Face à la déclaration d’urgence sanitaire par l’OMS et le CDC Afrique, le Dr MANAOUDA Malachie sonne la mobilisation pour prémunir le pays contre une éventuelle importation du virus.
Bien qu’aucun cas de virus Ebola n’ait été enregistré à ce jour au Cameroun, la vigilance est maximale. Par un communiqué officiel daté du 22 mai 2026, le Ministre de la Santé Publique, le Dr MANAOUDA Malachie, a annoncé le déploiement immédiat de mesures d’urgence de préparation. Cette décision fait suite aux déclarations de l’OMS et du CDC Afrique, élevant la menace au rang d’« Urgence de Santé Publique de Portée Internationale » et d’« Urgence de Santé Publique de Securité Continentale ».
Une létalité élevée et des risques réels
Le niveau d’urgence se justifie par une létalité très élevée du virus, de l’ordre de 30 à 50 %, et les risques accrus liés aux échanges internationaux. Ebola est une zoonose transmise à l’homme par les animaux sauvages, notamment les chauves-souris frugivores et les primates. La transmission interhumaine survient par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne malade ou décédée, ainsi que par la manipulation d’objets contaminés ou lors de rites funéraires. La maladie se manifeste par une fièvre élevée d’apparition brutale, une fatigue intense, des céphalées, des douleurs musculaires, des vomissements et des diarrhées. Dans ses formes graves, des signes hémorragiques apparaissent comme les saignements de nez ou de gencives, la présence de sang dans les selles ainsi qu’une rougeur des yeux.
Un plan de riposte global
Pour optimiser la préparation du pays, le ministre a prescrit un ensemble de mesures rigoureuses. Le plan prévoit la mise en alerte du Centre de Coordination des Opérations d’Urgence de Santé Publique ainsi que le renforcement de la surveillance épidémiologique, axée sur la détection des fièvres hémorragiques dans les formations sanitaires, les communautés et aux portes d’entrée du pays. De plus, les structures de santé sont mobilisées pour la prise en charge des cas à travers l’aménagement d’espaces dédiés, l’utilisation d’équipements de protection individuelle et un triage rigoureux des malades. Enfin, les autorités accentuent la communication et la sensibilisation au sein des communautés tout en évaluant continuellement les capacités de réponse du Cameroun, en collaboration avec les autres administrations via l’approche multisectorielle « Une seule santé ».
Appel à la vigilance et numéro vert
Le ministre recommande vivement de respecter les mesures d’hygiène permettant de limiter la propagation, notamment le lavage fréquent des mains à l’eau et au savon. Il est formellement conseillé d’éviter le contact direct avec toute personne malade ou décédée présentant les signes de la maladie, ainsi que d’éviter la consommation d’animaux sauvages trouvés morts ou malades. Dès l’apparition des symptômes, il faut se rendre immédiatement dans la formation sanitaire la plus proche, car une prise en charge précoce augmente considérablement les chances de guérison. Pour toute information supplémentaire ou pour signaler une situation suspecte, le ministère invite le public à appeler gratuitement le numéro vert 1510.










































































































































































































































































