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Système National de Régulation des Interventions Sanitaires: lancement imminent de la phase pilote du SRIS

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Sous l’égide du Ministre de la Santé Publique, le Dr Manaouda Malachie, la région de l’Est s’apprête à expérimenter le Système de Régulation des Interventions Sanitaires (SRIS) ;

Ce projet pilote, axé sur une coordination multisectorielle et une meilleure organisation des soins préhospitaliers, est actuellement en cours de finalisation par une équipe de travail conduite par le Délégué Régional de la Santé Publique de l’Est, Dr Albert Mambo Maka ;

Pour garantir le succès de cette réforme structurelle, 700 acteurs, incluant plus de 300 Agents de Santé Communautaire (ASC), sont mobilisés afin de transformer durablement la prise en charge des patients dans la région du Soleil Levant.

Rendu au siège de la délégation régionale de la Santé publique de l’Est  Cameroun le mercredi 4 mars 2026, il est 12h. Le personnel de la structure est réuni autour du patron des lieux, Dr Albert Mambo Maka dans la salle de conférence. Il s’agit d’une réunion stratégique qui vise à préparer la phase pilote du Système de Régulation des Interventions Sanitaires (SRIS). À tour de rôle, les différents intervenants exposent les travaux déjà menés au sein de leurs différentes commissions. La réunion dure plus de 6 heures d’horloge. Preuve du sérieux des parties prenantes. Cet engagement résulte du quitus donné le 30 janvier dernier par le ministre de la santé publique, Dr Manaouda Malachie au délégué régional de la Santé Publique de l’Est pour la mise en route de la phase pilote du SRIS.

Ce projet, dont la genèse remonte à près de cinq ans sous l’impulsion directe du Minsante, puise ses racines dans l’expérience acquise lors de la crise de COVID-19 dans le Littoral. Le délégué régional explique que le défi est de construire un système préhospitalier doté d’une base solide pour l’isolement des patients, afin d’en faire un modèle national. Selon le Dr Mambo Maka, il ne s’agit pas seulement de soigner, mais de mettre sur pied un « système gestionnaire global » capable de résoudre les problèmes de régulation des activités de santé. Bien que le préhospitalier soit l’élément le plus visible, le délégué précise qu’il n’est qu’un « petit maillon » d’une architecture beaucoup plus vaste validée par la hiérarchie, visant à transformer radicalement la gestion des interventions sur le terrain.

Une vision globale au-delà du simple soin

La force de ce nouveau système réside dans sa capacité à instaurer une « grosse coordination multisectorielle ». Le Dr Albert Mambo Maka insiste sur le fait que le SRIS impose une synergie d’action entre de nombreuses entités, dont certaines se trouvent en dehors du giron classique du ministère de la Santé. Pour lui, le ministère doit pleinement assumer son rôle de « régulateur du système » pour s’assurer que les interventions profitent directement aux populations. « Il est question de nous rassurer que le ministère de la Santé jouera son rôle de régulateur dans l’exécution et la réalisation des interventions de santé sur le terrain », affirme-t-il, précisant que cette approche englobe aussi bien la promotion de la santé et la prévention que les aspects purement curatifs.

L’enjeu est de rendre les efforts gouvernementaux plus perceptibles pour le citoyen, en créant un cadre où chaque acteur, qu’il appartienne au SAMU ou à d’autres secteurs, travaille en parfaite harmonie sous une régulation stricte.

Le mercredi 4 mars 2026, l’horloge de la salle de conférence de la Délégation Régionale de la Santé Publique de l’Est marquait 18h passées lorsque les travaux ont pris fin. Débutée six heures plus tôt, cette réunion marathon, présidée par le Dr Albert Mambo Maka, témoigne de la densité des enjeux. Autour de lui, des experts et chefs de commissions, investis d’une mission capitale : finaliser l’architecture de la phase pilote du Système de Régulation des Interventions Sanitaires (SRIS).

Une ambition née de la résilience

Ce projet ne sort pas de l’ombre par hasard. Sa genèse remonte à près de cinq ans, portée par la vision du Ministre de la Santé Publique, le Dr Manaouda Malachie. Puisant ses racines dans les leçons tirées de la crise du COVID-19, le SRIS ambitionne de dépasser le simple cadre du soin pour instaurer un « système gestionnaire global ». L’objectif est clair : construire un modèle préhospitalier robuste, capable de servir de référence nationale.

Le Dr Mambo Maka est formel : si le volet préhospitalier et l’isolement des patients sont les parties visibles de l’iceberg, le SRIS est en réalité une architecture bien plus vaste. Il s’agit de redonner au ministère son rôle de régulateur central, capable de coordonner une action multisectorielle où la promotion de la santé, la prévention et le curatif s’articulent sans fausse note.

L’engagement total d’une équipe de choc

Le sérieux affiché lors de cette séance de travail de six heures illustre l’engagement des parties prenantes. Depuis le quitus ministériel du 30 janvier dernier, les équipes ne comptent plus leurs heures. Plus de 700 acteurs, dont 300 agents de santé communautaire (ASC), sont mobilisés dans la région.

Le défi actuel est celui de la formalisation technique. « Il ne s’agit pas de courir », martèle le Délégué Régional. L’heure est à la production de documents de référence : procédures standards, fiches de poste précises et indicateurs de suivi. Chaque maillon de la chaîne, du SAMU aux collectivités territoriales, doit savoir exactement quelle partition jouer pour que la symphonie soit parfaite lors du lancement officiel, prévu dans quelques semaines.

L’Est, laboratoire de la modernisation nationale

La force du SRIS réside dans sa fondation politique et administrative. Sous l’égide du Gouverneur de la région de l’Est, Grégoire Mvongo, une plateforme stratégique multisectorielle a déjà été consolidée. Elle réunit la société civile, le secteur privé et les élus locaux, créant un écosystème favorable à la régulation.

L’enjeu dépasse les frontières de la région du “Soleil Levant”. En réussissant cette phase pilote, le Dr Mambo Maka et ses équipes préparent le terrain pour une duplication nationale. L’Est devient ainsi le laboratoire d’une santé publique plus réactive, où l’intervention de l’État devient enfin palpable pour le citoyen lambda. Pour les populations, c’est la promesse d’une prise en charge plus rapide, mieux coordonnée et, surtout, plus humaine.

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Junior NTEPPE KASSI, 33 ans, est un journaliste scientifique camerounais au Groupe Échos Santé. Spécialiste de la médecine du sport, il met sa passion au service de l'information médicale de pointe.

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