Recherche scientifique – Le CIRCB accélère le combat contre le VIH et les hépatites

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Les dernières avancées de la lutte contre le VIH et les hépatites virales ont été présentées aux membres de l’Association des journalistes Scientifiques et communicateurs pour la promotion de la Santé au Cameroun (AJC-PROSANTE) au cours d’un café Scientifique présidé par le Pr Alexis DJOLO, Directeur Général du Centre International de Référence Chantal BIYA (CIRCB), le 28 Novembre 2022 à Yaoundé.

Cette rencontre tenue en présence du Directeur Général du CIRCB, Pr Alexis Ndjolo, s’inscrit dans le cadre du 7e mois camerounais et de la 35e journée mondiale contre le Sida. Au centre des échanges la prévention de la transmission du virus de l’hépatite virale B de la mère à l’enfant et l’évaluation externe de la qualité dans les laboratoires d’analyses médicales au Cameroun. L’hépatite B est une infection virale qui s’attaque au foie et qui peut entraîner aussi bien une affection aiguë que chronique. La transmission de la mère à l’enfant de cette pathologie constitue une cause majeure de portage chronique AgHBs. 90% enfants qui entrent en contact avec l’hépatite virale B pendant la période périnatale vont développer une forme chronique à l’âge adulte. Le taux transmission est de 90% à 100% chez enfants nés de mères AgHBe (+) contre 10-30% chez enfants nés de mères AgHBe(-). Aussi, c’est un problème de santé publique majeur au Cameroun avec plus de 296 millions d’hépatite B chronique en 2019, 1.5 millions de nouvelles infections par jour. Elle constitue la 7ème cause de décès dans le monde en 2013 et la

1ère cause de mortalité par carcinome hépatocellulaire. La transmission de ce virus de la mère à l’enfant est évitable par prévention de l’infection par VHB chez  les femmes en âge de procréer, le dépistage et PEC de l’hépatite B chronique chez les femmes enceintes (prophylaxie), l’administration du vaccin contre le VHB aux nouveau-nés au cours des premières 24 heures après naissance et le renforcement des services de soins maternels et infantiles. ‹‹ Une femme enceinte qui porte le virus de l’hépatite B pourrait réduire les risques de transmission de ce virus à son enfant à travers différentes interventions. La première, si elle est éligible, elle prendra l’antiviral contre hépatite B ou le nouveau-né est vacciné à la naissance pendant le 24 suivent la naissance ou il on l’administre l’immunoglobuline de l’hépatite B à la naissance››, fait savoir le Pr Judith N. Torimiro, Ph.D. (London), investigatrice principal au CIRCB.

L’autre point abordé au cours de cette rencontre est le contrôle de la qualité des examens des laboratoires qui sont une composante importante du système de soins de santé. En plus de soutenir le diagnostic et le traitement des patients, ils fournissent également aux autorités sanitaires les données statistiques nécessaires pour élaborer, mettre en œuvre et évaluer les politiques nationales de santé. De plus, ils sont responsables de la surveillance nationale et internationale des maladies. À cet effet, les services de laboratoire permettent l’établissement d’un diagnostic précis chez un patient ; l’attribution d’un traitement approprié ; l’évaluation du pronostic ; la confirmation de la réussite du traitement ; la détection de la source d’infection (analyse environnementale) ; le diagnostic précoce d’une flambée ou d’une épidémie ; la sélection de la prophylaxie appropriée pour le patient / la  communauté ; le traçage de la propagation de l’infection pour la contrôler, et l’identification du rôle des facteurs environnementaux.

 Les conséquences des erreurs de laboratoires sont entre autre la prise en charge inadéquate du patient qui peut mourir, l’action de santé publique inappropriée et la perte des ressources. ‹‹ Le CIRCB est pleinement engagé dans le cadre de la surveillance qualité externe. Nous enrôlons les sites dans toutes les 10 régions du Cameroun et ces sites participent à ce programme de système de la qualité et nous faisons le suivi des actions correctives pour améliorer la qualité au niveau de ces sites. Ce qui garantit la qualité dans le résultat de laboratoire c’est 3 éléments. Il faut que le technicien qui manipule les échantillons soit formé ; que l’appareil soit fonctionnel, qu’il y ait un contrôle de maintenance de ces appareils, que les réactifs qu’on utilise ne soient pas périmés. Pour que les structures augmentent la qualité, ils doivent participer à des programmes de contrôle qualité interne qui permet de libérer les résultats. Ça permet également d’être comparé à d’autres laboratoires qui sont au niveau international et avec ça on peut facilement avoir accès à l’accréditation ››, indique Dr Bertrand Sagnia, responsable du contrôle qualité au CIRCB. Il faut dire que l’apport des laboratoires est reconnu comme une partie importante de la gestion et la prévention des maladies au niveau individuel et communautaire. Par conséquent, il est nécessaire d’assurer la qualité dans les laboratoires à tous les niveaux, du niveau central au niveau périphérique.

A la fin de cette rencontre le président de l’AJC-Prosanté, a salué cette initiative qui pour lui devrait se répéter le plus souvent. ‹‹ Je pense que rencontrer les scientifiques est très important pour les journalistes qui se veulent intéressés par des questions de santé, par des questions de sciences, parce que pour pouvoir expliquer à la population, pour pouvoir relayer la bonne information, il faudrait qu’on soit bien formé, bien outillé. Je pense également que ce café scientifique, ce matin était très important pour qu’effectivement les membres de l’AJC-Prosanté soient suffisamment outillés sur les technologies peut-être de l’assurance qualité dont on n’en parle pas suffisamment, la question de la transmission de l’hépatite virale B mère enfant. Je pense que tout cela était très important que nous puissions échanger et je dis qu’il faut que les journalistes quittent cette casquette des acteurs qui viennent juste pour assister au point de presse, aux conférences de presse, qu’ils considèrent qu’ils sont les acteurs du changement et les acteurs du développement et pour ce faire il est important qu’ils soient suffisamment outillés. Ce n’est que partie remise maintenant à tous ceux qui ont été outillés d’aller faire la bonne retransmission ››, explique Joseph Mbeng Boum.

Divine KANANYET

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