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Hantavirus : « Aucun cas au Cameroun », mais le gouvernement se prépare

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Ce 15 mai 2026, le ministre camerounais de la Santé publique, Dr MANAOUDA Malachie, a exclu tout cas sur le territoire national tout en annonçant des mesures renforcées aux aéroports et ports, des chambres d’isolement réactivées, et un appel à l’hygiène.

Le « MV Hondius », navire de croisière parti d’Argentine, a semé la psychose. À son bord, un foyer d’infection à hantavirus de souche Andes a causé trois décès. Alors que l’inquiétude monte, le Cameroun a sorti sa feuille de route. Ce 15 mai 2026, le ministre de la Santé publique, Dr MANAOUDA Malachie, a tenu une déclaration solennelle : « Aucun cas n’est notifié, à ce jour, sur le territoire national. » Le virus, endémique en Amérique du Sud, se distingue par « un risque de transmission interhumaine » en cas de contact étroit. La létalité du syndrome cardio-pulmonaire qu’il provoque peut atteindre « cinquante pour cent », a rappelé le ministre, avant de tempérer : dans le foyer actuel, elle est de 18 %. Le pronostic est grave car « il n’existe à ce jour aucun traitement spécifique homologué, ni vaccin ».   Risque jugé « faible » pour le Cameroun, mais pas d’angélisme. Les aéroports de Yaoundé et Douala, les ports de Kribi et Limbé sont renforcés. Des chambres d’isolement sont réactivées, et les échantillons pourront être envoyés à l’Institut Pasteur de Dakar. Le ministre insiste : « La vie économique et sociale doit se poursuivre dans la sérénité. » Il appelle à l’hygiène standard (lavage des mains, masque) et à la vigilance des voyageurs revenant de zones à risque. Numéro vert : 1510.

Les hantavirus se transmettent à l’être humain par l’intermédiaire de rongeurs sauvages infectés, tels que des souris ou des rats, qui excrètent le virus par la salive, l’urine et les excréments. Une morsure, un contact avec ces rongeurs ou leurs déjections ainsi que l’inhalation de poussière contaminée peuvent provoquer une infection. “La contamination humaine se fait généralement par inhalation de poussières et aérosols, contaminés par les excrétas des animaux infectés (urines, déjections, salive), au cours d’activités en forêt ou dans des locaux proches de la forêt et longtemps inhabités, ainsi que lors d’activités dans des zones rurales où les champs et les fermes offrent un habitat favorable pour les rongeurs réservoirs”, indique le site de l’Agence nationale de santé publique française. La prévention de l’infection consiste essentiellement à limiter les contacts avec les rongeurs, leurs sécrétions et excrétions.

Elvis Serge NSAA

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