Un bac à ordures posé devant le “centre éducatif Tyrannus” dans le sixième arrondissement de la ville de Yaoundé, au quartier Biyem-Assi-Lac expose les apprenants et même les populations aux maladies hydriques.
« On est habitué. On vit avec », tels sont les propos que tiennent les personnes qui côtoient le dépôt d’ordures au quartier Biyem-Assi lac. À quelques mètres du marché Acacias, non loin d’un pont, un bac à ordures de la société Hygiène et salubrité du Cameroun (Hysacam) est placé en bordure de route ; faisant de ce lieu un dépôt d’ordures ménagères. Dans ce dépôt, des personnes trient les déchets plastiques ou la ferraille pour vendre. Autour de capharnaüm se trouvent un café, une boutique de vente de médicaments, des boutiques de ventes de vêtements…et la liste est loin d’être exhaustive.
Tout ce beau monde exposé aux maladies semble impuissant face au danger : « Évidemment ça dérange vu que nous sommes juste devant le bac. Il arrive parfois que les odeurs nous compliquent la vie. Ça nous met vraiment mal à l’aise. On a même mal aux narines à force de respirer l’air d’ici. On s’accroche juste à l’idée selon laquelle ” l’homme noir ne meurt pas de saleté”. Mais sérieusement ça nous rend malade, surtout quand le bac fait des semaines sans être vidé », confie Fabrice, tenancier d’un café non loin du bac à ordures. Les personnes qui mènent leur activité autour de ce dépôt d’ordures ne sont pas les seules à être exposées. Il est pratiquement collé à la barrière du “centre éducatif Tyrannus“. Une école maternelle et primaire, dans le sixième arrondissement de la ville de Yaoundé, au quartier Biyem-Assi-Lac. Au regard de la négligence et l’agitation dont les enfants font preuve, la probabilité qu’ils s’approchent, pour prendre un objet ayant attiré leur attention, est enlevée; surtout pour ceux des élèves qui ne se font pas accompagner à l’école par un parent.
Une école cohabite avec les immondices
Le danger étant énorme, l’établissement scolaire en question a pris des mesures à son niveau pour protéger les élèves : « la poubelle nous pose un véritable problème. Nous avons construit la barrière parce les eaux provenant de ces ordures entraient dans l’école. Nous avons eu peur que les enfants ne soient infectés. À un moment nous avons fait appel à la communauté urbaine pour que le bac soit déplacé, je ne sais pas où se trouve la procédure », renseigne un responsable de cette école. « Cette poubelle a toujours été un problème pour nous. Normalement, la poubelle ne doit être placée ni devant une école, ni devant un hôpital, ni à côté des maisons d’habitation », ajoute-t-elle.
Ce dépôt d’ordures qui expose les riverains et les élèves aux maladies, notamment les maladies hydriques, vient s’ajouter au site d’écoulement des égouts pour faire de ce quartier une décharge des maladies à Yaoundé VI. En rappel, juste à quelques mètres de ce bac se trouve une conduite de canalisation bouchée et dont l’ouverture extérieure déverse la matière fécale sur la route. « Sur le plan sanitaire, ces populations sont exposées aux maladies hydriques et aux maladies du péril fécales. On peut citer L’hépatite A est une maladie à transmission fécale. Idem pour le choléra. Les aliments n’ont pas besoin de toucher ces produits de défécation pour être souillés. Nous sommes dans un milieu où il y a beaucoup d’insectes qui sont souvent responsables de la contamination des aliments que nous consommons. Il suffit qu’une mouche se pose sur ces matières fécales et va également se poser sur ces produits », affirme le Dr. Tony Nnane. Au moment où le Cameroun est en état d’alerte en ce qui concerne le choléra, il est temps que les dispositions soient prises pour préserver la santé des habitants de ce quartier en particulier et de la ville en général.
Kévine NGOMWO (Stg)












































































































































































































































































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