Face à l’approche du Hadj 2026, le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, tape du poing sur la table. Il impose aux délégués régionaux un protocole sanitaire strict et numérisé pour se conformer aux exigences de l’Arabie Saoudite. Un suivi obligatoire sous peine de sanctions.
À l’approche du pèlerinage à La Mecque, le ministère de la Santé publique du Cameroun passe à l’offensive pour garantir la sécurité sanitaire des fidèles. Par le biais d’une lettre circulaire ferme, le ministre Dr Manaouda Malachie a tracé une feuille de route stricte destinée aux Délégués Régionaux de la Santé Publique. Face aux exigences sanitaires rigoureuses imposées par le Royaume d’Arabie Saoudite en coordination avec les instances internationales, le Cameroun ne veut laisser place à aucune improvisation. L’enjeu est de taille : le Hadj constitue l’un des plus grands rassemblements de masse au monde, un terrain propice à la propagation rapide de maladies. Le message du ministre résonne donc comme un impératif de souveraineté sanitaire et de protection civile, visant expressément à renforcer la sécurité sanitaire des pèlerins et à prévenir le risque de propagation de pathologies lors de cet événement.
Une numérisation et un suivi de proximité obligatoires
Pour matérialiser cette ambition, la circulaire ministérielle prescrit trois mesures phares à exécuter sans délai par lesq responsables régionaux. D’une part, le ministre instruit la mise en place immédiate d’une équipe conjointe associant la Délégation Régionale de la Santé Publique et les encadreurs du Hadj afin d’assurer un suivi régulier et optimal des exigences requises. D’autre part, l’innovation majeure réside dans l’obligation d’ouvrir un dossier électronique de suivi médical pour chaque pèlerin, un dispositif moderne qui garantit une meilleure maîtrise des problèmes de santé individuels. Enfin, l’accent est mis sur la prévention communautaire à travers l’organisation obligatoire de sessions de communication de proximité avec tous les acteurs avant le départ des pèlerins, permettant un partage rigoureux des informations sanitaires nécessaires et préalables à leur voyage.
Zéro tolérance pour le non-respect des consignes
Le Dr Manaouda Malachie s’est montré particulièrement intransigeant quant à l’application de ces directives sur le terrain. Il a formellement indiqué attacher du prix au respect scrupuleux de ces dispositions pratiques ainsi qu’à leur mise en exécution optimale par ses collaborateurs. Preuve de la haute importance de ce protocole et de la nécessaire coordination interministérielle, une copie de cette note a été officiellement transmise au Ministère de l’Administration Territoriale (MINAT) ainsi qu’aux Gouverneurs des Régions. Le ministre a conclu en rappelant qu’il n’est pas superflu d’exiger un compte rendu circonstancié de toutes les actions entreprises, lequel est fermement attendu dès la fin de cette édition du pèlerinage.










































































































































































































































































