Pour ses 20 ans, La Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar (FAPBM), lance la 3e édition de « Médias #PourLesAiresProtégées » : 4 lauréats recevront chacun environ 870 USD (4 millions MGA), avec mentorat, pour raconter les aires protégées comme source de vie et de développement à Madagascar.
La Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar (FAPBM), en partenariat avec le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement – Madagascar (REMAPSEN – Mada) et Malagasy Brand Communication (MBC), a officiellement lancé la troisième édition du concours de bourse de reportage « Médias #PourLesAiresProtégées ». L’événement s’est récemment tenu lors d’un déjeuner de presse à Antananarivo.
L’édition 2025 coïncide avec le 20e anniversaire de la FAPBM, soulignant deux décennies d’engagement pour la conservation durable des ressources naturelles malgaches. Le concours vise à soutenir les journalistes dans la production de reportages de qualité, en mettant l’accent sur les enjeux de conservation, le rôle des aires protégées, les communautés locales, les acteurs de terrain et les impacts concrets des actions pour la biodiversité.
Les aires protégées, bien plus que des espaces naturels, fournissent des services écosystémiques essentiels : conservation de la biodiversité unique de Madagascar (avec un taux d’endémisme de 80 %), source d’eau potable, soutien à l’agriculture, fourniture de produits de la pêche, développement du tourisme, régulation climatique, et préservation des services culturels comme les sites sacrés, les productions audiovisuelles et la recherche scientifique.
Fort des retours positifs des deux éditions précédentes, riches en témoignages et récits inspirants, le thème de cette année est « 20 ans de financement des aires protégées à Madagascar : une source de vie et de développement pour les communautés ». Des nouveautés renforcent l’impact : quatre lauréats au lieu de trois, une bourse de 4 000 000 MGA(870 USD )par lauréat, et un programme de mentorat avec quatre mentors issus du paysage médiatique malgache pour un accompagnement en transfert de compétences et amélioration des productions journalistiques.
Cette opportunité permet aux journalistes de valoriser la diversité exceptionnelle des aires protégées, de sensibiliser décideurs et public, et de souligner leur rôle dans la préservation du patrimoine naturel et le bien-être des communautés. Le concours est ouvert à tous les journalistes sur le territoire national, avec une priorité pour ceux en province. Les critères d’éligibilité incluent : être journaliste malgache ou étranger résidant à Madagascar, maîtriser le malgache et/ou le français, présenter un engagement formel d’un média pour publier ou diffuser le reportage, et ne pas avoir été lauréat des éditions précédentes.
L’évaluation repose sur six critères : originalité du sujet en lien avec le thème, style de rédaction et technique journalistique, niveau de langue (français ou malgache), clarté du texte, qualité du pitch (accroche et concision), et force de persuasion (présentation orale du projet lors de la délibération après sélection de dossier).
La FAPBM invite les journalistes passionnés par la conservation et le développement durable à participer. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 11 février 2026, avec détails sur www.fapbm.org/appel-doffres/.
À propos des partenaires :
FAPBM : Créée en 2005, cette fondation fiduciaire privée contribue au financement durable du Système d’Aires Protégées de Madagascar (SAPM), à la conservation de la biodiversité, au maintien des services écosystémiques, au bien-être des populations et à la lutte contre le changement climatique. En 2025, elle finance 70 des 123 aires protégées.
REMAPSEN Madagascar : Opérationnel depuis novembre 2021, ce réseau rassemble une quarantaine de journalistes engagés dans la promotion de la santé et de l’environnement. Il mobilise les médias pour inciter à des comportements favorables.
Malagasy Brand Communication (MBC) : Agence créée en 2022, spécialisée en communication responsable pour le développement durable, consulting, conseils en image, formations en Communication pour le Développement (C4D), monitoring médias, RSE, et fourniture de supports. Elle collabore avec institutions, ONG et entreprises.
Réaction
« Si la forêt se réduit, nous manquerons d’air pur »

Actuellement, 75 aires protégées (AP) sont appuyées par la FAPBM, parmi lesquelles 12 ne peuvent être choisies pour cette troisième édition. Ceci est dû au fait que les journalistes ont déjà couvert ces sites lors des deux éditions précédentes. Compte tenu du lien entre ces réserves naturelles et la communauté de base ou VOI, nous comprenons que ces territoires protégés, ainsi que leur faune et leur flore, nécessitent une préservation et une protection par l’homme.
Les VOI qui résident près de ces AP sont mentionnés dans les reportages, car les enquêtes prévues pour cette troisième édition visent à éclairer sur les enjeux auxquels ces communautés font face dans la préservation et la protection de la biodiversité au sein de leurs AP.
Pour cette année, le thème retenu est : « 20 ans de financement des aires protégées à Madagascar : un vecteur de vie et de progrès pour les communautés ». Parce que, 2025 consacre les 20 ans de financement des AP par la FAPBM. Si la superficie forestière diminue, cela a des conséquences directes à Antananarivo, notamment en termes de délestage. En effet, si la forêt se réduit, nous manquerons d’air pur.
Interview
« C’est la deuxième fois que le REMAPSEN Madagascar s’associe à ce programme de bourses »

Comment ce partenariat avec la FAPBM pour le concours « Médias #PourLesAiresProtégées » s’inscrit-il dans votre mission d’inciter la population à adopter des comportements favorables à la préservation de la biodiversité ?
Notre structure rassemble des journalistes investis dans la sauvegarde de l’environnement. Notre objectif n’est pas uniquement de rédiger des articles, mais de stimuler la population à adopter des actions favorables à la sauvegarde de la biodiversité. Par ailleurs, nos destinataires incluent des décideurs politiques. Grâce à cette subvention de reportage, les journalistes primés sont en mesure de produire des reportages de haute qualité qui exposent au grand jour les vérités concernant les aires protégées. Ils permettent également à tous les acteurs concernés d’observer comment ils peuvent intervenir face aux pressions exercées sur nos aires protégées et notre biodiversité.
Le concours met l’accent sur la participation des journalistes résidant en province. Comment le REMAPSEN encourage-t-il ces professionnels à soumettre des projets ?
Nous utilisons notre page « Remapsen Mada » pour partager des informations sur ce concours. Nos membres ont rédigé des articles de presse afin que tous les journalistes de Madagascar soient informés de ce projet. Mais avant cela, une conférence de presse a été organisée lors du lancement de ce concours de bourses de reportage. De nombreux journalistes spécialisés dans les questions environnementales ont participé à cet événement. Une association de journalistes spécialisés dans l’environnement était également présente à la conférence. En termes de défis, je pense que la conception des dossiers de candidature est le principal enjeu. Les journalistes ne sont généralement pas impliqués dans la rédaction des dossiers, mais Remapsen peut les aider si nous recevons des demandes à cet égard.
Les critères d’évaluation incluent l’originalité du sujet, le style journalistique et la force de persuasion. Pouvez-vous partager des retours des éditions précédentes ?
C’est la deuxième fois que le « REMAPSEN Madagascar » s’associe à ce programme de bourses. Lors de la session précédente, quatre des six lauréats étaient membres du REMAPSEN. Ils ont remporté la première et la deuxième place. Les projets ont été présentés lors d’un événement appelé « avant-première », auquel ont assisté des représentants de différents ministères (environnement, etc.). Les lauréats ont eu l’occasion de faire part aux invités de leurs préoccupations concernant les pressions exercées sur la biodiversité de Madagascar. Ils ont pu adresser des messages de sensibilisation aux autorités présentes à l’« avant-première ». Pour cette édition, le thème du concours est « la communauté », les rapports porteront donc principalement sur les membres de la communauté locale.
Mireille Siapje












































































































































































































































































Comments are closed