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31e congrès de la Société Camerounaise d’Ophtalmologie : l’intelligence artificielle au chevet de l’ophtalmologie camerounaise

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Le 31e congrès annuel de la Société Camerounaise d’Ophtalmologie (SCO), qui s’est tenu à Yaoundé, a consacré l’émergence de l’intelligence artificielle comme outil majeur de transformation des pratiques.

La capitale camerounaise a abrité le 31e congrès annuel de la Société Camerounaise d’Ophtalmologie (SCO), un rendez-vous scientifique majeur placé sous le signe de la révolution technologique. Les ophtalmologistes et chercheurs se sont en effet penchés sur une thématique d’une actualité brûlante : l’intelligence artificielle et son apport dans la pratique médicale, plus spécifiquement en ophtalmologie. Par ailleurs, les participants ont également exploré les interactions entre l’œil et les pathologies générales, confirmant ainsi la place centrale de la discipline dans la médecine interne.

Dès les premières communications, l’assistance a pu mesurer l’impact réel des nouvelles technologies. Des praticiens ont ainsi présenté les résultats d’une enquête sur les perceptions et utilisations de l’IA par les professionnels au Cameroun. De plus, une étude menée auprès des résidents de la Faculté de Médecine de Yaoundé I a révélé un intérêt croissant des jeunes générations pour ces outils innovants. Mieux encore, l’efficacité du logiciel automatisé OphtAl pour l’analyse de la tête du nerf optique dans le dépistage du glaucome a été démontrée en conditions réelles, ouvrant par conséquent des perspectives prometteuses pour un diagnostic plus précoce.

L’IA ne se limite toutefois pas aux plateaux techniques des villes. Une communication particulièrement remarquée a en effet porté sur son utilisation dans les zones rurales de l’Extrême-Nord du Cameroun, prouvant ainsi que la technologie peut contribuer à réduire les inégalités d’accès aux soins. Des conférences de haut niveau, notamment celle du professeur Melataguia sur le passage du concept à la clinique, ont ensuite permis d’approfondir la réflexion sur l’intégration de ces algorithmes dans le parcours de soins quotidien.

L’œil, miroir des pathologies systémiques

Le sous-thème « Œil et Pathologie Générale » a quant à lui donné lieu à des échanges riches entre ophtalmologistes et internistes. Les présentations ont en effet mis en lumière la fréquence des atteintes oculaires au cours des maladies chroniques. Des cas atypiques de loase oculaire chez l’enfant sans microfilarémie ont été décrits, tandis que les profils épidémiologiques et tomographiques des œdèmes maculaires chez les patients diabétiques de type 2 à Garoua ont été minutieusement analysés. La prévalence et les caractéristiques cliniques de la rétinopathie drépanocytaire à l’hôpital régional de Garoua ont également été exposées, tout comme les résultats de la prise en charge chirurgicale par vitrectomie des complications de la rétinopathie diabétique proliférante.

En parallèle, les sessions consacrées au glaucome ont permis de faire le point sur les avancées thérapeutiques. L’évaluation de la pression intraoculaire après chirurgie par implant AADI dans le glaucome agortique a notamment retenu l’attention. Des études épidémiologiques ont par ailleurs dressé un état des lieux de cette pathologie à Bamenda, à Garoua et à l’Ouest du pays, tandis que l’évaluation de la qualité de vie des patients glaucomateux à Dschang a rappelé l’importance d’une approche holistique.

Chirurgie, pédiatrie et éthique au programme

Le congrès a également été marqué par des sessions pratiques d’envergure. Une chirurgie du glaucome retransmise en direct a ainsi permis aux congressistes d’observer les techniques les plus récentes. Les communications sur la cataracte ont pour leur part présenté les résultats fonctionnels obtenus dans plusieurs hôpitaux de référence à Douala et à Yaoundé, ainsi que l’évaluation de la satisfaction des patients opérés à Mbalmayo. L’anxiété préopératoire en chirurgie oculaire a également fait l’objet d’une étude multicentrique dans la région du Centre.

La neuro-ophtalmologie n’a pas été en reste, avec des présentations sur le dosage opératoire dans la chirurgie du strabisme, des cas rares de dyschromatopsie bilatérale acquise ou encore la prise en charge multidisciplinaire d’un gliome du nerf optique. Des cas cliniques complexes, tels qu’une présentation grave du syndrome de Sturge Weber ou un chondrosarcome du clivus révélé par une paralysie oculomotrice, ont par ailleurs illustré la diversité des situations rencontrées.  En définitive, ce 31e congrès de la SCO aura non seulement permis de faire le point sur les innovations technologiques, mais aussi et surtout de renforcer les collaborations entre spécialités. Les échanges interdisciplinaires avec les internistes, cardiologues, rhumatologues et neurologues ont en effet souligné la nécessité d’une prise en charge globale des patients. Grâce à la qualité des communications et à la mobilisation de tous les acteurs, l’ophtalmologie camerounaise confirme ainsi sa dynamique et son ouverture vers l’avenir.

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Elvis Serges NSA'A DJOUFFO TALLA

Rédacteur en Chef Adjoint

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