Cette action musclée marque la volonté de l’exécutif communautaire d’assainir les rues de la capitale économique, à l’heure où la cité se prépare à un événement diplomatique historique.
Douala : des bœufs en divagation saisis par la police municipale
C’est précisément au lieu-dit « La Grande Métisse », au cœur du quartier Bonaloka dans l’arrondissement de Douala III, département du Wouri, que la police municipale a frappé un grand coup. Plusieurs bœufs, qui circulaient librement sur la voie publique au mépris total des règles de sécurité et de salubrité, ont été capturés et conduits en fourrière sous le regard approbateur de nombreux riverains. Face à la récurrence de ce phénomène qui, selon la Communauté urbaine de Douala, ternit l’image de la capitale économique, le maire de la ville, le Dr Roger Mbassa Ndine, a tenu à réagir avec une fermeté sans équivoque. Le premier magistrat a rappelé que la divagation des animaux en zone urbaine est « strictement proscrite ». Au-delà de l’encombrement des axes routiers, cette pratique représente un danger réel pour les usagers de la route et entrave gravement la fluidité du trafic dans une zone déjà dense.
Le maire prévient : la phase de sensibilisation laisse désormais place à la répression. Les propriétaires de bétail s’exposent désormais à des sanctions sévères, conformément aux textes législatifs en vigueur au Cameroun. L’objectif est clair : restaurer l’ordre urbain et garantir la sécurité des citoyens.
Ce que dit la loi
L’arsenal répressif s’appuie sur une base juridique solide, bien que parfois méconnue des éleveurs urbains. Le décret du 14 septembre 1976 portant réglementation de l’élevage, de la circulation et de l’exploitation du bétail, modifié par le décret du 24 juin 1986, dispose sans ambiguïté en son article 2 que « la divagation des animaux à l’intérieur des périmètres urbains, dans les lieux et voies publics est interdite ».
Pour pallier le flou sur les sanctions, l’article 30 alinéa 1 précise que les contrevenants sont passibles des peines prévues à l’article 370 du Code pénal. Plus radical encore, le texte prévoit que les animaux saisis en contravention de la réglementation peuvent être vendus aux enchères publiques si leurs propriétaires ne s’acquittent pas des amendes et frais de fourrière dans les délais impartis.
Douala se prépare pour un événement majeur
À noter aussi que cette opération de salubrité n’est pas fortuite. Elle s’inscrit dans un calendrier diplomatique majeur : le Cameroun s’apprête à accueillir le pape François du 15 au 18 avril 2026. À l’approche de cette visite officielle d’envergure, la gestion de l’espace public et la sécurité routière sont devenues la priorité absolue de la Communauté urbaine de Douala.
En parallèle de cette traque bovine, de vastes chantiers de modernisation transforment la ville. Les équipes municipales sont mobilisées sur plusieurs fronts. Des travaux de curage intensif des réseaux et l’entretien des caniveaux sont menés pour garantir une évacuation optimale des eaux pluviales. La maintenance de l’éclairage public est renforcée pour sécuriser les commerçants et les usagers nocturnes. La réfection des chaussées se poursuit pour offrir un itinéraire fluide aux délégations officielles. Par ces actions combinées, la municipalité de Douala envoie un message fort : la cité économique doit offrir un visage propre, moderne et sécurisé, digne de son rang de métropole régionale.











































































































































































































































































