C’est dans un communiqué conjoint publié ce 26 mars 2026 que ce sont exprimés les organisations de la société civile, professionnels de santé et acteurs communautaires. Face à l’escalade alarmante des féminicides au Cameroun, ils appellent à une mobilisation collective pour protéger les femmes et les filles des violences.
L’horreur gagne de plus en plus de terrain au Cameroun. La dernière en date, le décès tragique du Dr. Assouguena Fouda Armelle, médecin anesthésiste-réanimatrice à l’hôpital de district d’Obala. Depuis le début de l’année 2026, tout comme elle, une vingtaine de femmes ont été arrachés atrocement à la vie en seulement deux mois. Ce qui illustre la persistance et la gravité des violences que subissent les femmes encore et encore, anéantissant ainsi leurs droits fondamentaux. Bien que des efforts soient faits pour mettre hors d’état de nuire ces bourreaux, la mobilisation de mesures plus coercitives est de mise.
Des mesures urgentes réclamées
Pour venir à bout de ce phénomène alarmant et grandissant, le consortium Women for Peace s’engage à déployer à court terme un plan d’actions structuré autour des mesures concrètes et complémentaires à travers : un plaidoyer législatif notamment le lancement d’une pétition nationale en faveur de l’adoption d’une loi spécifique contre les féminicides, afin de renforcer le cadre juridique et garantir une réponse pénale dissuasive ; la mise en œuvre d’une campagne médiatique d’envergure, multicanale, visant à informer, sensibiliser et mobiliser l’ensemble de la société autour de la tolérance zéro face aux violences faites aux femmes ; la conduite d’une étude nationale sur les facteurs associés aux féminicides, dans le but de générer des données fiables pour orienter des politiques publiques et des interventions efficaces ; et pour finir, la tenue des rencontres stratégiques avec les parties prenantes clés, couplées à des initiatives de levée de fonds pour soutenir durablement les actions engagées.
Un appel à une mobilisation collective des ressources
L’objectif de tout cet arsenal de mesures urgentes est d’appeler une mobilisation immédiate coordonnée et durable auprès de quatre acteurs clés : premièrement le gouvernement, afin d’ accélérer l’adoption et l’application de la loi sur les violences basées sur le genre, de renforcer les dispositifs de prévention, de protection et de prise en charge globale des survivantes, et garantir des mécanismes de justices efficaces, rapides et dissuasifs. Deuxièmement, aux communautés en vue de promouvoir activement une culture du respect, de l’égalité et de la tolérance zéro face à la violence, et signaler systématiquement toute situation à risque ; troisièmement à la société civile, d’intensifier les actions de sensibilisation, d’accompagnement des victimes et de plaidoyer, tout en renforçant la synergie entre acteurs ; quatrièmement aux partenaires internationaux de soutenir durablement les initiatives nationales à travers un appui technique et financier structurant.
Par ailleurs, le consortium réclame justice pour le Dr. Assouguena Fouda Armelle, et tous les autres cas dans des délais raisonnables.
Entre indignation et espoir, ce communiqué est un cri d’alerte. Les signataires rappellent qu’il est encore possible d’inverser la tendance, mais à condition d’agir vite, ensemble et de manière continue et résolue, pour garantir aux femmes et aux filles le droit fondamental de vivre en sécurité, dans la dignité et sans violence.













































































































































































































































































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