Chirurgie endoscopique et gynécologique : les professionnels de la santé en conclave au Chracerh

Le Centre de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine Paul et Chantal Biya (Chracerh) accueille depuis ce lundi 20 juin 2022, des ateliers pratiques et des sessions d’échanges sur la reproduction humaine. C’est dans le cadre du Workshop de chirurgie endoscopique en gynécologie qui se tient jusqu’au 1er juillet 2022 à Yaoundé.  Cet autre atelier vise à former les étudiants en médecine, gynécologues, infirmiers et autres auxiliaires de santé venus toucher du doigt les réalités d’une technique que l’on dit révolutionnaire. Le workshop en question sera sanctionné par la délivrance des diplômes universitaires en chirurgie endoscopiques et gynécologique par l’Administrateur Directeur général du Chracerh, Pr. Jean Marie Kasia.

Des ateliers pratiques et des sessions d’échanges se tiennent au Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine de Yaoundé, du 20 juin au 1er juillet 2022. Etudiants en médecine, internes, gynécologues, infirmiers et autres auxiliaires de santé sont venus toucher du doigt les réalités d’une technique que l’on dit révolutionnaire. A la manœuvre, de grands maîtres de différentes compétences venus de plusieurs pays. Pour cette première journée, des cas pratiques sur vidéo sont diffusés, accompagnés des explications des spécialistes sus évoqués. Ces derniers partagent leurs connaissances et transmettent leur savoir-faire aux nombreux apprenants qui ont pris place dans l’amphithéâtre de cette formation hospitalière.

Pour cette autre session de formation dont l’objectif reste le même à savoir former les étudiants en médecine et spécialistes en chirurgie endoscopique, il est question d’opérer sept à huit cas par jour. C’est pour les familiariser avec les techniques de chirurgie mini évasives qui est une chirurgie pas trop délabrante comme la chirurgie classique. Il faut penser à la formation de ceux qui vont prendre le relais demain. Concrètement, les méandres de la laparoscopie, technique chirurgicale à ventre fermé, sont expliqués aux participants. Sur les vidéos, l’on voit les médecins user des voies génitales basses de leurs patientes pour détacher minutieusement les organes malades et les retirer du corps. Il s’agit entre autres de myomectomie (ablation des myomes), d’hystérectomie (ablation de l’utérus), de l’ovariectomie (ablation des ovaires), de la salpingectomie (ablation des trompes), ou des opérations de prise en charge des adhérences en gynécologie obstétrique. Pour ce faire, des instruments de pointe miniaturisés, dont un endoscope, sont introduits par les voies génitales.

Au cours de ces différentes séances qui se déroulent jusqu’au 1 juillet prochain, ce sont plus de 80 participants qui sont soumis à plusieurs exercices techniques utilisées par la gynécologie du futur. « Puisque nous avons un problème de transfert de technologie en Afrique, nous voulons profiter de l’expertise de grands pays du monde pour préparer la relève. Demain se prépare aujourd’hui. Il est question de traduire la vision du couple présidentiel dans la résolution de tous les problèmes gynécologiques. Celle-ci prend en compte toutes les trois grandes étapes de la vie d’une femme que sont la puberté, l’âge de reproduction et la ménopause », explique le Pr. Jean Marie Kasia.

Les yeux rivés sur un écran, le chirurgien découpe les excroissances par petits morceaux avant de les faire sortir du corps de la patiente. Grâce aux équipements les plus récents, les gestes sont précis. Après cette première journée consacrée à la théorie, ce jour sera essentiellement marqué par le traitement de cas pratiques. Selon les sommités scientifiques réunies cette semaine à Yaoundé, la chirurgie endoscopique est ce qui se fait de mieux actuellement dans la prise en charge des pathologies de la sphère gynécologie.

 Dans cette même logique, il s’agit également pour ces experts de redonner confiance aux médecins locaux qui en général doutent de leur savoir-faire. « Il est aussi question d’offrir un panel de solutions de la plus simple à la plus compliquée aux gynécologues pour parer aux multiples problèmes de santé de reproduction », conclut le Pr. Jean Marie Kasia. Un travail plein de dévotion qui donne du sourire aux femmes.

Elvis Serge NSAA

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