Dans un communiqué signé le 6 août 2024, par le président de l’Ordre national des médecins du Cameroun (ONMC), Dr Rodolphe Fonkoua, le conseil de l’Ordre national des médecins du Cameroun informe la communauté médicale et le public que suite à ses rappels à l’ordre de l’opérateur Orange Cameroun à propos de l’hébergement sur son réseau de la plateforme « Médiphone » dédiée à la téléconsultation, ce dernier a mis fin depuis le 1er août 2024 à cette pratique médicale illégale et non respectueuse des canons classiques de la profession.
Selon le Dr Philippe Roland Ngandeu, CEO de Medicare et président du Synamec, il y a une position officielle du gouvernement camerounais sur la question et sa position est la même.
Les défis du système de santé, tels que l’inaccessibilité géographique, la faible demande de services, le retard dans la prestation des soins, le faible respect des protocoles cliniques et les coûts supportés par les individus, contribuent à des pertes supplémentaires de performances du système de santé, avec un impact cumulatif négatif sur la santé des individus. Ces lacunes limitent la capacité de combler les gaps en matière de couverture, de qualité et d’accessibilité financière, et compromettent le potentiel de réalisation de la Couverture santé universelle.
C’est dans cette perspective que la résolution de l’Assemblée mondiale de la santé sur la santé numérique, approuvée à l’unanimité par les États membres en mai 2018, témoigne de la reconnaissance collective de la valeur des technologies numériques à contribuer à la progression de la couverture santé universelle. Cette résolution exhorte les ministères de la santé à : « évaluer leur utilisation des technologies numériques pour la santé, y compris dans les systèmes d’information sanitaire aux niveaux national et infranational, afin de déterminer les aspects à améliorer et de donner un degré de priorité élevé, selon qu’il conviendra, à la mise au point, à l’évaluation, à l’exploitation, à l’application à plus grande échelle et à l’usage élargi des technologies numériques, afin de promouvoir un accès équitable, financièrement abordable et universel à la santé pour tous, en tenant notamment compte des besoins particuliers des groupes vulnérables dans le cadre de la santé numérique », peut-on lire dans le plan stratégique national de la santé numérique.
Sauf que depuis ce 6 aout 2024, le conseil de l’Ordre national des médecins du Cameroun informe la communauté médicale et le public que, suite à ses rappels à l’ordre de l’opérateur Orange Cameroun à propos de l’hébergement sur son réseau de la plateforme « Médiphone » dédiée à la téléconsultation, ce dernier a mis fin depuis le 1er août 2024 à cette pratique médicale illégale et non respectueuse des canons classiques de la profession.
Le conseil de l’ordre rappelle par ailleurs qu’il travaille en ce moment de concert avec la tutelle, sur des textes qui devraient encadrer la pratique de la télémédecine dans notre pays, pratique devenue incontournable pour l’avènement d’une médecine de plus en plus performante et humanisante.
Selon le Dr Philippe Roland Ngandeu, CEO de Medicare et président du Synamec, « il y a une position officielle du gouvernement camerounais sur la question ». En bon républicain respectueux des institutions de la République, ma position est la même… », A-t-il écrit. Et pourtant, de nombreuses interventions de santé numérique émergentes peuvent contribuer à relever les défis du système de santé à différents niveaux, tout au long du processus menant à la couverture santé universelle. Néanmoins, comme pour toute introduction d’innovations et de nouvelles approches, les interventions de santé numérique nécessitent des changements de comportement et des transitions vers de nouvelles pratiques. Le succès n’est garanti que si la technologie proposée est reprise par les utilisateurs, ajoute de la valeur et facilite le changement ou l’action souhaitée. En tant que tels, les responsables de la mise en œuvre doivent être conscients des motivations, des obstacles et de la résistance à la perturbation du statu quo, qui peuvent affecter la fidélité du déploiement et comprendre que cela va atténuer les avantages potentiels des interventions de santé numérique.
Les technologies numériques recèlent un grand potentiel pour progresser sur la voie des objectifs de développement durable, en particulier pour soutenir les systèmes de santé, en améliorant la qualité et l’accessibilité tant géographique que financière des services de santé.
Elvis Serge NSAA
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