cameroun, Issa Sanogo, ont resserré leur collaboration pour intensifier la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles.
Face au fléau persistant des violences faites aux femmes et aux filles, une alliance stratégique se dessine à Yaoundé. Ce jeudi, un dialogue de haut niveau a scellé la volonté commune du gouvernement camerounais et du système des Nations Unies d’intensifier la lutte. La ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), Marie Thérèse Abena Ondoa, et le Représentant Résident des Nations Unies au Cameroun, Issa Sanogo, ont tenu une audience cruciale dédiée à l’accélération de la mise en œuvre de l’Initiative Spotlight.
Cette rencontre, bien plus qu’un simple échange protocolaire, visait à définir des actions tangibles pour éradiquer toutes les formes de violences basées sur le genre. Au cœur des discussions : la consolidation des plans d’action nationaux, le soutien renforcé aux organisations de la société civile œuvrant sur le terrain et l’amplification des campagnes de sensibilisation à l’échelle nationale. Issa Sanogo a insisté sur l’impérieuse nécessité de ce partenariat. « La collaboration entre le MINPROFF et les Nations Unies est un levier essentiel pour la promotion et la protection effective des droits des femmes et des filles au Cameroun », a-t-il déclaré. Par ailleurs, il a lancé un appel pour la formalisation d’un programme conjoint et pour une mobilisation accrue des ressources, notamment en impliquant davantage le secteur privé dans ce combat collectif.
Un engagement de l’État marqué par une avancée législative imminente
Du côté des autorités camerounaises, l’engagement est tout aussi ferme. La ministre Abena Ondoa a exprimé son plein accord pour « travailler main dans la main avec les Nations Unies » afin de donner une impulsion décisive à l’Initiative Spotlight. Cet engagement étatique se concrétise par une annonce majeure : l’adoption prochaine d’une loi spécifique contre les violences faites aux femmes et les violences basées sur le genre.
« Pour davantage marquer l’engagement de l’État pour cette cause, le MINPROFF a fait mention de la mise en œuvre prochaine du projet de loi contre les violences basées sur le genre, actuellement en cours d’évaluation finale avec le Ministère de la Justice (MINJUSTICE) », a-t-elle indiqué. Cette loi, attendue de longue date par les associations de défense des droits des femmes, constituerait un cadre juridique puissant pour prévenir les violences, protéger les victimes et punir les auteurs.
Vers une synergie d’actions pour un impact durable
L’union des efforts du MINPROFF et des agences onusiennes, symbolisée par cette audience, représente donc un tournant potentiel. L’approche combinée – renforcement des politiques publiques, appui aux acteurs locaux, plaidoyer législatif et sensibilisation – vise à créer un environnement protecteur pour les femmes et les filles.
En définitive, cette collaboration renforcée, couronnée par la perspective d’une loi dédiée, envoie un signal fort. Elle démontre que l’élimination des violences sexistes n’est pas seulement une aspiration, mais une priorité d’action concrète, nécessitant la mobilisation de tous les secteurs de la société. Le chemin reste long, mais la feuille de route commune établie entre le Cameroun et les Nations Unies ouvre une nouvelle phase, plus opérationnelle et plus déterminée, dans ce combat essentiel pour l’égalité et la dignité.
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